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Jean-Claude Lattès

Les éditions Jean-Claude Lattès (JC Lattès) sont une maison d'édition française appartenant au groupe Hachette Livre et dont le siège social se situe au 17 rue Jacob à Paris (6e).

 


La maison des sept femmes, Leticia Wierzchowski

Ecrit par Victoire NGuyen , le Samedi, 23 Novembre 2013. , dans Jean-Claude Lattès, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Amérique Latine, Roman

La maison des sept femmes, traduit du portugais (Brésil) par Danielle Schramm, 2013, 538 pages, 22 € . Ecrivain(s): Leticia Wierzchowski Edition: Jean-Claude Lattès

 

 

La longue attente des femmes


En 1835, un conflit éclate dans la région du Rio Grande. Le sujet de discorde s’avère être la nouvelle taxe sur le charque, viande salée et séchée très prisée dans la cuisine de tout le Brésil. « La Révolution farroupilha éclate le 19 septembre 1835 dans le Continent de Sao Pedro du Rio Grande. Les révolutionnaires exigent le départ immédiat du gouvernement de la province, Fernandes Braga, et une nouvelle politique pour le charque national lourdement taxé par le Gouvernement impérial représenté par le Régent, alors qu’en même temps on réduit ses tarifs d’exportation et que l’on augmente le prix du sel, indispensable au processus de salaison, donc à la fabrication du charque ». La famille de Bento Gonçalves fête le nouvel an 1836 avec appréhension car elle sait que les hommes vont partir pour un long moment à la guerre et que beaucoup d’entre eux ne reviendront sûrement pas.

Le don du roi, Rose Tremain

Ecrit par Patryck Froissart , le Vendredi, 04 Octobre 2013. , dans Jean-Claude Lattès, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Le Don du Roi (Restoration), traduit de l’anglais par Gérard Clémence, juin 2013, 430 p. 22 € . Ecrivain(s): Rose Tremain Edition: Jean-Claude Lattès

 

Grandeur et décadence…

Après avoir été contraint à l’exil cependant que l’Angleterre était gouvernée par le républicain Cromwell, Charles II monte sur le trône en 1660. C’est la Restauration (d’où le titre anglais du roman), époque de plaisirs en tous genres à la Cour anglaise.

De passage chez son gantier Merivel, Charles remarque le fils du modeste artisan, Robert, qui veut devenir chirurgien.

Quelques années plus tard, Robert est admis dans le cercle des « amis » du roi et, devenu l’un de ses bouffons, partage la vie insouciante du palais, jusqu’au jour où le monarque, contraint de mettre de l’ordre dans le partage de ses nuits entre ses multiples maîtresses, le marie, après l’avoir anobli, avec l’une de ses favorites, Celia, qu’il veut éloigner provisoirement de la Cour. Le couple reçoit dans sa corbeille de noces la belle propriété de Bidnold, dans le Norfolk, dont il doit faire sa résidence officielle.

Quand nous étions révolutionnaires, Roberto Ampuero

Ecrit par Stéphane Bret , le Samedi, 14 Septembre 2013. , dans Jean-Claude Lattès, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Amérique Latine, Roman, La rentrée littéraire

Quand nous étions révolutionnaires, Traduit de l’espagnol (Chili) par Anne Plantagenet, 4 septembre 2013, 492 pages, 22,90 € . Ecrivain(s): Roberto Ampuero Edition: Jean-Claude Lattès

 

Voilà un roman qui ne manquera pas de surprendre : le récit à peine romancé de la vie d’un jeune militant chilien ébloui dans sa jeunesse par l’idéal révolutionnaire, qui est nommé le Chilien tout au long du roman, ou camarade, amigo, selon les interlocuteurs. Nous sommes dans les années 70, peu après le putsch du 11 septembre qui a provoqué le renversement du Président Salvador Allende, leader de l’Unité Populaire au Chili.

Le Chilien quitte son pays, en proie à une répression cruelle et s’installe en Allemagne de l’Est où il rencontre Margarita Cienfuegos, jeune étudiante. L’idylle serait parfaite si le Chilien n’apprenait, au hasard de ses contacts et entrevues dans les milieux diplomatiques et militants, que cette jeune femme est la fille d’un des caciques du régime castriste et qu’il traîne derrière lui un passé très chargé : il a été procureur de la République à Cuba, a fait condamner et fusiller à ce titre beaucoup de « contre-révolutionnaires ».

180 jours, Isabelle Sorente

Ecrit par Fabrice del Dingo , le Jeudi, 12 Septembre 2013. , dans Jean-Claude Lattès, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

180 jours, 4 septembre 2013, 460 pages, 20 € . Ecrivain(s): Isabelle Sorente Edition: Jean-Claude Lattès

 

A l’ombre des jeunes truies en pleurs


Autant ne pas utiliser de vaines périphrases : disons d’emblée que 180 jours est un roman magistral.

Il est construit de main de maître et, de la scène de tachycardie nocturne qui l’ouvre jusqu’à son dénouement, il tient le lecteur en haleine.

Martin, le narrateur, est un quadragénaire a priori normal (il a dû voter Hollande) mais on découvre au fil du récit qu’il a vécu une enfance et une adolescence torturées. De longues années de souffre-douleur ont engendré des troubles du sommeil mais il vit une belle histoire d’amour avec Elsa, une journaliste épatante « celle que la rédaction dépêchait auprès des gens intelligents pour leur faire cracher le morceau ». Mais, hélas, « l’optimisme n’est pas une maladie sexuellement transmissible. Puisque Elsa souriait dans son sommeil et que je sursautais ».

Le soleil à mes pieds, Delphine Bertholon

Ecrit par Patryck Froissart , le Vendredi, 06 Septembre 2013. , dans Jean-Claude Lattès, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

Le soleil à mes pieds, 21 août 2013, 187 pages, 16 € . Ecrivain(s): Delphine Bertholon Edition: Jean-Claude Lattès

 

Deux sœurs, la grande et la petite…

Aujourd’hui, la petite est la plus grande des deux. Grande, très grande. […]. La grande, elle, est minuscule.

Elles ont grandi ensemble, comme des sœurs normales.

Elles ont vécu ensemble, mais cela n’était plus dans la normalité, des jours et des jours durant, près du cadavre de leur mère, cloîtrées dans leur appartement, et puis, une fois découverte l’horreur de cette macabre situation, ont été placées dans le même foyer jusqu’à leur majorité.

La majeure partie du roman, à l’exception de retours ponctuels sur le passé, se déroule alors que la petite vient d’avoir 22 ans.

La grande et la petite sont névrotiques.