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Anamosa

 

Le projet des éditions Anamosa est d’explorer les champs de la société et de l’histoire en valorisant la recherche ou la création de modes de narration à la fois savants et populaires. L’idée maîtresse est de promouvoir les sciences humaines, qui, loin du jargon, sont un outil nécessaire pour comprendre le monde et le changer. Anamosa se veut également un espace d’expériences pour le récit, la fabrication, l’illustration. Anamosa signifie, chez les Sauks, tribu amérindienne : "Tu marches avec moi". Et il s’agit bien de cela : marcher et suivre une ligne ensemble grâce aux livres, avec les auteurs, avec les libraires et tous les professionnels du livre, avec les lecteurs.

 

Du sexisme dans le sport, Béatrice Barbusse

Ecrit par Jean Durry , le Vendredi, 02 Décembre 2016. , dans Anamosa, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres, Histoire

Du sexisme dans le sport, octobre 2016, 263 pages, 17,90 € . Ecrivain(s): Béatrice Barbusse Edition: Anamosa

 

Le sexisme : « une attitude qui consiste à avoir des comportements discriminants, c’est-à-dire à séparer et distinguer les individus selon leur sexe et à installer une hiérarchie entre les deux sexes ». Dans cette étude aussi intelligente qu’argumentée, Béatrice Barbusse entend combattre le sexisme sportif et […] lutter contre les inégalités et les discriminations qui vont avec ». Ce combat, elle a tous les titres pour le mener : agrégée en Sciences économiques et sociales, maître(sse) de conférences à l’Université Paris-Est Créteil, ainsi que handballeuse de bon niveau, devenue en 2007 présidente d’un Club masculin professionnel, l’U.S. Ivry, et la seule femme dans cette position, de 2008 à 2012, d’où une connaissance intime des préjugés d’incompétence et d’insuffisance, de l’invisibilité dans des assemblées d’hommes, des fines plaisanteries à répétition ; ce qui ne l’a pas empêchée d’accéder à l’heure actuelle à la Présidence du Conseil d’administration du Centre National du Développement du Sport (CNDS), poste stratégique.

Débordements, sombres histoires de football 1938-2016, Olivier Villepreux, Samy Mouhoubi & Frédéric Bernard

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Jeudi, 19 Mai 2016. , dans Anamosa, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Histoire

Débordements, sombres histoires de football 1938-2016, avril 2016. 270 p. 17,50€ . Ecrivain(s): Olivier Villepreux, Samy Mouhoubi & Frédéric Bernard Edition: Anamosa

 

13 histoires. Au football on aurait pu penser 11 mais les auteurs de ce livre ont dû y ajouter l’arbitre et le public, qui jouent un rôle souvent capital et dans le jeu et dans les « sombres » histoires qui constituent ce recueil. Sombres est le moins qui se puisse dire de la plupart des récits rapportés ici. Certains très connus de tous (au moins par ouïe-dire, comme le « Calciopoli » (*1) de 2006 qui vaudra à La Juventus de Turin – et à d’autres clubs italiens – des sanctions graves et le purgatoire de la relégation). D’autres bien connues des footeux seuls, comme les magouilles autour de la coupe du monde 1978 en Argentine, où le gouvernement putschiste de Videla n’entendait pas que « sa » coupe échappe aux Albicélestes(*2). Et d’autres enfin, méconnues de tous (ou presque) comme la trajectoire brillante et funeste du joueur soviétique Eduard Streltsov, ou la sinistre histoire d’Alexandre Villaplana, premier capitaine d’une équipe de France sélectionnée en coupe du monde (en Uruguay 1930), et qui finira fusillé pour collaboration avec l’ennemi :

Le Louvre insolent, Cécile Baron et François Ferrier

Ecrit par Yan Lespoux , le Samedi, 19 Mars 2016. , dans Anamosa, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Arts

Le Louvre insolent, Cécile Baron et François Ferrier, mars 2016, 128 pages, 16,50 € Edition: Anamosa

 

 

Nouvelle venue dans le domaine des sciences humaines, la jeune maison d’édition Anamosa ouvre ses publications avec un ouvrage hybride et irrévérencieux à la croisée des chemins entre le guide muséologique et l’histoire des arts.

Ce que proposent là Cécile Baron et François Ferrier, c’est ni plus ni moins que de visiter le musée du Louvre autrement et, tant qu’à faire, en se marrant un peu. Si les trois chapitres qui structurent le livre sont on ne peut plus classiques (Écoles du Nord, École française, Écoles italienne et espagnole), les titres qui accompagnent chaque œuvre étudiée sont bien plus évocateurs : Gym Tonic, La main au panier, La croisière s’amuse… autant d’accroches qui donnent le ton d’un ouvrage décalé mais toujours érudit.