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Côté écrans

David Lynch, Twin Peaks, The Return, par Matthieu Gosztola

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 09 Novembre 2017. , dans Côté écrans, Les Chroniques, La Une CED

David Lynch, via la troisième saison de sa mythique série, dilatant et le temps* (en témoignent les si nombreuses répétitions, l’ineffable longueur de certains plans…) et l’espace (expliquer en quoi, serait déflorer l’inconnu), nous invite à vivre – grâce à cette forme d’immersion que provoquent la bande-image et la bande-son – une expérience, dans une forme de lâcher-prise, et non à être dans la position d’un spectateur recomposant patiemment, épisode après épisode, un savant puzzle.

Lynch nous invite, avec les moyens (relativement innombrables) que lui offre la série, à renoncer au désir de comprendre. À ce grand, profond désir qui nous anime, face à toute narration, serait-elle éclatée. Dévoyant, d’expérimentale manière, le précepte en germe dans Mulholland Drive (qui devait déjà être, à la base, une série) comme quoi une clé présentée comme signe, comme indice, devrait immanquablement, en ouvrant quelque chose, dénouer un mystère (alors qu’il s’agit bien plutôt de façonner le mystère).

Jusque dans l’horreur, la série est (et l’usage des synonymes est, ici, de rigueur) grotesque, bizarre, insolite, déroutante, fantasque, fantastique, drôle, abrupte, comique, farfelue, changeante, déconcertante, monstrueuse, bizarroïde, amusante, anormale, étonnante, abracadabrante, baroque, loufoque, belle, dérangée, biscornue, brindezingue, insensée, cocasse, hallucinée, curieuse, déséquilibrée, excentrique, extravagante, fêlée, fantaisiste.

La Grande Bellezza : Quand la nostalgie se pétrit dans le regard au loin

Ecrit par Nassim Achour , le Mercredi, 06 Janvier 2016. , dans Côté écrans, Les Chroniques, La Une CED

 

« Quand je suis arrivé à Rome à 26 ans, je me suis précipité assez tôt, sans presque m’en rendre compte, dans ce que l’on peut définir comme le tourbillon des mondanités. Je ne voulais pas être simplement un mondain, je voulais devenir le roi des mondains, et j’y suis parvenu. Je ne voulais pas seulement participer aux soirées, je voulais avoir le pouvoir de les gâcher ».

Jep Gambardella

Il y a des œuvres en cette époque – la plupart même – portées sur le médiocre, le fastidieux, sur l’inutile. Une œuvre n’est-elle pas faite inutilement et pour rien pensons-nous ? Certainement. Toutefois, ce qui reste agréable dans l’inutile de bonne qualité, c’est la capacité à rompre le blet pour rajeunir le teint sur fond de sourire intérieur. La beauté jointe à l’éclat provoque un sentiment, et le fait sortir de son terreau pour le donner en spectacle au corps. De même qu’une œuvre écrite comme le pensaient Bataille et Barthes, une œuvre cinématographique se doit aussi d’être érotique, érotique en ce qu’elle raconte, érotique en ce qu’elle suscite.

Rohmer en poèmes (24) Pauline à la plage

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Lundi, 05 Octobre 2015. , dans Côté écrans, Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

Pauline avec son livre,

A l’écart,

Très précisément à l’écart,

C’est-à-dire restée près des autres,

Tout près,

Juste un pas de côté,

Un pas de côté que fait la chaise (avec son osier),

La chaise qu’elle a choisie

Pour s’asseoir.

Rohmer en poèmes (23) Le Beau Mariage

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mercredi, 23 Septembre 2015. , dans Côté écrans, Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

 

 

 

 

 

 

Avant d’avouer, sincère : « c’est tout à fait

ce que je cherchais », il se confie, tendre :

 

Je ne suis pas du tout

Collectionneur

Rohmer en poèmes (19) Die Marquise von O…

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mardi, 18 Août 2015. , dans Côté écrans, Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

 

 

 

 

 

Ma sœur,

sur ordre

de mon

père,


je