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Le Cherche-Midi

Le Cherche midi éditeur (ou Le Cherche midi) est une maison d'édition française fondée en 1978 par Philippe Héraclès et Jean Orizet, dans une librairie de la rue du Cherche-Midi, à Paris.

Sa production est axée sur un choix précis de thématiques : documents, littérature française et étrangère, poésie, humour, livres pratiques et beaux livres.

En 2005, la maison d'édition comptait 27 salariés, 10 directeurs de collection, des collaborateurs extérieurs et un rythme de publication de 120 titres par an ; elle fut rachetée en avril par le groupe d'édition Editis puis en 2008 par le groupe Planeta.

En 1991, avec le concours de la société Schering et sous le Haut patronage du Ministère de l'Agriculture, le Cherche midi a créé le prix littéraire sur manuscrits Olivier de Serres. En 2005, et dans le même esprit, est lancé le prix Terra, du nom de la collection créée en 1991, destiné à récompenser les meilleurs ouvrages inédits traitant « de l'agriculture, de l'alimentation et des territoires ».

 


Carnaval, Ray Celestin

Ecrit par Didier Smal , le Jeudi, 21 Mai 2015. , dans Le Cherche-Midi, Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, Iles britanniques, Roman

Carnaval, mai 2015, traduit de l’anglais par Jean Szlamowicz, 493 pages, 16,99 € . Ecrivain(s): Ray Celestin Edition: Le Cherche-Midi

 

Proposition de formule d’accroche : Une machine narrative imparable, au rythme soutenu mais pas essoufflant, qui voit plusieurs faisceaux d’enquête partir d’une série de meurtres horribles dans la Nouvelle-Orléans de 1919.

Assez étonnamment, Ray Celestin est un auteur anglais, qui vit à Londres ; assez étonnamment parce que son premier roman, Carnaval (The Axeman’s Jazz en anglais, titre plus en rapport avec l’histoire racontée – mais il est vrai que Le Jazz de l’Homme à la Hache, c’est plus difficile à vendre en français que Carnaval), est entièrement situé à la Nouvelle-Orléans en mai 1919, en plein milieu d’une vague de meurtres horribles historiquement avérés et juste avant un ouragan dont les conséquences ne sont pas sans rappeler celles de Katrina, et fait état d’une érudition assez conséquente sur la ville. Moins étonnamment, Celestin a écrit des scripts pour la télévision et le cinéma ; Carnaval est effectivement rythmé comme une machine cinématographique ou télévisuelle imparable – on imaginerait volontiers HBO en faire une mini-série très efficace en se contentant quasi de transposer le roman en scénario.

Les chiens du Seigneur, Histoire d’une chasse aux sorcières, Roger Bevand

Ecrit par Cathy Garcia , le Lundi, 11 Mai 2015. , dans Le Cherche-Midi, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, Histoire

Les chiens du Seigneur, Histoire d’une chasse aux sorcières, janvier 2015, 368 pages, 16,80 € . Ecrivain(s): Roger Bevand Edition: Le Cherche-Midi

 

Roger Bevand nous place ici dans la peau de Jehan Gremper, un jeune clerc du diocèse de Constance, qui va accompagner et soutenir le prêtre inquisiteur Henry Institoris, dans la guerre aussi enragée qu’exaltée, que ce dernier a déclarée aux hérétiques maléficiers. Si le récit lui-même du jeune notaire est une fiction, Henry Institoris, « ce dominicain était bien un authentique chasseur de sorcières, qui sévissait à la fin du XVe s. aux confins du Saint Empire romain germanique. Et c’est pour avoir été le principal rédacteur du Marteau des Sorcières qu’il est surtout resté dans l’Histoire ».

Jehan Gremper a lui aussi existé, mais on ne sait pratiquement rien de lui si ce n’est que « son nom et sa fonction sont explicitement mentionnés dans la Bulle apostolique du pape Innocent VIII datée du 5 décembre 1484 », la Summis desiderantes affectibus (Désireux d’ardeur suprême), une [Bulle de sérieuse mise en garde contre la sorcellerie, donnant tous pouvoirs aux inquisiteurs Henry Institoris (de son vrai nom Heinrich Kramer) et Jacob Sprenger, pour l’éradiquer, texte qu’on pourra retrouver en intégralité en fin d’ouvrage.

