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Albin Michel

Les éditions Albin Michel sont une maison d'édition française indépendante, fondée en 1900 par Albin Michel et dirigée par Francis Esménard.

Abondamment présentes à chaque rentrée littéraire, les éditions Albin Michel font confiance aussi bien à des auteurs débutants que confirmés. Depuis 1992, Albin Michel publie environ 450 nouveautés par an (pour 100 en 1967). Pas une année ne s'est écoulée sans qu'un auteur figure parmi les meilleures ventes annuelles de l'édition française.

 


La musique des illusions, Jean-Marc Moura

Ecrit par Zone Critique , le Vendredi, 23 Janvier 2015. , dans Albin Michel, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

La musique des illusions, mai 2014, 384 pages, 20,90 € . Ecrivain(s): Jean-Marc Moura Edition: Albin Michel

La cause littéraire vous présente aujourd'hui un nouvel article de son partenaire Zone Critique

 

Zone Critique revient sur le dernier roman de l’auteur d’Une légende de Bangkok, Jean-Marc Moura. A travers le récit de Franceska, jeune fille capable de chanter tous les sons du monde, La musique des illusions interroge la tension entre progrès et conservatisme.

La musique des illusions nous offre le récit de la vie de Franceska, jeune fille dotée d’une oreille absolue, et d’une capacité de reproduction sans limites, sauf peut-être celle du dernier souffle avant la mort. Elle chante tous les sons du monde : « Lentement, avec des soins infinis, elle fit résonner la vibration de l’espoir en une vie merveilleuse, le désir premier, immémorial, de se noyer dans la lumière éternelle. Sa voix gagnait en légèreté, s’envola par-dessus la foule, tournoyant sous la voûte. Personne ne s’y trompait, celle qui pouvait chanter ainsi s’adressait aux anges ». Elle, pleine d’envie de progrès et de compréhension face au monde et aux sciences, est confrontée dans sa campagne de la fin du dix-neuvième siècle à un conservatisme religieux incarné par le prêtre Alexis Cavelle.

J’aimais mieux quand c’était toi, Véronique Olmi

Ecrit par Laurence Biava , le Vendredi, 09 Janvier 2015. , dans Albin Michel, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

J’aimais mieux quand c’était toi, janvier 2015, 134 pages, 15 € . Ecrivain(s): Véronique Olmi Edition: Albin Michel

 

Le livre débute sur une scène extérieure : la narratrice est assise sur un banc gare de l’Est. Il doit s’agir d’une nuit d’errance. Pourquoi ? On ne le sait pas encore. La femme livre un monologue intérieur, et on la retrouvera souvent, cette femme, en train de déanmbuler dans Paris, qui souhaite bousculer le jour. De ce banc de la gare jusqu’au théâtre, Nelly –elle est comédienne – mène quelques questionnements existentiels, forme de préludes oraux au texte de Pirandello qu’elle s’applique à répéter avant de l’interpréter sur scène. Le lecteur suit les périgrénations extérieures et intimes de l’héroïne, entrée en fusion avec son texte. En effet, la femme et la comédienne semblent se confondre. Qui parle de souffrir encore ? La mater dolorosa de Pirandello ou Nelly, la mère de famille aux assauts de culpabilité pour ses deux fils ? Le livre offre en permanence deux niveaux de lecture intéressants et fort bien maîtrisés. Le style est très relevé. Très écrit.

Et toujours le même rituel qui conduit Nelly derrière le rideau rouge, sur la scène lumineuse du théâtre où elle se fond dans le décor des Six personnages en quête d’auteur… Jusqu’au fameux soir où elle reconnaît au cinquième rang l’homme dont la seule présence parvient à déstabiliser son jeu. Saisie d’un vertige, l’actrice s’affaisse et quitte la scène. Et le livre bascule aussi.

