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Albin Michel

Les éditions Albin Michel sont une maison d'édition française indépendante, fondée en 1900 par Albin Michel et dirigée par Francis Esménard.

Abondamment présentes à chaque rentrée littéraire, les éditions Albin Michel font confiance aussi bien à des auteurs débutants que confirmés. Depuis 1992, Albin Michel publie environ 450 nouveautés par an (pour 100 en 1967). Pas une année ne s'est écoulée sans qu'un auteur figure parmi les meilleures ventes annuelles de l'édition française.

 


Cinq éloges de l’épreuve, Collectif

Ecrit par Christian Massé , le Mercredi, 25 Mars 2015. , dans Albin Michel, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

Edition: Albin Michel

 

La violence des ruptures, le tragique de la condition humaine, la douleur des larmes, les solitudes et l’épreuve du manque : cinq écrivaines en font l’éloge, accordées au fait que toute épreuve existe pour être traversée, car porteuse de l’espérance d’une issue possible.

Sylvie Germain revisite la Genèse : la création du monde résulte d’un chaos primitif, d’un brisement cosmique heurté par un souffle et une voix. Voici le néant fécondé. L’homme naît d’un arrachement : Dieu le forme à partir de la glaise, lui insuffle une haleine de vie. La femme naît de sa côte. Voilà l’homme et la femme. Mais le couple sera expulsé de l’Éden. Sylvie Germain : Depuis le commencement, n’est fécond que ce qui est en mouvement, en élan de désir. Est bon ce qui est source, flux et circulation de vie… La fracture des tables par Moïse va pourfendre la compacité des mots, libérer la parole de la pétrification. Durant l’Exode, Moïse campe sous une tente comme son peuple nomade à l’écart du camp. Il la nomme tente du rendez-vous ! Sylvie Germain nous dit notre capacité à devenir la tente de Moïse. Seule façon d’accepter de sortir de soi-même, de se tenir à découvert – dans le nu de sa finitude, le vif de l’écoute… et de l’accueil.

Le merveilleux Dodu-velu-petit, Beatrice Alemagna

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 04 Mars 2015. , dans Albin Michel, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

Le merveilleux Dodu-velu-petit, novembre 2014, 40 pages, 15,90 € . Ecrivain(s): Beatrice Alemagna Edition: Albin Michel

 

Eddie a cinq ans et demi. Une bouille extra et un certain manque d’estime de soi. Elle pense qu’elle ne sait rien faire. Alors lorsqu’elle entend sa sœur dire « anniversaire-maman-dodu-velu-petit », elle réagit aussitôt et décide de trouver elle aussi un cadeau d’exception.

Voici comment débute la quête touchante, rocambolesque et merveilleuse d’Eddie à la recherche du mystérieux cadeau. Parcourant tout le quartier, s’enquérant auprès de chaque commerçant au sujet du Dodu-velu-petit, elle fait preuve de détermination et de courage. Mais malheureusement les adultes ne comprennent pas de quoi il s’agit : des dodus-velus ? un touffu-velu ? une doudoune-velue ? Pour consoler la fillette, ils lui offrent de petites choses : une brioche, un vieux timbre ou un bouton de nacre. Or, que peut bien faire Eddie avec tout cela, elle qui cherche le fameux dodu-velu-petit, sans savoir cependant à quoi ressemble cette chose ?

La musique des illusions, Jean-Marc Moura

Ecrit par Zone Critique , le Vendredi, 23 Janvier 2015. , dans Albin Michel, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

La musique des illusions, mai 2014, 384 pages, 20,90 € . Ecrivain(s): Jean-Marc Moura Edition: Albin Michel

La cause littéraire vous présente aujourd'hui un nouvel article de son partenaire Zone Critique

 

Zone Critique revient sur le dernier roman de l’auteur d’Une légende de Bangkok, Jean-Marc Moura. A travers le récit de Franceska, jeune fille capable de chanter tous les sons du monde, La musique des illusions interroge la tension entre progrès et conservatisme.

La musique des illusions nous offre le récit de la vie de Franceska, jeune fille dotée d’une oreille absolue, et d’une capacité de reproduction sans limites, sauf peut-être celle du dernier souffle avant la mort. Elle chante tous les sons du monde : « Lentement, avec des soins infinis, elle fit résonner la vibration de l’espoir en une vie merveilleuse, le désir premier, immémorial, de se noyer dans la lumière éternelle. Sa voix gagnait en légèreté, s’envola par-dessus la foule, tournoyant sous la voûte. Personne ne s’y trompait, celle qui pouvait chanter ainsi s’adressait aux anges ». Elle, pleine d’envie de progrès et de compréhension face au monde et aux sciences, est confrontée dans sa campagne de la fin du dix-neuvième siècle à un conservatisme religieux incarné par le prêtre Alexis Cavelle.

Le Fils, Philipp Meyer

Ecrit par Yan Lespoux , le Mercredi, 10 Décembre 2014. , dans Albin Michel, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman

Le Fils (The Son), septembre 2014, traduit de l’anglais (USA) par Sarah Gurcel, 673 pages, 23,50 € . Ecrivain(s): Philipp Meyer Edition: Albin Michel

 

Le mythe du Grand Roman Américain fait depuis longtemps courir les apprentis écrivains (américains, cela va de soi) et peut-être plus encore les critiques, prompts à dégainer l’expression pour la transformer en un superlatif censé montrer à quel point le romancier a su peindre l’âme américaine. Le fils, de Philipp Meyer, n’y échappe pas. C’est d’ailleurs écrit sur la couverture de l’édition française sous la plume d’un chroniqueur du Washington Post qui a toutefois la prudence d’utiliser un article indéfini. « Un grand roman américain » lit-on donc. Sans doute en l’occurrence ce journaliste a-t-il vu juste, d’ailleurs. Car si Le fils n’est certainement pas Le Grand Roman Américain, il est bel et bien un grand roman sur l’Amérique. Mais pas sur n’importe quelle Amérique. Sur celle des vainqueurs, les perdants étant destinés aux oubliettes de l’Histoire.

Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas, Souvenirs, Paul Veyne (2ème article publié)

Ecrit par Sophie Galabru , le Jeudi, 27 Novembre 2014. , dans Albin Michel, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits

Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas, Souvenirs, septembre 2014, 260 p. 19,50 € . Ecrivain(s): Paul Veyne Edition: Albin Michel

 

Ensemble de souvenirs disparates, mêlant les anecdotes comme les passages importants de sa vie, des analyses des religions, du parti communiste, de la Rome antique, d’amour, d’alpinisme, Paul Veyne parle comme il l’entend de tout ce qu’il souhaite partager. Si l’homme du présent explique celui du passé, nous découvrons qu’il sait rejoindre l’éternité dans le plaisir du savoir ou des extases de l’amour. Drôle, lucide et excentrique, passionné, nous comprenons peu à peu le titre de ces mémoires.

L’auteur prévient dès la première page : « Ce livre n’est pas de l’autofiction et n’a aucune ambition littéraire, c’est un document social et humain à l’usage des curieux ». Pourquoi ainsi qualifier ses souvenirs ? L’historien ne se contente pas de s’observer, mais de se comprendre à l’aune du contexte historique et social qu’il a traversé. Non seulement a-t-il vécu des évènements historiques tels que l’Occupation qui marquera radicalement l’enfant et l’adulte qu’il devient, mais il put avoir la chance de rencontrer d’aussi grandes figures que René Char ou Michel Foucault dont il veut témoigner.