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Chroniques régulières

Un poète qui édite des poètes : à propos des éditions Le Phare du Cousseix

Ecrit par Didier Ayres , le Lundi, 31 Août 2015. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

A la porte, Jean-Claude Leroy, 2014

Llanover-Blaenavon, Ludovic Degroote, 2014

Le Récit est une voix timide, Marie-Paule Blein, 2015

L’Art d’être tigre, Ana Luisa Amaral, 2015

 

Connaître personnellement l’éditeur qui se cache derrière la maison d’éditions Le Phare du Cousseix, installé en Creuse, facilite et en même temps rend difficile la relation à moitié exhaustive que je me propose de faire lire ici. Car même si Julien Bosc connaît depuis plusieurs décennies ce pays limousin, et que son travail de poète le précède, je n’ai pu le rencontrer qu’au détour de la lecture de son travail d’éditeur, et je lui en suis reconnaissant pour la vraie confiance qu’il a su installer entre nous au sujet de ses livres. D’où cette difficulté de ne pas trahir mon sentiment objectif.

Paul Micio, Les Collections de Monsieur, frère de Louis XIV

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 28 Août 2015. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Paul Micio, Les Collections de Monsieur, frère de Louis XIV, Orfèvrerie et objets d’art des Orléans sous l’Ancien Régime, Somogy éditions d’art, 2014, 360 pages, 24 x 32 cm, 59,00 €

 

Voici – et c’est heureux – la première étude approfondie existant sur les collections de Monsieur, frère du roi Louis XIV, et sur celles de sa famille, collections qui sont assurément les plus marquantes et les plus variées de l’Ancien Régime, hormis, bien sûr, celles de la Couronne.

La famille d’Orléans a apporté son concours à la réalisation de ce magnifique ouvrage, ayant permis à Paul Micio l’accès à ses archives privées. Micio a consacré plus de dix années de recherches à ces archives, consultant inventaires après décès, journaux, correspondances, factures, comptes…, l’esprit devenu flamme réchauffant d’un chaud halo, et invisiblement y déposant son voile, et fervemment y déposant son trouble, les verres superposés d’une lanterne (arrachée à quelque lieu profondément enfoui dans les Mille et une nuits) : celle du corps ainsi rendu transparent par la passion qui l’a comme resculpté, et en a changé la matière (pouvoir de la passion), – et cela a conduit Micio en France, en Espagne, en Angleterre.

«Le livre sur les quais : 6e édition», du 4 au 6 septembre 2015

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 28 Août 2015. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Les rives du Léman. Un cadre idyllique. Lieux enchanteurs qui ont inspiré plus d’un poète dont la célèbre Anna de Noailles, qui, selon les mots de Jean Rostand, était : «[…] plus intelligente, plus malicieuse que personne. Ce poète avait la sagacité psychologique d'un Marcel Proust, l'âpreté d'un Mirbeau, la cruelle netteté d'un Jules Renard». Voilà une figure littéraire qui, invisible, parmi tant d’autres, arpente peut-être, aujourd’hui encore,  les quais du Léman.

Septembre 2015. Morges : «Le Livre sur les quais». Voilà six ans, les créateurs de cette manifestation littéraire ont eu beaucoup de flair en s’installant au bord du Lac Léman pour célébrer la joie des livres ainsi que les bienfaits de la lecture, car depuis, la magie opère chaque année, et les événements proposés n’ont de cesse de ravir les visiteurs et de séduire les auteurs, au-delà des frontières linguistiques.

Carnets d’un fou – XXX, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Jeudi, 27 Août 2015. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Juillet 2015

 

D’un voleur : – Nous étions amis. Il me connaissait comme ma poche.

Jules Renard, Journal, 1903

 

On vient de me voler. – Que je plains ton malheur !

– Tous mes vers manuscrits ! – Que je plains le voleur !

Le Brun-Pindare (1729-1807), Dialogue entre un pauvre poète et l’auteur

A propos de Dans l’œil du dragon, Jean-Claude Walter

Ecrit par Didier Ayres , le Mardi, 25 Août 2015. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

Dans l’œil du dragon, Jean-Claude Walter, Arfuyen, juin 2015, 128 pages, 13 €

Enfance, pays, poésie

Je voudrais remercier avant toute chose Gérard Pfister de m’avoir fait connaître la littérature de Jean-Claude Walter, car j’ai aimé me retrouver dans les textes de la maturité d’un écrivain qui réfléchit depuis très longtemps à ce qui doit rester, doit se quintessencier. Donc cet âge de l’écrivain qui se resserre sur des phénomènes simples, sur des thèmes comme l’enfance, le pays – sans doute l’Alsace – ou la poésie. Cette simplicité n’est pas à mon sens un handicap, mais une forme de vérité sur les choses, et l’intérêt pour ces thèmes très restreints, simplicité apparente bien sûr car les sujets sont difficiles, n’a pas cessé de me captiver tout au long de ces courts textes de prose que réunit l’ouvrage.

Mais citons :

Je chante un lieu réel et imaginaire qui allume ses lumières, l’espérance, et notre liberté. Avec le concours de quelques porte-parole… L’abeille bleue et son nectar. Le vieux bourrin complice. Les chuchotis des sapins. Le soleil pisteur… L’école première et ses « leçons de choses », la lèvre inaccessible de la maîtresse… La carrière de granit d’où extraire tous ces mots. La requête de ce qui bouge, fulmine, et nous enivre de sa beauté… Comète du silence. Sainte chimère.