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Les Dossiers

Les deux passeurs - Traduire Mayenburg

Ecrit par Marie du Crest , le Mardi, 26 Mars 2013. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

Depuis 2005, Hélène Mauler et René Zahnd traduisent ensemble ou plutôt l’un avec l’autre des pièces du répertoire allemand contemporain. Avec enthousiasme, ils ne traduisent que du théâtre, chez l’Arche Editeur, maison qui propose un riche catalogue germaniste. Ainsi ont-ils travaillé sur des textes d’Horvàth, de Schimmelpfennig ou de Bärfuss. Ils ont aussi en 2012, chez le même éditeur, proposé une nouvelle traduction de la pièce de Brecht : La résistible ascension d’Arturo Ui.

Le 14 mars, deux jours après la première de la création française de Perplexe au théâtre des Ateliers à Lyon, dans une mise en scène de G. Chavassieux, le Goethe Institut de Lyon et son nouveau directeur B. Finger les accueillaient pour échanger sur l’entreprise très particulière que représente la traduction théâtrale.

 

Propos recueillis par Marie Du Crest

La présence et les machines

Ecrit par Didier Ayres , le Mardi, 12 Mars 2013. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

À propos Des Laines qui éclairent de Pascal Commère, Obsidiane et Le temps qu’il fait, 2012, 28 €

 

« Visible dans le mot – invisible »

P. Commère

 

 

Pour la deuxième fois en peu de temps – avec un premier article pour la revue Décharge –, je suis à ma page pour explorer le livre substantiel que Pascal Commère a publié en 2012, et qui représente une partie importante de l’œuvre poétique de l’auteur.

Plein écran (1) - Huit et demi, Federico Fellini

Ecrit par Sophie Galabru , le Mardi, 05 Mars 2013. , dans Les Dossiers, La Une CED, Côté écrans

Huit et demi est un film franco-italien réalisé par F. Fellini et sorti en 1963 avec M. Mastroianni, Anouk Aimée, Sandra Milo, Claudia Cardinale.

Un cinéaste dépressif fuit le monde du cinéma et se réfugie dans l’univers de ses souvenirs et de ses fantasmes.

 

Les réminiscences et le réel

Un voile psychanalytique filtre les aveux d’un cinéaste en mal de cohérence, et donc de création. Guido est un cinéaste qui tente d’achever un film. Il s’en va prendre du repos en cure thermale. Les autres qui l’entourent, ses amis, sa maîtresse, ses collaborateurs le dérangent sans cesse, et le renvoient ou l’acculent à des rêveries. La première scène débute sur un de ces songes : Guido étouffe dans sa voiture et réussit à s’évader par la fente de la vitre, il s’enfuit jusqu’au ciel, planant au dessus d’une plage, son imagination contre tout principe de gravitation l’emporte. La prise de vue nous situe à la fois dans le dos de Guido, mais aussi selon son point de vue propre comme dans sa peau de telle sorte que nous partageons son évasion, son envol, sa traversée vers le ciel dans une ascension éthérée et silencieuse.

Enquête : les professionnels du livre face au manuscrit

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 28 Février 2013. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

Quelle est la première attitude qu'ont les professionnels du livre face à un manuscrit, qu'il émane d'un passé lointain ou qu’il demeure à flanc de rive, ayant été écrit quelques mois, quelques semaines, voire quelques jours plus tôt ? Qui, parmi ceux qui écrivent, ou s'intéressent de près aux livres, qui n'a pas été effleuré, ou habité en profondeur par cette question ?

C'est afin d'y répondre, même succintement, que nous avons réalisé une enquête. Et, afin que celle-ci soit la plus complète possible (au-delà de sa nécessaire brièveté, qui a pour but de ne pas fatiguer le lecteur), nous avons donné la parole à un poète, traducteur et professeur d'Université (venu tout droit d'Italie !), à une animatrice d'ateliers de poésie, à un directeur d'espace culturel et, bien sûr, à des éditeurs.

 

Notre question a été la suivante : « Que cherchez-vous en premier, lorsque vous ouvrez un manuscrit ? Toucher le grain d’une voix singulière qui vient vous toucher ? Être emporté dans un voyage ? Le connu ou l’arrachement à soi ? Cherchez-vous tout autre chose ? »

Léon Bloy : Exégèse des lieux communs (3/3)

, le Jeudi, 21 Février 2013. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

 

Comment résister à la pesanteur des lieux communs ? Quelle parole lui opposer qui ne soit pas contaminée par ce qu’elle prend pour cible. Là où Flaubert, dans le Dictionnaire des idées reçues, optait pour la litote et se contentait de dresser une liste de poncifs, comptant sur la distanciation critique opérée par cette répétition, Bloy choisit au contraire d’accompagner les lieux communs d’une glose hyperbolique.

Le projet d’une exégèse a déjà en soi valeur de contestation d’une parole essentiellement tautologique, puisqu’elle pose qu’il y a, même dans ces poncifs et souvent à l’insu des locuteurs, un excès de sens. Mais la critique s’exprime aussi en contrepoint du caractère lénifiant des lieux communs dans une écriture délibérément combative et singulière.