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Séguier


Les éditions Séguier ont leur siège rue Séguier à Paris. Le nom de la société est en hommage à l'académicien Pierre Séguier.

Cet éditeur, spécialisé dans les essais, documents, beaux livres, notamment une collection consacrée au cinéma et au théâtre, a été racheté, en 1997, par les Éditions Atlantica, puis cédé en 2012 à de nouveaux propriétaires. Le siège des éditions Séguier est maintenu au 3 rue Séguier au cœur de Saint-Germain.

Frédéric Mitterrand a rejoint les éditions Séguier en qualité de conseiller éditorial en 2013. Cette maison d'édition se spécialise plus que jamais dans ses thèmes forts historiques (théâtrecinémaphotographie, écrits sur l'artmusique).


Le Cavalier de la Nuit, Robert Penn Warren (par Patryck Froissart)

Ecrit par Patryck Froissart , le Mercredi, 25 Mai 2022. , dans Séguier, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman, En Vitrine, Cette semaine

Le Cavalier de la Nuit, février 2022, traduit anglais (USA) Michel Mohrt, 607 pages, 22 € . Ecrivain(s): Robert Penn Warren Edition: Séguier

 

En introduction à l’analyse très documentée et fort éclairante qu’il a consacrée en préface à ce sombre roman « de bruit et de fureur », Hubert Prolongeau écrit ceci :

« Sans doute est-il difficile d’exister à côté de la sainte Trinité des lettres américaines de l’entre-deux-guerres : William Faulkner, John Steinbeck, Ernest Hemingway… Tout au plus aperçoit-on dans leur ombre F. Scott Fitzgerald ou John Dos Passos. Robert Penn Warren n’a même pas eu cette chance, bien qu’il soit, de tous, celui qui affiche aux Etats-Unis le palmarès le plus éblouissant : trois prix Pulitzer (performance rarissime) ».

Dès les premières pages du Cavalier de la Nuit on se rend compte qu’on pénètre en effet dans l’univers romanesque d’un maître du genre, et on se met à évoluer dans une atmosphère qui fait immédiatement penser à celle des Raisins de la colère.

Le Cavalier de la nuit, Robert Penn Warren (par Catherine Dutigny)

Ecrit par Catherine Dutigny/Elsa , le Mercredi, 09 Février 2022. , dans Séguier, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman, En Vitrine, Cette semaine

Le Cavalier de la nuit, Robert Penn Warren, février 2022, trad. anglais (USA) Michel Mohrt, 608 pages, 22 € . Ecrivain(s): Robert Penn Warren Edition: Séguier

 

L’origine du roman

Robert Penn Warren avait 34 ans lorsque son premier roman Night Rider (traduit et publié en France en 1951 sous le titre Le Cavalier de la nuit) fut publié en 1939 aux États-Unis. Né dans la ville de Guthrie au Kentucky, un Etat du Sud au surnom évocateur de Bluegrass state, pour ses vallées agricoles prospères, ses riches pâturages et ses plantations de tabac, il rejoint au début des années 1930 d’anciens condisciples écrivains de l’Université Vanderbilt pour fonder un groupe littéraire aux références agrariennes : les Southern Agrarians.

Des précisions biographiques qui éclairent le choix par Robert Penn Warren d’un épisode particulièrement douloureux de la vie des planteurs de tabac du Kentucky au tout début du XXème siècle, qui va servir de trame historique à son roman. C’est en effet dans les années 1904-1909 que les Etats du Kentucky et du Tennessee, premiers fournisseurs mondiaux de tabac noir, connurent une période de troubles civils et de violences, plus connue sous le nom de Black Patch Tobacco Wars.

Bâiller devant Dieu, Journal, 1999-2010, Iñaki Uriarte (par Philippe Chauché)

Ecrit par Philippe Chauché , le Vendredi, 17 Janvier 2020. , dans Séguier, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres, Espagne

Bâiller devant Dieu, Journal, 1999-2010, Iñaki Uriarte, octobre 2019, préface Frédéric Schiffter, trad. espagnol Carlos Pardo, 292 pages, 21 € Edition: Séguier

 

« L’autre soir, au dîner, j’ai semé le trouble. En affirmant que la grossièreté et l’incompétence de nombre de journalistes des pages culture ne seraient jamais admises au sein de la rubrique sportive du journal. Personne ne peut faire un papier sur un match de football sans y avoir assisté. Il serait immédiatement démasqué ».

Bâiller devant Dieu est le journal grinçant et amusé d’un moraliste qui ne prend rien très au sérieux, sauf Borges, son chat, et les plages de Benidorm. Iñaki Uriarte est un expert en étude de lui-même, qui sait que pour bien écrire, il faut bien se connaître. Il se fréquente, s’examine, se traque, de sa plage, de son lit ou d’un fauteuil où il sommeille, explore ses réactions et ses humeurs. Il n’est donc pas surprenant qu’il fréquente avec assiduité Montaigne, son maître en introspection : « Toute la gloire, que je prétends de ma vie, c’est de l’avoir vécue tranquille ».

Monsieur Amérique, Nicolas Chemla (par Yann Suty)

Ecrit par Yann Suty , le Mercredi, 16 Octobre 2019. , dans Séguier, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Biographie, Roman

Monsieur Amérique, Nicolas Chemla, janvier 2019, 610 pages, 22 € Edition: Séguier

 

 

Les garçons aiment jouer à qui a la plus grosse. Dès la cour de récréation, le concours commence. Les garçons ont aussi de l’imagination. Ils appliquent ce jeu à des tas de disciplines. Les garçons aiment bien jouer à qui est le plus fort. Dès la cour de récréation, ils commencent à se bagarrer. Les garçons peuvent aussi jouer en même temps à qui a la plus grosse et qui est le plus fort. Et pour combiner les deux, qu’y a-t-il de mieux qu’un concours de bodybuilding ?

Monsieur Amérique se présente comme un roman biographique. C’est donc une biographie, en l’occurrence celle du bodybuilder américain Mike Mentzer, et en même temps une réinvention de sa vie, une re-création. A partir d’éléments réels, la fiction s’impose ou la fiction tente de sublimer le réel, de lui donner plus de muscle.

Journées perdues, Frédéric Schiffter

Ecrit par Arnaud Genon , le Mercredi, 13 Décembre 2017. , dans Séguier, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

Journées perdues, octobre 2017, 200 pages, 21 € . Ecrivain(s): Frédéric Schiffter Edition: Séguier

 

Les vertus de l’ennui

Penseur mélancolique, écrivain, philosophe surfeur cultivant dandysme et détachement du monde (mais ne l’appelez pas philosophe, il déteste ça), Frédéric Schiffter s’est notamment fait remarquer pour sa Philosophie sentimentale (Flammarion, Prix Décembre 2010) et son émouvant On ne meurt pas de chagrin (Flammarion, prix Rive Gauche 2016). Lorsque Jean Le Gall, directeur des éditions Séguier, lui proposa lors d’une après-midi d’août 2016 d’écrire sur « l’art de s’ennuyer à Biarritz », le livre était déjà presque terminé… En effet, quoi de mieux pour évoquer son ennui que de « rendre compte de [s]es journées vouées à regarder le temps passer », c’est-à-dire de donner à lire les pages de son journal intime ? Rien… Ces Journées perdues se présentent ainsi comme les notes tenues par l’auteur du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2016.