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Chroniques régulières

Éphémérides créatives - Guillaume Apollinaire 

Ecrit par Jean-Marc Dupont , le Jeudi, 30 Août 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

26 août : éphémérides créatives (I), Guillaume Apollinaire : « Un Picasso étudie un objet comme un chirurgien dissèque un cadavre »

Le 26 août 1880, naissance du poète et écrivain français Guillaume Apollinaire (mort le 9 novembre 1918)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Apollinaire

Son site officiel : http://www.wiu.edu/Apollinaire/

Dans cette réédition (2013) du recueil Alcools[1] il est rappelé que Guillaume Apollinaire « en corrigeant les épreuves du recueil, le poète décide de supprimer toute ponctuation. Le lecteur doit donc déchiffrer, décrypter une écriture libre, fluide et ses mots aux combinaisons parfois surprenantes. Il enrichit ainsi les possibles. Cette absence de ponctuation du recueil est directement inspirée de Blaise Cendrars, qui, dans La prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France impose une lecture sans ponctuation ».

Philosophie du vendredi sans fin, par Kamel Daoud

Ecrit par Kamel Daoud , le Mardi, 28 Août 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Tous les Arabes sont avalés par une seule baleine gigantesque, à leur naissance, un par un, les mains derrière le dos, le prénom entre les dents. Une baleine géante qui se promène dans l’Océan de l’existence actuelle et où ils tournent en boucle, marchant les uns sur les autres, en collant parfois l’oreille à la paroi stomacale, pour les meilleurs de leurs astronautes, ou en expliquant le monde à partir d’un gargouillis de cétacé, pour les plus idiots.

Et dans ce ventre tragique, il est obligatoire pour chacun de revivre l’aventure étrange de Younès, le prophète sorti vivant du ventre de son propre monstre intime, et connaître le même sort de l’homme assis, nu, sous un arbre étranger, tremblant de fragilité, levant les yeux pour une fois non pas sur l’obscurité de l’estomac animal, mais vers la vraie voûte étoilée. S’interrogeant rarement de façon correcte sur le mystère de la vie dans lequel nous n’avons encore envoyé ni cosmonaute ni satellite de communication. Seulement des prières et des comités pour surveiller le croissant des lunes les veilles du ramadan.

La Styx Croisières Cie (5) Mai 2018, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Jeudi, 23 Août 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

« Alice se dressa d’un bond, car l’idée lui était tout à coup venue qu’elle n’avait jamais vu de lapin pourvu d’un gousset, ou d’une montre à tirer de celui-ci. Brûlant de curiosité, elle s’élança à travers champs à la poursuite de l’animal, et elle eut la chance de le voir s’engouffrer dans un large terrier qui s’ouvrait sous la haie.

Un instant plus tard elle s’y enfonçait à son tour, sans du tout s’inquiéter de savoir comment elle en pourrait ressortir » (1).

(1) Traductions, de Henri Parisot, Flammarion

Noté par Jules de Montalenvers de Phrysac, dans le Livre de mes Mémoires

 

Lµ 1. Intrépidité, ou inconscience qu’il faut pour se jeter dans les aventures obscures. Alice nous le prouve. Il est à noter que « la chaleur qui régnait ce jour-là lui engourdissait quelque peu l’esprit ».

Éphémérides créatives, par Jean-Marc Dupont

Ecrit par Jean-Marc Dupont , le Mercredi, 22 Août 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

20 juillet : éphémérides créatives (I), Paul Valéry : « Que fais-tu tous les jours ? – Je m’invente »

Le 20 juillet 1945, disparition de l’écrivain, poète et philosophe français Paul Valéry (né le 30 octobre 1871)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Valéry

Comme l’explique Laurence Dahan-Gaida [*] « La principale leçon de l’essai sur Léonard est qu’il n’y a pas de distance entre les disciplines : les sciences et les arts ».

Et à l’origine une sorte de lieu de « l’entre-savoirs » que seule l’imagination peut appréhender… Et l’auteure de rajouter :

« Or la voie privilégiée empruntée par l’imagination est l’analogie, qui est la faculté de “faire varier les images, de les combiner, de faire coexister la partie de l’une avec la partie de l’autre et d’apercevoir, volontairement ou non, la liaison de leurs structures” [1] ».

Je veux que mon pays ressemble aux pays des impies !, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Mardi, 21 Août 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Nous sommes musulmans, donc nous sommes parfaits ! Ainsi ronronne ce vieux disque rayé tournant sur un vieux phonographe, depuis des siècles ! Et depuis des siècles les musulmans avancent les pieds enfouis dans la boue de leur Histoire et les têtes pendues aux illusions ! Sous-développement. Guerres. Famines. Peur. Haines. Dictatures. Théocratie. Prêches. Et hypocrisie.

En toute franchise, pourquoi est-ce que je veux que mon pays ressemble aux pays des impies ? Bien que la nouvelle Constitution, les autres anciennes aussi d’ailleurs, nous apprend matin et soir, noir sur blanc, selon l’article 2, que nous sommes musulmans, par naissance, par la force, par la loi ou par la foi, je rêve de voir mon pays ressembler aux pays des impies, similaire aux pays des qoffars ! Je rêve de me réveiller, par un bon matin, à Alger, à Oran, à Constantine ou à Tamanrasset, et voir les rues de nos villes et de nos villages propres et où les gens souriants, confiants en leur avenir, femmes et hommes se précipitent vers le métro pour rejoindre leur lieu de travail à l’heure, dans l’espoir de construire un grand pays appelé l’Algérie ! Comme le font les femmes et les hommes dans les pays des impies !