Identification

Etudes

Marcel Duchamp ou le Grand fictif : essai de mythanalyse du « Grand verre », Jean Clair

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mercredi, 10 Décembre 2014. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

 

Marcel Duchamp ou le Grand fictif : essai de mythanalyse du « Grand verre », Jean Clair, Éd. Apostasis, 160 pages, 20 €

(le commander : apostasis.com)*

 

Le Grand Verre, qui a pour nom originel : La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, est une œuvre éminemment complexe, cryptique, onirique, de Duchamp, composée de deux panneaux de verre assemblés, œuvre qui a occupé l’artiste plus de dix ans, dès 1912, et qu’il a laissée inachevée en 1923.

N’oublie pas, s’il te plaît, que je t’aime de Gaétan Soucy

Ecrit par Zone Critique , le Lundi, 03 Novembre 2014. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

Souviens-toi, s’il te plaît, que tu m’aimes

 

Gaétan Soucy (1958 – 2013)

Un récit choral sous forme de lettres romancées qui traitent du sujet de l’amour idéal ou pas: N’oublie pas, s’il te plaît, que je t’aime de Gaétan Soucy.

 

La récente collection Notabilia que dirige Brigitte Bouchard, chercheuse de nouvelles voix singulières, au sein des éditions Noir sur Blanc a été baptisée ainsi car selon l’éditrice : « Quand on lit un livre c’est ce qu’on garde d’essentiel. C’est ce qu’on écrit en marge. C’est à la fois lecture et écriture. » Une directrice dynamique de collection qui appelle les lecteurs à ne pas baisser leur curiosité et à corner les livres ! On jubile. On admire l’élégance et l’humour du Design Paprika de la couverture et de toutes celles de la collection du reste. Au fur et à mesure de la lecture de N’oublie pas, s’il te plaît, que je t’aime (la confession de Philippe surtout) on prendra conscience de la justesse de l’illustration : l’évocation que le désir d’écriture se confond avec le désir qu’on ressent pour l’Autre, ce semblable.

Rimbaud n’est pas l’auteur des Illuminations

Ecrit par Eddie Breuil , le Lundi, 27 Octobre 2014. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

L’histoire de la littérature est faite d’erreurs, de rectifications, qui mettent parfois du temps à être admises. Un cas simple : les Illuminations, ce recueil non autorisé constitué par des éditeurs rassemblant des textes épars qui arrivaient sous leur main, et dont le contenu a beaucoup varié. Les manuscrits ont été́ copiés par les poètes Germain Nouveau et Arthur Rimbaud. Ils portent l’écriture des deux poètes et ne sont pas signés. Les universitaires ont décrété́ que Rimbaud était l’auteur et Nouveau le copiste maladroit. Pourquoi ? Et pourquoi pas l’inverse ? Rimbaud, le génie, pouvait-il s’abaisser au simple rôle de copiste ? Depuis peu, on sait que Rimbaud avait déjà endossé le rôle du copiste à la même époque. Pourquoi cette hypothèse selon laquelle Nouveau serait l’auteur n’a pas été́ retenue ? D’autant plus que les manuscrits de la main de Rimbaud montrent des signes évidents de copiste. L’étude que nous présentons prochainement présente suffisamment de garanties pour nous permettre d’affirmer sereinement :

Non ! Rimbaud n’est pas l’auteur des Illuminations !

Illuminations : un recueil fantasmé et forcé

Ecrit par Eddie Breuil , le Mercredi, 22 Octobre 2014. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

La plupart des éditions des Illuminations reconnaissent qu’il s’agit d’un recueil dont l’histoire éditoriale est problématique. Il semble que la plupart des textes qui composeront le recueil ont été remis en 1875 à Stuttgart par Arthur Rimbaud à Paul Verlaine pour Germain Nouveau. Les documents passeront par plusieurs mains, avant d’être publiés dans un étonnant mélange de vers et de proses en 1886, onze ans après la transmission, par des éditeurs étrangers au projet initial.

Lorsqu’il est question de ce dossier de Stuttgart, une des erreurs les plus fréquentes est de désigner une partie de ces textes comme « le manuscrit des Illuminations ». Henry de Bouillane de Lacoste adopte déjà cette formulation dans son édition critique de 1949, bien qu’il remarque que « les autographes des Illuminations sont de plusieurs écritures différentes, qui vont de la fin de 1873 ou du début de 1874 à 1875 » (1) et qu’« il est clair que toutes ces proses étant sans lien entre elles, leur ordre importe peu, et qu’un classement en vaut un autre » (2).

Robert Longo : la beauté du désastre

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Samedi, 18 Octobre 2014. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

Vers quel horizon invisible flotte ce regard vide ; quel rêve ou quelle pensée hante ce front somnolent ? De quoi parlerait cette bouche ainsi cachetée ? De résurrection ou de néant ?, Théophile Gautier, Articles et chroniques (Salon de 1849)

 

Solitude urbaine

Nous avons choisi, à cause de notre période troublée et de l’acuité des artistes à se rendre maîtres de ces sujets, d’écrire une courte étude et d’aborder l’œuvre originale de Robert Longo. En effet, ce plasticien américain, né à Brooklyn le 7 janvier 1953, prélève des images de l’environnement d’un monde qui s’écroule, se délite, d’où l’individu est spolié, rendu maillon d’une chaîne d’objets de consommation courante.