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Chroniques régulières

La Styx Croisières Cie (5) Mai 2018, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Jeudi, 23 Août 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

« Alice se dressa d’un bond, car l’idée lui était tout à coup venue qu’elle n’avait jamais vu de lapin pourvu d’un gousset, ou d’une montre à tirer de celui-ci. Brûlant de curiosité, elle s’élança à travers champs à la poursuite de l’animal, et elle eut la chance de le voir s’engouffrer dans un large terrier qui s’ouvrait sous la haie.

Un instant plus tard elle s’y enfonçait à son tour, sans du tout s’inquiéter de savoir comment elle en pourrait ressortir » (1).

(1) Traductions, de Henri Parisot, Flammarion

Noté par Jules de Montalenvers de Phrysac, dans le Livre de mes Mémoires

 

Lµ 1. Intrépidité, ou inconscience qu’il faut pour se jeter dans les aventures obscures. Alice nous le prouve. Il est à noter que « la chaleur qui régnait ce jour-là lui engourdissait quelque peu l’esprit ».

Éphémérides créatives, par Jean-Marc Dupont

Ecrit par Jean-Marc Dupont , le Mercredi, 22 Août 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

20 juillet : éphémérides créatives (I), Paul Valéry : « Que fais-tu tous les jours ? – Je m’invente »

Le 20 juillet 1945, disparition de l’écrivain, poète et philosophe français Paul Valéry (né le 30 octobre 1871)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Valéry

Comme l’explique Laurence Dahan-Gaida [*] « La principale leçon de l’essai sur Léonard est qu’il n’y a pas de distance entre les disciplines : les sciences et les arts ».

Et à l’origine une sorte de lieu de « l’entre-savoirs » que seule l’imagination peut appréhender… Et l’auteure de rajouter :

« Or la voie privilégiée empruntée par l’imagination est l’analogie, qui est la faculté de “faire varier les images, de les combiner, de faire coexister la partie de l’une avec la partie de l’autre et d’apercevoir, volontairement ou non, la liaison de leurs structures” [1] ».

Je veux que mon pays ressemble aux pays des impies !, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Mardi, 21 Août 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Nous sommes musulmans, donc nous sommes parfaits ! Ainsi ronronne ce vieux disque rayé tournant sur un vieux phonographe, depuis des siècles ! Et depuis des siècles les musulmans avancent les pieds enfouis dans la boue de leur Histoire et les têtes pendues aux illusions ! Sous-développement. Guerres. Famines. Peur. Haines. Dictatures. Théocratie. Prêches. Et hypocrisie.

En toute franchise, pourquoi est-ce que je veux que mon pays ressemble aux pays des impies ? Bien que la nouvelle Constitution, les autres anciennes aussi d’ailleurs, nous apprend matin et soir, noir sur blanc, selon l’article 2, que nous sommes musulmans, par naissance, par la force, par la loi ou par la foi, je rêve de voir mon pays ressembler aux pays des impies, similaire aux pays des qoffars ! Je rêve de me réveiller, par un bon matin, à Alger, à Oran, à Constantine ou à Tamanrasset, et voir les rues de nos villes et de nos villages propres et où les gens souriants, confiants en leur avenir, femmes et hommes se précipitent vers le métro pour rejoindre leur lieu de travail à l’heure, dans l’espoir de construire un grand pays appelé l’Algérie ! Comme le font les femmes et les hommes dans les pays des impies !

Les Moments forts (13) : Brad Mehldau à la Philharmonie, par Matthieu Gosztola

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 12 Juillet 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

 

Donnant corps, à la Philharmonie, avec Three pieces after Bach, à un projet créé au Carnegie Hall (New York) en 2015, Brad Mehldau nous permet de saisir ce qu’est le passé, ce qu’est l’enfance.

En faisant en sorte que s’enlacent – dans le temps long, dilaté, de notre présent – des phrases musicales tombées de lui, à l’issue de sa lecture éblouie de Bach, et des pièces empruntées au Clavier bien tempéré : prélude n°3 en do dièse majeur (BWV 848) ; prélude n°1 en do majeur (BWV 870) ; fugue n°16 en sol mineur (BWV 885) ; prélude n°6 en ré mineur (BWV 851) ; prélude n°7 en mi bémol majeur (BWV 852) ; prélude et fugue n°20 en la mineur (BWV 865).

éphémérides créatives - Honoré de Balzac, par Jean-Marc Dupont

Ecrit par Jean-Marc Dupont , le Mercredi, 11 Juillet 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

« L’amour a ses intuitions, comme le génie a les siennes »

Le 20 mai 1799, naissance de l’écrivain Honoré de Balzac (mort le 18 août 1850). Il laisse une œuvre littéraire imposante, avec La comédie humaine, ensemble de plus de 90 ouvrages, répartis en trois ensembles (études de mœurs, études philosophiques et études analytiques) pour dresser une « histoire naturelle de la société ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Honoré_de_Balzac

On trouvera ici [1] une étude sur la créativité de l’écrivain qui illustre probablement toute la complexité du processus créatif entre facteurs cognitifs, conatifs et émotionnels et parfois des facteurs de vulnérabilité à la psychose. Sur le plan cognitif, par exemple, les auteurs expliquent que « lorsque Balzac a un épisode hypomaniaque, les associations abondent et se font, tout comme pour la mémoire, sur un mode visuel, au moyen d’images », au risque de perdre toute cohérence. Et sur le plan conatif, ils évoquent le non-conformisme ou encore la motivation expliquant que « Balzac accède par sa création littéraire au statut de “pur esprit”, échappant aux contraintes ordinaires matérielles de temps et de lieu ».