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Créé en 1962 sous le nom de Presses Pocket, Pocket est un éditeur généraliste de littérature au format poche dont les collections couvrent tous les genres de la fiction et de la non-fiction.


Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra

Ecrit par Stéphane Bret , le Vendredi, 12 Octobre 2012. , dans Pocket, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Bassin méditerranéen, Roman, Pays arabes

Ce que le jour doit à la nuit, 2009, 441 p. 7,60 € . Ecrivain(s): Yasmina Khadra Edition: Pocket

 

Qu’est-ce qui détermine la vie d’un homme ? Sa condition sociale, ses origines, ses antécédents culturels, son enfance ? Sans céder jamais à un schématisme facile, Yasmina Khadra nous invite dans ce roman à une double traversée : celle du destin de Younes Mahieddine, jeune algérien vivant dans un village, misérable, nommé Jenane Jato, dans les années trente, et celui de son pays : l’Algérie.

Ce personnage, dont la maison familiale a brûlé, et dont le père s’éloigne de sa famille pour des raisons tant matérielles que morales, est confié à son oncle, un musulman éclairé, progressiste vivant avec une européenne, Germaine, gérante d’une pharmacie à Rio Salado, dans les environs d’Oran. Après avoir découvert la misère dans son village d’origine, l’analphabétisme, la discrimination sociale, toujours présente en filigrane dans le roman, il se frotte au milieu des colons européens ; y découvre l’amitié de certains personnages, André, Fabrice, Jean-Christophe, tous épris du désir de vivre follement leur jeunesse et de profiter de la vie, malgré les nuages qui s’amoncellent sur l’Algérie coloniale.

Je n'ai pas dansé depuis longtemps, Hugo Boris

, le Jeudi, 29 Décembre 2011. , dans Pocket, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Je n’ai pas dansé depuis longtemps, Belfond, janvier 2010, 392 p. 20 € ; Pocket, août 2011, 7,40 € . Ecrivain(s): Hugo Boris Edition: Pocket

Ivan est un cosmonaute envoyé en orbite pour 400 jours, à l’époque de Gorbatchev puis d’Eltsine. Il est médecin, et voyage avec Nikolaï et Viktor. Il réalise sur eux comme sur lui des prélèvements. Très vite, il les croit ligués contre lui. La paranoïa enfle, dopée par l’absence de la femme et des enfants d’Ivan. A mesure que sa peau part en lambeaux, l’apesanteur ayant cette action sur l’épiderme, Ivan voit sa sensibilité croître, sa susceptibilité aussi.

Et il connaît les statistiques : le risque d’y rester est de 7,5%.

Hugo Boris a une écriture froide qui colle à l’ambiance soviétique du roman.

Ici, dans l’espace, comme dans tout lieu clos, les sentiments sont exacerbés. Et l’auteur dissèque les comportements humains, dans cette station où chaque geste prend une signification précise et des proportions démesurées.

Peu à peu, le ton se réchauffe, le cœur l’emporte sur la froideur. Dans ce huis clos original, le suspens grandit à mesure que les jours (les pages) défilent, pour une dernière partie explosive.

Là-haut, le soleil se lève et se couche seize fois par jour.