Identification

Les Dossiers

A propos de "Langage, histoire une même théorie", Henri Meschonnic

Ecrit par Arnaud Le Vac , le Samedi, 10 Octobre 2015. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

Langage, histoire une même théorie

 

« La question du sens et de l’histoire sont inextricablement liées ».

 

La poétique pour l’historicité, et pour le politique, et pour le langage, et pour l’éthique, et pour aujourd’hui, composé sur près de trente ans par son auteur, Henri Meschonnic, et préfacé par Gérard Dessons, a été publié en 2012 aux éditions Verdier, sous le titre Langage, histoire une même théorie. L’ouvrage, véritable ensemble de l’activité théorique de Meschonnic, demeure par sa radicalité de pensée (semblable en cela à Etre et temps et à l’Etre et le néant), un livre majeur de la pensée du XXe siècle, appelé à devenir aujourd’hui un classique de la pensée du XXIe siècle.

La part des flammes, entretien avec Gaëlle Nohant

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 09 Octobre 2015. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

« Gaëlle Nohant se consacre à l’écriture depuis une dizaine d’années. Inspirée notamment par Dickens et par les écrivains victoriens, cette jeune femme qui construit le canevas de sa narration à partir d’une base documentaire importante, défend une littérature à la fois exigeante et populaire » (www.gaellenohant.com).

 

Valérie Debieux : Gaëlle Nohant, au travers de l’un de vos entretiens, j’ai appris que lorsque vous écriviez, vous aimiez vous documenter, et ce, pour mieux laisser votre part d’imagination s’envoler et prendre le dessus. On vous sent très perfectionniste – je dirais même plus, stakhanoviste –  dans votre façon de travailler. A vous lire, on ressent que le souci du détail est très important. Vous avez consacré quatre années de votre existence pour écrire « La Part des flammes », votre dernier ouvrage, unanimement apprécié par la critique et vos lecteurs. Dans un projet d’une telle envergure et à force de côtoyer longuement ses personnages, est-ce que l’on ne finit pas par s’ennuyer d’eux lorsqu’on les quitte ?

Rencontre avec Boualem Sansal, « 2084. La fin du monde »

Ecrit par Nadia Agsous , le Jeudi, 08 Octobre 2015. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

Après Le Village de l’Allemand et Rue Darwin, Boualem Sansal, écrivain algérien, revient sur la scène littéraire avec un septième roman intitulé 2084. Cette fiction qui prend la forme d’une dystopie met en scène un empire totalitaire, l’Abistan, le « pays des croyants où Yölah, Dieu, a élu et délégué Abi pour l’assister dans la colossale tâche de gouverner le peuple des croyants ». Récemment, les éditions Gallimard ont publié dans leur collection Quarto une série de six romans publiés entre 1999 et 2011. 2084 figure sur la liste de plusieurs Prix : Goncourt, Renaudot et Médicis.

 

Dans votre roman, vous projetez vos lecteurs dans un univers qui a sombré dans le totalitarisme religieux. Vous décrivez l’Abistan comme un empire absolument terrifiant. Qu’est-ce que l’Abistan ?

Marché du livre : vers de nouveaux horizons

Ecrit par Elisa Amaru , le Lundi, 05 Octobre 2015. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

 

Dans un monde qui ne cesse d’accélérer sa mue et face à des pratiques de consommation de moins en moins traditionnelles, les acteurs qui vivent du livre ont compris qu’il fallait s’ajuster ou mourir. Conséquence de l’attentisme des professionnels du métier vis-à-vis des nouvelles technologies et en proie à une chute du taux de lecteurs, les circuits de l’édition et de la distribution, bien ancrés dans les habitudes d’un âge d’or, connaissent une crise sans précédent depuis l’invention de l’imprimerie ! Suite à la faillite des réseaux de distribution Virgin et Chapitre, le livre pâtit encore de la baisse enregistrée sur l’ensemble du marché des biens culturels (-4%), soit 356 millions de livres vendus en France en 2013. Sous le seuil des 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, record historique et source de morosité grandissante du secteur, selon une étude de l’institut GfK. Des chiffres clés qui ne doivent pas faire oublier que le livre se porte financièrement mieux que les autres industries culturelles (hors jeux vidéos), devant le cinéma et la musique.

Entretien avec Patryck Froissart, écrivain borain et poète mascarin

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 03 Octobre 2015. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

« Ecrire des nouvelles est un art compliqué. L’histoire de ce genre littéraire est néanmoins ponctuée de splendeurs. […] Chacune de ses séquences, je dirais chacune de ses phrases, doit ouvrir sur un espace littéraire qui n’existe pas, qui n’est jamais écrit mais qui se dessine en filigrane dans l’esprit du liseur. L’exercice est d’autant plus subtil que ce champ – en quelque sorte l’ombre portée du texte – ne s’approche pas à travers un vocabulaire flou, indécis. Ce serait trop facile. C’est la précision du propos, la finesse de la trame qui libère cet espace. […] Une nouvelle ne se suffit pas à elle-même. Elle tisse des liens secrets, suscite des résonances puissantes avec les autres récits du même opus. […] Dans Les bienheureux, Patryck Froissart nous en livre une démonstration foisonnante ».

Marc Durin-Valois

 

Valérie Debieux : Patryck Froissart, vous avez une longue expérience dans le monde de l’enseignement ; celui-ci vous a conduit en diverses régions de France ainsi qu’à l’étranger, en particulier, au Maroc, à La Réunion et à Maurice. Aujourd’hui, à la retraite, vous poursuivez avec la même passion, la transmission de votre savoir aux Mauriciens. Poète, écrivain, critique, conteur et voyageur, vous n’avez de cesse d’écrire. Comment vous est venu ce goût pour l’écriture ?