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Chroniques régulières

Éphémérides créatives - Ian Fleming, Saint-John Perse et Franz Kafka

Ecrit par Jean-Marc Dupont , le Mardi, 26 Juin 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

28 mai : éphémérides créatives (I), Ian Fleming : « Mon nom est Bond, James Bond »

Le 28 mai 1908, naissance de l’écrivain britannique, journaliste et officier du renseignement naval, Ian Fleming (mort le 12 août 1964)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ian_Fleming

Un site dédié : http://www.ianfleming.com/

Joseph Rixère rappelle ici [*] « que l’inventeur de James Bond, Ian Fleming, s’inspira de l’agent secret Forest Yeo-Thomas ; ce dernier appartenait au Special Operations Executive (SOE) durant la Seconde Guerre mondiale ».

Et sur ce site dédié à l’univers de James Bond, il est rappelé [**] que Ian Fleming a écrit en 1962 un article intitulé How To Write A Thriller, dans lequel on peut lire :

La Styx Croisières Cie (4), par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Jeudi, 21 Juin 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

« Ma voisine vient frapper à mon huis. Je lui ouvre : – Qu’y a-t-il, ma bonne Marthe ? – Monsieur Jules, ce matin on a trouvé mort notre voisin Delavigne. – Eh bien, quoi ? Il était en âge, non ? – C’est vrai, mais on l’a trouvé sous son lit. – Ça, ça ne m’étonne pas, il nous parlait sans arrêt de son lit de mort… Il aura pris peur ? Le grand naïf aura voulu jouer à cache-cache avec Mme La Faucheuse !

Jules de Montalenvers de Phrysac, Livre de mes Mémoires

 

Lµ 1. Cette plaisanterie de l’épigraphe, j’en tiens l’idée de la lecture de Le livre contre la mort, d’Elias Canetti. Le grand penseur, dès les premières pages, s’élève contre ce scandale de la mort appliquée aux humains sans qu’il y ait là apparence de raison. Il le fait avec le sentiment d’un désordre et d’une injustice scandaleux, mais souvent aussi avec cet humour détaché qui n’est qu’à lui (présent de l’indicatif, car un écrivain, même s’il s’est persuadé du contraire, ne meurt pas !) : « À chacun de ses anniversaires, il célébrait un petit service funèbre à sa propre mémoire, car n’aurait-il pas pu être déjà mort, après tout ? ».

Éphémérides créatives - Arthur Conan Doyle, Henri Michaux & Raymond Carver

Ecrit par Jean-Marc Dupont , le Mercredi, 20 Juin 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

22 mai : éphémérides créatives (I), Arthur Conan Doyle : « Lorsque toutes les solutions logiques se sont révélées fausses, il faut chercher dans l’illogique »

Le 22 mai 1859, naissance de l’écrivain et médecin britannique Arthur Conan Doyle (mort le 7 juillet 1930)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Conan_Doyle

Comme le rappelle Joseph Rixère [*], parfois certaines personnalités réelles peuvent nourrir la créativité des artistes, ainsi Arthur Conan Doyle « se serait inspiré du Dr. Joseph Bell, de l’université d’Edimbourg, qu’il connaissait personnellement pour avoir suivi ses cours. Joseph Bell était réputé pour déduire les souffrances des gens d’un simple coup d’œil et aida la police dans plusieurs enquêtes dont l’affaire Ardlamont. Le médecin a même préfacé l’un des livres de son élève ».

Henry Miller, le verbe en liberté (1), par Cyrille Godefroy

Ecrit par Cyrille Godefroy , le Mardi, 19 Juin 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED


Un enfant de la rue et de l’errance

Miller est né à New York le 26 décembre 1891, l’année de la mort de Rimbaud, comme s’il lui revenait de reprendre le flambeau de l’insoumission et de la virtuosité. De parents d’origine allemande, il grandit à Brooklyn, dans une ambiance germanophone, grisailleuse et industrielle. S’il y coule une enfance relativement tranquille, le foyer est marqué par une absence d’amour. Il compose avec l’autoritarisme brutal de sa mère déversant régulièrement sa fureur sur sa petite sœur attardée et avec la faiblesse de son père, fieffé pilier de comptoir. Le petit Miller fait de la rue son refuge, son terrain de prédilection. Bien qu’il soit un excellent élève, l’enseignement académique le rebute. Il se met très tôt à la lecture, choisit ses influences, augurant ainsi une trajectoire atypique et autodidacte.

Éphémérides créatives - Samuel Beckett & Gabriel Garcia Marquez

Ecrit par Jean-Marc Dupont , le Vendredi, 15 Juin 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

13 avril : éphémérides créatives (I), Samuel Beckett : « Tu n’as cessé d’essayer ? Tu n’as cessé d’échouer ? Aucune importance ! Réessaie, échoue encore, échoue mieux »

Le 13 avril 1906, naissance de l’écrivain, poète et dramaturge irlandais d’expressions anglaise et française, Samuel Beckett (mort le 22 décembre 1989). En 1969, il reçoit le prix Nobel de littérature pour « son œuvre, qui à travers un renouvellement des formes du roman et du théâtre, prend toute son élévation dans la destitution de l’homme moderne ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Samuel_Beckett

A travers divers éléments, on peut appréhender le processus créatif d’un écrivain, l’œuvre d’abord, par exemple Sturlaugsdóttir [1] explique que la pièce Rough for Radio II, écrite en français, puis traduite en anglais et diffusée en 1976 est un monodrame qui parodie l’acte créatif à travers l’esprit de l’artiste divisé en quatre personnages, expliquant que « Beckett lui-même a lutté avec sa propre créativité et a trouvé le processus créatif ardu ».