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Chroniques régulières

D’Images et de bulles (7) : Sherlock Fox 1 Le Chasseur, Du Yu, Jean-David Morva

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 21 Août 2014. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Sherlock Fox 1 Le Chasseur, Du Yu, Jean-David Morvan, Ed. Glénat, mars 2014, 64 pages, 14,95 €

 

À la croisée entre Blacksad et les récits de Conan Doyle, voici Sherlock Fox, un nouveau héros enquêteur dans un univers animalier des plus inquiétants. Fox est un incorruptible ; il dirige avec poigne et flegme le commissariat dont il est responsable. Pas de docteur Watson à ses côtés, ni d’acolyte sympathique, Sherlock Fox travaille en solo et son véritable nom est Ney Quitsou.

Dans la bourgade en pleine campagne où œuvre Fox, vit une communauté animalière aux mœurs surprenantes et aux principes bien arrêtés : tous les habitants sont devenus végétariens, la sexualité à visée de reproduction a été limitée. Le commissaire règle une première affaire avec détermination et talent, mettant en prison l’un des membres influents de la ville.

Les écrivains judéo-algériens

Ecrit par Amin Zaoui , le Lundi, 18 Août 2014. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

En ces jours funestes où les haines et les guerres sacrées très sales sont devenues la culture quotidienne, banale, dans le monde arabo-musulman, et afin de lever tout amalgame politico-culturel, j’évoque la littérature judéo-algérienne d’expression française.

Si l’école judéo-algérienne de musique est considérablement connue, par le large public comme par les spécialistes, la littérature judéo-algérienne, quant à elle, demeure totalement méconnue ou tabou.

Le monde de la culture artistique connaît assez bien les génies de la musique et de la chanson à l’image de cheikh Raymond, Reinette l’Oranaise, Lili Labassi, Blond-Blond, Salim Halali, José de Suza, Lili Boniche, René Perez, Maurice El-Medioni, et j’en passe. Une école judéo-algérienne qui a marqué l’histoire de la musique algérienne jusqu’à nos jours.

De l’autre côté, la société littéraire et les gens du livre algériens ne savent rien ou peu de chose sur les écrivains judéo-algériens, à l’image de :

Un air de liberté (10) - Le Couvent des Minimes à Mane

Ecrit par Valérie Debieux , le Mercredi, 02 Juillet 2014. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Le Couvent des Minimes à Mane (Alpes-de Haute-Provence) ou sur les traces du Père Louis Feuillée, mathématicien, astronome, géographe et botaniste de Sa Majesté le Roi Louis XIV

 

« Le Père Feuillée naquit le 15 août à Mane en 1660. […] Très jeune, ses parents, de pauvres cultivateurs, le placèrent comme portier au couvent des Minimes de cette ville. Ce couvent, fondé en 1602 par Melchior de Janson, comptait alors parmi ses moines plusieurs érudits et son rayonnement intellectuel s’étendait sur toute la région. Le Père Feuillée rapporte dans son Journal qu’il avait eu depuis sa plus tendre enfance une inclination naturelle pour les mathématiques, et que, dès l’âge de dix ans, il s’était aperçu que le mouvement de la lune, d’orient en occident, était beaucoup plus rapide que celui des autres planètes dont il observait les différentes situations à l’égard des étoiles fixes. Les supérieurs du jeune Feuillée encouragèrent ces exceptionnelles dispositions et, après lui avoir enseigné le latin, l’envoyèrent poursuivre ses études au couvent des Minimes de Marseille afin qu’il pût étudier les mathématiques et l’astronomie pour lesquelles il manifestait tant d’aptitudes.

D’Images et de bulles (6) - La Nuit Mac Orlan, Le Gouëfflec et Bria

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Vendredi, 27 Juin 2014. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

La Nuit Mac Orlan, Le Gouëfflec et Briac, Sixto, mai 2014, 56 pages, 15,90 €

 

L’œuvre de Mac Orlan a déjà donné lieu à plusieurs belles adaptations en bande dessinée : À bord de l’Etoile Matutine par Riff Reb’s, Roi Rose de David B. ou La Cavalière Elsa par Jean Cubaud notamment. Les auteurs de La Nuit Mac Orlan ont fait le choix courageux d’imaginer une intrigue originale, nous plongeant au cœur de l’univers de l’écrivain, à travers ses lieux et ses thèmes de prédilection. À la fois hommage et création, cet ouvrage révèle toute la modernité d’un auteur à redécouvrir et la puissance du neuvième art.

Le personnage principal, Marin – prénom rêvé pour un spécialiste du vieux Mac –, se rend à Brest pour sa thèse. Il doit y rencontrer un libraire qui prétend détenir un trésor inestimable, un inédit de l’écrivain, L’Amiral Bamboche. Poursuivi par ses propres démons, Marin va se retrouver plongé dans une intrigue policière et fantastique dont il devient le héros bien malgré lui. Cette nuit semble éveiller tous les fantômes de l’œuvre de Mac Orlan et ses personnages s’incarnent dans une Brest brumeuse et inquiétante : un commissaire fou régnant sur la ville, des pirates et des squelettes, une Marguerite ô combien séduisante et dangereuse, des êtres marginaux comme le peintre Teuz…

Sade, l’amant des lumières (Editions Assouline)

Ecrit par Elisa Amaru , le Jeudi, 26 Juin 2014. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

« La nature n’a créé les hommes que pour qu’ils jouissent de tout sur terre ».

Donatien Alphonse François de Sade (1740-1814)

 

Pour marquer dignement le bicentenaire de la disparition du Divin Marquis, les Editions Assouline ont décidé de mettre les beaux livres dans les grands. Ecrit par Jean-Pascal Hesse, Sade, l’amant des lumières est plus qu’un énième livre sur le sulfureux provençal. C’est un vibrant plaidoyer pour sa réhabilitation. Signé d’un enfant de la région, lui-même esthète et fin lettré, voici un hommage posthume à mettre entre toutes les mains. Superbement illustré, l’ouvrage fait état d’une correspondance inédite et de reproductions de lettres autographes qui donnent corps à la légende. Rencontre dans le boudoir avec Jean-Pascal Hesse.