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Côté écrans

Rohmer en poèmes (6) - La Carrière de Suzanne

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 13 Mars 2015. , dans Côté écrans, Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

Il y a une surboum chez P.

De toute façon, je n’irai pas.

Pourquoi ?

Comme ça.

Le style, ce n’est pas ça

 

Le style

Que fait vivre

La voix off

Rohmer en poèmes (5) La Boulangère de Monceau

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 05 Mars 2015. , dans Côté écrans, Ecriture, La Une CED

Être poussé à la hardiesse

Mais avoir le trac

 

Un trac

Impossible

 

Vas-y, tente ta chance !

Comment, je vais pas l’aborder !

Pourquoi pas ? On ne sait jamais !

J’voudrais savoir !

Rohmer en poèmes (4) Le Signe du Lion

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 28 Février 2015. , dans Côté écrans, Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

Une envolée d’oiseaux

Donne sa visibilité

 

Au mouvement

Des cloches de la cathédrale

Dans la beauté

 

Paris

Et la Seine

Sont des personnages

Étranges et beaux

Rohmer en poèmes (1) - Charlotte et son steak

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mercredi, 04 Février 2015. , dans Côté écrans, Ecriture, La Une CED

 

 

Vous savez que je n’aime pas les comparaisons…

 

L’affairement calme

La précision des gestes domestiques

 

Je voudrais être mort pour que vous pensiez à moi.

J’y penserais encore moins !

 

L’absence

A l’intérieur de soi

Interstellar de Christopher Nolan : une réflexion sur les potentialités de la prière ?

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 01 Novembre 2014. , dans Côté écrans, Les Dossiers, La Une CED

Il y a dans Interstellar – le nouveau film de Christopher Nolan dont la première date de sortie est le 4 novembre, à Londres –, un moment fascinant. Et terriblement anodin. Mais c’est justement parce que ce moment n’a l’air de rien qu’il se révèle être si fascinant. Car il contient, à lui seul, une magnifique réflexion sur la prière que développe l’ensemble du film (et nous n’en dirons pas davantage, pour ne rien révéler de son contenu). Ce moment se passe au début. Et immédiatement passe, semblant fait pour être oublié. Dans la chambre de Murphy, il s’est produit quelque chose. Quelque chose d’étrange. De la poussière est répandue à terre, en un dessin d’une incompréhensible précision. Murphy regarde le spectacle. Son père (interprété par Matthew McConaughey) aussi. Ils sont immobiles. Il s’agit de comprendre. Le père prendra un cahier, un crayon, et la présence du cahier comme la façon qu’aura Matthew McConaughey d’incarner ses mains, dans leurs mouvements les plus imperceptibles, feront le lien avec la première saison de la série True Detective. Clin d’œil voulu de l’acteur ? Sans doute. Mais il est vrai que le soin absolu qu’a McConaughey envers la précision des mouvements de ses mains (dans leurs nuances et l’infime auquel ils donnent voix), pour porter son jeu, est l’une des caractéristiques de son travail, lequel soin est bien évidemment à mettre en relation avec la manière – stupéfiante – qu’il a de donner corps, sans recherche d’effet, et toujours avec une douceur folle, à la moindre inflexion de sa voix (voilà pourquoi regarder Interstellar en version française serait une hérésie).