Le Fils, Philipp Meyer

Ecrit par Yan Lespoux , le Mercredi, 10 Décembre 2014. , dans Albin Michel, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman

Le Fils (The Son), septembre 2014, traduit de l’anglais (USA) par Sarah Gurcel, 673 pages, 23,50 € . Ecrivain(s): Philipp Meyer Edition: Albin Michel

 

Le mythe du Grand Roman Américain fait depuis longtemps courir les apprentis écrivains (américains, cela va de soi) et peut-être plus encore les critiques, prompts à dégainer l’expression pour la transformer en un superlatif censé montrer à quel point le romancier a su peindre l’âme américaine. Le fils, de Philipp Meyer, n’y échappe pas. C’est d’ailleurs écrit sur la couverture de l’édition française sous la plume d’un chroniqueur du Washington Post qui a toutefois la prudence d’utiliser un article indéfini. « Un grand roman américain » lit-on donc. Sans doute en l’occurrence ce journaliste a-t-il vu juste, d’ailleurs. Car si Le fils n’est certainement pas Le Grand Roman Américain, il est bel et bien un grand roman sur l’Amérique. Mais pas sur n’importe quelle Amérique. Sur celle des vainqueurs, les perdants étant destinés aux oubliettes de l’Histoire.

Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas, Souvenirs, Paul Veyne (2ème article publié)

Ecrit par Sophie Galabru , le Jeudi, 27 Novembre 2014. , dans Albin Michel, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits

Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas, Souvenirs, septembre 2014, 260 p. 19,50 € . Ecrivain(s): Paul Veyne Edition: Albin Michel

 

Ensemble de souvenirs disparates, mêlant les anecdotes comme les passages importants de sa vie, des analyses des religions, du parti communiste, de la Rome antique, d’amour, d’alpinisme, Paul Veyne parle comme il l’entend de tout ce qu’il souhaite partager. Si l’homme du présent explique celui du passé, nous découvrons qu’il sait rejoindre l’éternité dans le plaisir du savoir ou des extases de l’amour. Drôle, lucide et excentrique, passionné, nous comprenons peu à peu le titre de ces mémoires.

L’auteur prévient dès la première page : « Ce livre n’est pas de l’autofiction et n’a aucune ambition littéraire, c’est un document social et humain à l’usage des curieux ». Pourquoi ainsi qualifier ses souvenirs ? L’historien ne se contente pas de s’observer, mais de se comprendre à l’aune du contexte historique et social qu’il a traversé. Non seulement a-t-il vécu des évènements historiques tels que l’Occupation qui marquera radicalement l’enfant et l’adulte qu’il devient, mais il put avoir la chance de rencontrer d’aussi grandes figures que René Char ou Michel Foucault dont il veut témoigner.

Première neige sur le mont Fuji, Yasunari Kawabata

Ecrit par Zone Critique , le Mercredi, 26 Novembre 2014. , dans Albin Michel, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Nouvelles, Japon

Première neige sur le mont Fuji, Traduction de Cécile Sakai, septembre 2014 . Ecrivain(s): Yasunari Kawabata Edition: Albin Michel

 

La cause littéraire vous présente aujourd'hui un nouvel article de son partenaire Zone Critique

 

Après avoir traduit en français une majeure partie des textes du prix Nobel japonais Yasunari Kawabata, les éditions Albin Michel proposent un recueil de six courtes nouvelles écrites entre 1952 et 1960: Première neige sur le mont Fuji. L’occasion de découvrir le patrimoine littéraire d’un auteur encore (trop) peu connu en France.

Que celui-ci décide de nous parler d’un couple retrouvé, de la pluie qui tombe, des ginkgos dénudés ou encore d’un parfum féminin inoubliable, Première neige sur le mont Fujinous parle avant tout de son auteur. Sous le canevas romanesque nous discernons sans effort les thèmes récurrents de l’œuvre de l’écrivain japonais.

L’univers sensuel esquissé dans « La jeune fille et son odeur » et dans « Première neige sur le mont Fuji » n’est en effet pas sans rappeler celui des Belles endormies où le vieil Eguchi, dans une atmosphère onirique propice à la sensualité, voit des sensations et des souvenirs affluer à la faveur d’odeurs corporelles.