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Etudes

Pierre Dhainaut ou le pouvoir d'interroger

Ecrit par Didier Ayres , le Lundi, 16 Septembre 2013. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

 

A propos de Rudiments de lumière publié par les éditions Arfuyen, juin 2013, 11,50 €

 

Au milieu de l’été qui nous trouve, chacun, pris par la « vacance » et donc ouvert et très sensible aux événements intérieurs, je vous propose quelques notes sur le dernier recueil du poète Pierre Dhainaut, recueil de vers et de prose tour à tour fin et élégant. Cette poésie, outre la langue très délicate et claire – ce qui est bien dans la tradition française depuis Boileau –, est une forme d’adresse à l’intelligence du lecteur, à la fois par le biais de la sensibilité et par l’intellection que l’on peut prêter à la découverte de ces textes. Il en va ainsi de ces réflexions sur la nature, sur la mort, sur l’enfance et les enfants par exemple, qui n’autorisent aucune paraphrase.

Hervé Bougel : Portrait of the poet as a young man

Ecrit par Marie du Crest , le Jeudi, 29 Août 2013. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

Hervé Bougel : Les Pommarins, Editions Les carnets du Dessert de Lune, Bruxelles, 2008, 60 pages, 10 € ; Travails suivi de Arrache-les-Carreaux, chez le même éditeur, 2013, 73 pages, 11 €

 

Portrait of the poet as a young man


Un diptyque poétique : Les Pommarins et Travails d’Hervé Bougel

En 2002, en moins d’un mois, Hervé Bougel écrit Les Pommarins ; en 2013, est publié le recueil Travails. Ce qui relie ces deux textes, ce n’est pas le simple et évident propos autobiographique, et sans doute par là-même trompeur, mais la poursuite, la recherche, la maturation d’une écriture personnelle, allant de la prose à une « prose en vers », largement fondée sur l’enjambement de rupture.

A propos de Regain, Rachel

Ecrit par Didier Ayres , le Mardi, 27 Août 2013. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

Les amours spirituelles

 

Il n’est pas aisé de faire état de ce livre de la collection Neige, des éditions Arfuyen, à plusieurs titres. D’abord, par ce qu’il faudrait citer in extenso l’ouvrage pour en rendre la musique et la signification. Pour aussi rendre palpable ce qu’a été la vie de la poétesse, son activité, ses goûts, sa nature. Or, si l’on veut construire un éclairage sur l’ouvrage, il faut choisir un angle, tout relatif qu’il soit. Donc, essayer, malgré tout, de donner à entendre la voix particulière de l’auteur.

Cela dit, on peut aussi se porter ardemment vers l’appareil critique, et aux appels de note très instructifs, ce que, comme lecteur, je me suis autorisé parfois. Si je m’en suis privé jusqu’à un certain point, c’est afin de laisser aux poèmes leur intégrité et leur mystère, leur mouvement personnel. Car cette édition bilingue, faite à partir de l’hébreu moderne, laisse un goût impénétrable et fort, non seulement à cause de la présence de cet alphabet hébraïque en regard de la traduction française, mais aussi par la complexité grammaticale de certaines formules, qui ne rendent pas le sujet du poème abstrus, mais lui procurent, au contraire, une épaisseur et une présence, un feuilletage et une puissance.

A propos d'une image photographique - Le feu de Bernard Faucon

Ecrit par Didier Ayres , le Mardi, 09 Juillet 2013. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

À propos d’une image photographique Le Feu de Bernard Faucon, tirage cibachrome, 31x31, appartenant au FRAC Limousin

 

Le Feu ou Les Troubles de la représentation

 

Il y a plusieurs semaines que j’ai acquis le catalogue d’une exposition de photographie, remontant à l’été 1986, dont une photo en particulier m’a impressionné. En l’occurrence une photo de la série Le Feu de Bernard Faucon, photographe que je connais depuis très longtemps par l’intermédiaire d’une série d’images qui mettaient en scène des enfants et des petits mannequins de vitrine. J’ai suivi Bernard Faucon un peu plus loin dans son travail quand il photographiait des chambres où brûlaient des feux déjà, qui, si je ne me trompe, avaient été publiées par les éditions William Blake.

Néant calme - Méandres et néant, Stéphane Sangral

Ecrit par Didier Ayres , le Lundi, 01 Juillet 2013. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

 

Méandres et Néant, Stéphane Sangral, Editions Galilée, juin 2013, 112 pages, 9 €

 

Permettez-moi d’ouvrir ce petit texte de recension de Méandres et Néant, de Stéphane Sangral, par une ou deux notes attenantes, afin de comprendre comment a pris corps ma lecture de cet ouvrage très riche et original. Tout d’abord, le fait que le livre soit arrivé anonymement ou presque à mon domicile, donnait à voir une démarche à la fois sûre d’elle et aventureuse. Par ailleurs, je connais bien les éditions Galilée – par exemple avec le remarquable ouvrage de Michel Deguy, Au jugé, à partir duquel j’ai fait plusieurs conférences en milieu académique – et je sais qu’elles produisent des livres charnus et intelligents.