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Les Dossiers

Entretien avec Gilles Paris, écrivain et attaché de presse

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 10 Février 2015. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

« Attaché de presse dans l’édition : c’est un métier de l’ombre, où il faut savoir s’effacer derrière l’auteur, et surtout face à son livre. On ne fait pas de miracle sur un mauvais livre. Tout doit se préparer en amont bien avant que le livre rayonne en pile dans les librairies. Au calme. En réfléchissant avec l’éditeur et l’auteur à la meilleure manière de lancer le livre. Dossiers de presse, programmes, épreuves, faux livres avec couvertures envoyés aux médias, voyages de presse sur les traces du héros du roman ou du récit, montée en puissance des rumeurs propagée par les médias, déjeuners ou dîners avec auteurs et journalistes de la presse nationale ou régionale afin de mieux le faire connaître » (Gilles Paris)

 

Valérie Debieux : Gilles Paris, vous avez une longue expérience dans le milieu du livre et de l’édition. Vous avez œuvré dans la communication pendant plusieurs années, vous avez réalisé de nombreux portraits d’artistes, vous avez été critique également ; depuis 2006, vous êtes attaché de presse indépendant. Qu’est-ce qui vous a incité d’ouvrir votre propre agence en tant qu’attaché de presse ?

Westwood, Stella Gibbons

Ecrit par Pauline Fouillet , le Mercredi, 04 Février 2015. , dans Les Dossiers, La Une CED

 

Alors que l’on découvre la quatrième de couverture de ce roman, on s’imagine lire un texte d’une grande précision et d’un grand romantisme ; découvrir un auteur fondamental et incontestable de la littérature anglaise et ce, d’autant que les critiques de la presse écrite vante S. Gibbons comme étant la « Jane Austen du XXe siècle » (The Times).

Que de déceptions nous tombent alors dessus, lorsque l’on se rend compte que finalement, l’écriture est loin d’avoir la beauté, la délicatesse, la poésie de celle de Jane Austen, mais qu’en plus, l’histoire d’amour et d’amitié tant promise s’avère en fait rébarbative.

Ce livre, je l’ai grandement attendu étant une fan d’Austen et de la littérature anglaise du XVIIIe.

J’avais ici le rêve de découvrir un nouveau chef-d’œuvre, de ceux que l’on lit et relit au moins au fois l’an, tellement leur beauté nous envoûte.

Festival de la biographie à Nîmes 30-31 janvier & 1er février 2015

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 30 Janvier 2015. , dans Les Dossiers, La Une CED, Documents

 

 

 

« La biographie en habits de lumière : c’est le cadeau de la ville de Nîmes à un genre littéraire moins souvent à l’honneur que le roman, et pourtant tout aussi éclatant. Par la vérité du récit. Par la force des documents vrais. Par la magie des portraits authentiques. La biographie peut rivaliser avec les fictions les plus élaborées. Car la vérité de la vie dépasse souvent en folie, en violence, tout ce que l’on peut imaginer. Les biographes partagent cette expérience et connaissent ce secret : rien ne vaut une vie réelle. Rien ne peut l’égaler ».

Dominique Bona, de l’Académie française

Kennst du das Land wo die Kanonen blühn ? (traduction) Erich Kästner

Ecrit par Line Audin , le Mardi, 27 Janvier 2015. , dans Les Dossiers, La Une CED, Documents

 

 

 

Kennst Du das Land, wo die Kanonen blühn ?

Du kennst es nicht ? Du wirst es kennenlernen !

Dort stehn die Prokuristen stolz und kühn

in den Büros, als wären es Kasernen.

 

Dort wachsen unterm Schlips Gefreitenknöpfe.

Und unsichtbare Helme trägt man dort.

Gesichter hat man dort, doch keine Köpfe.

Und wer zu Bett geht, pflanzt sich auch schon fort !

Photos-impressions, Daniel Grojnowski, éd. Obsidiane

Ecrit par Didier Ayres , le Lundi, 26 Janvier 2015. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

Photos-impressions, Daniel Grojnowski, éd. Obsidiane, col. Le legs prosodique, novembre 2014, 694 pages, 14 €

 

La réalité, le rêve, le poème

Puis-je donner sincèrement mon sentiment de hantise du livre de Daniel Grojnowski, sentiment que j’associe à la description de 102 rêves à quoi se livre le poète dans ce livre – description faite sous forme de dizains en vers libres et sans ponctuation, pour mieux rendre le caractère fluide des rêves en question – sincèrement donc, car c’est une impression personnelle et un peu intime. Je dis hantise car avec la lecture de cet ouvrage, j’ai repassé les images et certaines situations qui ont hanté mon travail d’analyse, il y a vingt ans. J’ai repris là mes rêves, mes labyrinthes, mes voitures et mes objets égarés, mes diplômes qu’il fallait repasser, des visions. Et si le projet du livre tenait simplement à cet effet, il serait déjà réussi.