El Dorado, Robert Juan-Cantavella

Ecrit par Marc Ossorguine , le Mardi, 17 Mars 2015. , dans Le Cherche-Midi, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, Espagne

El Dorado, novembre 2014, traduit de l’espagnol par Isabelle Gugnon (El dorado, 2008), 446 pages, 24,15 € . Ecrivain(s): Robert Juan-Cantavella Edition: Le Cherche-Midi

 

Ce que je veux dire, c’est que ce que je fais, ça, c’est difficile. Décrire la réalité, la vérité, ce qui se déroule sous mes yeux.

(…) Parce que, dites… ne nous y trompons pas, on a tous eu un jour envie de s’éclater, de gober ce mensonge, comme quoi il ne se passe rien et tout est contrôlable avec de la volonté, n’est-ce pas ?

(…) Une absurdité n’est pas toujours une connerie. Bien souvent, c’est même le contraire. Parfois les vérités sont modelées à partir du mensonge (…)

(…) Quand les montagnes russes et les piscines d’eau chaude seront fermées, il ne restera plus qu’eux, des centaines de ces énormes immeubles composées comme un sinistre Rubik’s cube de milliers d’appartements conçus sur le même modèle, dans six couleurs différentes au choix. Et à l’intérieur il y aura des milliers de gens.

(…) Comment redresser une bonne fois pour toutes ce monde qui ne devrait pas exister tel qu’il est. Diantre ! L’œuf ou la poule, qui est apparu en premier ?

Journal et autres carnets inédits, Georges Brassens

Ecrit par Frédéric Aribit , le Mardi, 02 Décembre 2014. , dans Le Cherche-Midi, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Biographie, Récits

Journal et autres carnets inédits, octobre 2014, préface de Francis Cabrel, avant-propos de Jean-Michel Boris, octobre 2014, 335 pages, 18,50 € . Ecrivain(s): Georges Brassens Edition: Le Cherche-Midi

 

 

Ce journal, ces carnets, on pouvait les voir en 2011, lors de la grande expo Brassens organisée à la Cité de la Musique. Émouvante écriture sur de simples cahiers d’écolier, précieux manuscrits façon vide-poche, réunissant pêle-mêle des textes en travail, des bribes de poèmes, des bons mots, des notes personnelles… Georges Brassens en avait longtemps poursuivi la pratique, mais capricieusement, au hasard de ses envies, sans l’assiduité des bons élèves qui s’y seraient astreints. De 1946 à 1953 d’abord, un premier journal des années de jeunesse, intitulé Le vent des marécages. De 1953 à 1955 ensuite, trois agendas griffonnés. De 1963 à 1981 enfin et surtout, ce fameux Journal que la mort interrompt.

300 mots, Richard Montanari

Ecrit par Pauline Fouillet , le Mardi, 18 Novembre 2014. , dans Le Cherche-Midi, Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, USA, Roman

300 mots, août 2014, traduit par Marion Tissot, 394 pages, 19 € . Ecrivain(s): Richard Montanari Edition: Le Cherche-Midi

 

Une série de meurtres d’une extrême violence. Une police qui semble dépassée et qui met du temps à comprendre l’existence d’un lien entre eux. Un journaliste qui lui, l’a comprit et qui voit alors le coup de pouce du destin au relancement de sa carrière.

Voici le nouveau roman de Montanari, dont la presse ne tarit pas d’éloges. Le rythme est rapide d’autant que les chapitres sont courts et polyphoniques. Nous suivons tour à tour Nick, le journaliste-enquêteur, le meurtrier fou et la future victime.

Bien que les détails des meurtres soient assez sordides et les scènes, fortes, le lecteur reste tout de même sur sa faim, le suspense et le tempo étant assez traînants. Ce premier qui avait espéré un bon thriller (comme promis par la maison d’édition) se trouve donc un peu déçu de n’être qu’en face d’un polar. D’ailleurs, le personnage principal n’aide pas à un meilleur avis, celui-ci se montrant mou et d’un charisme discutable.