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Les Dossiers

Panorama de la littérature en Moldavie de nos jours (2) - Entretien avec Aliona Grati, critique littéraire de Moldavie

Ecrit par Maria Augustina Hâncu , le Lundi, 14 Novembre 2016. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

Dans quelle mesure ces sujets sociaux peuvent rendre nos écrivains intéressants, attractifs pour le public occidental ?

 

Maintenant je vais faire abstraction de la poésie qui, en vertu du modèle, participe peu aux phénomènes extra-littéraires, même si les poètes de notre espace géographique et culturel n’ont pu que rarement s’en éloigner, et je vais faire référence au roman. Ce genre est en règle générale plus porté sur la vérité sociale et politique. On aime croire que depuis 1991 jusqu’à aujourd’hui le roman roumain de Moldavie a réussi à dire quelque chose d’essentiel sur la condition humaine et que, libérés par les blocages idéologiques de la période soviétique ou bien encouragés par l’ouverture vers le modèle européen, nos écrivains ont offert à ceux des autres cultures et littératures qui sont intéressés un matériel pertinent qui décrit l’expérience, les traumatismes spirituels que les Moldaves ont subis sous le régime totalitaire. Les vérités désagréables sur une humanité agressée par un régime diabolique distinguent nos écrivains et avantagent leur encrage dans l’horizon de l’époque, préfiguré en ce sens par Aleksandr Soljeniţin, Alexandr Zinoviev, Milan Kundera, Ismail Kadare, Czeslaw Miłosz, Adam Michnik, etc.

Rencontre avec l’écrivain éditeur Arnaud Le Vac, par Philippe Chauché

Ecrit par Philippe Chauché , le Mercredi, 09 Novembre 2016. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

Arnaud Le Vac croit aux affinités électives, il sème à tout va, une manière de vivre poétiquement, autrement dit des lettres d’écrivains, des poèmes, des photos, des reproductions de toiles et de dessins : – Prenez, et jetez au vent. Arnaud Le Vac met en musique Le sac du semeur, une revue numérique et imprimée, que l’on découvre parfois sur la table d’un café parisien, et que chaque lecteur peut imprimer pour l’offrir au vent, pour dit-il réinventer dans la continuité de la vie et du langage notre rapport entre la poésie et la vie.

La Cause Littéraire : Commençons par le début, si vous le voulez bien, pourquoi ce désir d’une nouvelle revue ? Vous faites d’ailleurs référence à celles qui ont marqué le « paysage » poétique français, Dada et la Révolution Surréaliste, nous pourrions y ajouter Tel quel, l’Infini, Ligne de Risque, Sprezzatura, Les Cahiers de Tinbad, vous vous sentez une certaine parenté avec ces dernières ?

Panorama de la littérature en Moldavie de nos jours (1) - Entretien avec Aliona Grati, critique littéraire de Moldavie

Ecrit par Maria Augustina Hâncu , le Mercredi, 02 Novembre 2016. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

 

Interview avec Aliona Grati, critique littéraire de Moldavie, réalisé par la poète Maria Augustina Hâncu, Moldavie-France

 

 

Maria Augustina Hâncu : Chère Madame Aliona Grati, vous êtes un historien littéraire ainsi qu’un critique littéraire très connecté au processus littéraire contemporain et qui a des prises de position. De même, vous signez périodiquement des chroniques sur les nouveaux livres parus. Pourriez-vous me dire dans quelle mesure la littérature a-t-elle un impact quelconque sur la société moldave actuelle ?

Une fille et un flingue, Entretien avec Ollivier Pourriol, par Sophie Galabru

Ecrit par Sophie Galabru , le Jeudi, 20 Octobre 2016. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

Ollivier Pourriol est philosophe et écrivain. Dès 2001 on le découvre comme romancier avec Mephisto valse, suivi de deux autres romans – Le Peintre au couteau en 2005, Polaroïde en 2006 – et en 2013 par une comédie sur l’univers de Canal+ intitulée On/Off. En août 2016, il publie son dernier livre, Une fille et un flingue, aux Editions Stock. On y découvre l’histoire des jeunes frères Koulechov, étudiants en cinéma, un peu voyous, un peu rêveurs, désireux de devenir eux aussi des noms du cinéma français. Pour y arriver, ils vont concevoir leur film comme on organise un hold-up, avec la complicité involontaire de Catherine D.

 

Sophie Galabru : Une fille et un flingue, ou Catherine Deneuve et un braquage, c’est ce qui suffit aux frères Koulechov pour concrétiser leur film. Est-ce l’histoire d’un amour pour le cinéma français ou d’une imposture ? Que veulent-ils au fond ? réaliser un film ou devenir célèbres ?

Entretien avec Marie Renault, fondatrice et directrice des éditions Macha Publishing

Ecrit par Laurent Bettoni , le Vendredi, 30 Septembre 2016. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

Depuis 2009, Marie Renault dirige une société de packaging qui réalise et développe des livres et des magazines pour le compte de grands groupes éditoriaux, et principalement orientée vers l’Europe de l’Est et la Russie. Entourée de son équipe d’auteurs, de graphistes et de traducteurs, tous aussi passionnés qu’elle, elle officie encore aujourd’hui très largement dans ce domaine d’activité, car il s’agit pour elle d’une source dans laquelle elle puise des échanges enrichissants et nécessaires qui lui permettent de donner vie à des projets passionnants sur les sujets les plus variés. Mais en 2015, elle a décidé de créer sa propre maison d’édition, Macha Publishing. Un tel acte de bravoure, par les temps qui courent, méritait que l’on s’y intéresse.

 

La Cause littéraire : Marie Renault, qu’est-ce qui vous a conduit à lancer Macha Publishing, pour vous frotter à l’édition pure ?