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Etudes

Elizabeth Von Arnim ou une échappée hors des convenances

Ecrit par Marie-Pierre Fiorentino , le Samedi, 24 Janvier 2015. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

« Un homme, au moins, est libre (…)

Mais une femme est empêchée continuellement (…)

Sa volonté, comme le voile de son chapeau

retenu par un cordon, palpite à tous les vents ;

il y a toujours quelque désir qui entraîne,

quelque convenance qui retient ».

Flaubert, Madame Bovary

 

Elizabeth von Arnim connaît le succès dès son premier livre, Elizabeth et son jardin allemand (1898), prolongé un an après par L’été solitaire. La narratrice, qui se confond avec l’auteur, raconte quelques-unes de ses années passées en Poméranie à tenter d’apprivoiser le sol de son domaine mais aussi son propriétaire de mari. Celui-ci est surnommé l’Homme de Colère et leurs trois filles sont le Bébé d’avril, le Bébé de mai, le Bébé de juin.

Yvain ou le Chevalier au Lion et Lancelot ou le Chevalier de la Charrette, Chrétien de Troyes

Ecrit par Elisa Amaru , le Lundi, 12 Janvier 2015. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

 

Yvain ou le Chevalier au Lion et Lancelot ou le Chevalier de la Charrette, Chrétien de Troyes, illustrés par la peinture préraphaélite, Diane de Selliers Editeur, La grande collection, traduit du français ancien par Philippe Walter et Daniel Poirion, sous coffret illustré, octobre 2014, 448 pages, 195 € jusqu’au 31 janvier 2015 (230 € ensuite)

 

Oyez, oyez gentes dames et gents damoiseaux ! Après avoir jeté l’an dernier un éclairage nouveau sur le classique d’Erasme, Eloge de la folie, illustré par les peintres de la Renaissance du Nord, les éditions Diane de Selliers s’attellent désormais à illustrer le patrimoine chevaleresque français de la fin du 12e siècle, et quel patrimoine !

Marcel Duchamp ou le Grand fictif : essai de mythanalyse du « Grand verre », Jean Clair

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mercredi, 10 Décembre 2014. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

 

Marcel Duchamp ou le Grand fictif : essai de mythanalyse du « Grand verre », Jean Clair, Éd. Apostasis, 160 pages, 20 €

(le commander : apostasis.com)*

 

Le Grand Verre, qui a pour nom originel : La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, est une œuvre éminemment complexe, cryptique, onirique, de Duchamp, composée de deux panneaux de verre assemblés, œuvre qui a occupé l’artiste plus de dix ans, dès 1912, et qu’il a laissée inachevée en 1923.

N’oublie pas, s’il te plaît, que je t’aime de Gaétan Soucy

Ecrit par Zone Critique , le Lundi, 03 Novembre 2014. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

Souviens-toi, s’il te plaît, que tu m’aimes

 

Gaétan Soucy (1958 – 2013)

Un récit choral sous forme de lettres romancées qui traitent du sujet de l’amour idéal ou pas: N’oublie pas, s’il te plaît, que je t’aime de Gaétan Soucy.

 

La récente collection Notabilia que dirige Brigitte Bouchard, chercheuse de nouvelles voix singulières, au sein des éditions Noir sur Blanc a été baptisée ainsi car selon l’éditrice : « Quand on lit un livre c’est ce qu’on garde d’essentiel. C’est ce qu’on écrit en marge. C’est à la fois lecture et écriture. » Une directrice dynamique de collection qui appelle les lecteurs à ne pas baisser leur curiosité et à corner les livres ! On jubile. On admire l’élégance et l’humour du Design Paprika de la couverture et de toutes celles de la collection du reste. Au fur et à mesure de la lecture de N’oublie pas, s’il te plaît, que je t’aime (la confession de Philippe surtout) on prendra conscience de la justesse de l’illustration : l’évocation que le désir d’écriture se confond avec le désir qu’on ressent pour l’Autre, ce semblable.

Rimbaud n’est pas l’auteur des Illuminations

Ecrit par Eddie Breuil , le Lundi, 27 Octobre 2014. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

L’histoire de la littérature est faite d’erreurs, de rectifications, qui mettent parfois du temps à être admises. Un cas simple : les Illuminations, ce recueil non autorisé constitué par des éditeurs rassemblant des textes épars qui arrivaient sous leur main, et dont le contenu a beaucoup varié. Les manuscrits ont été́ copiés par les poètes Germain Nouveau et Arthur Rimbaud. Ils portent l’écriture des deux poètes et ne sont pas signés. Les universitaires ont décrété́ que Rimbaud était l’auteur et Nouveau le copiste maladroit. Pourquoi ? Et pourquoi pas l’inverse ? Rimbaud, le génie, pouvait-il s’abaisser au simple rôle de copiste ? Depuis peu, on sait que Rimbaud avait déjà endossé le rôle du copiste à la même époque. Pourquoi cette hypothèse selon laquelle Nouveau serait l’auteur n’a pas été́ retenue ? D’autant plus que les manuscrits de la main de Rimbaud montrent des signes évidents de copiste. L’étude que nous présentons prochainement présente suffisamment de garanties pour nous permettre d’affirmer sereinement :

Non ! Rimbaud n’est pas l’auteur des Illuminations !