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Etudes

Elizabeth Von Arnim ou une échappée hors des convenances

Ecrit par Marie-Pierre Fiorentino , le Samedi, 24 Janvier 2015. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

« Un homme, au moins, est libre (…)

Mais une femme est empêchée continuellement (…)

Sa volonté, comme le voile de son chapeau

retenu par un cordon, palpite à tous les vents ;

il y a toujours quelque désir qui entraîne,

quelque convenance qui retient ».

Flaubert, Madame Bovary

 

Elizabeth von Arnim connaît le succès dès son premier livre, Elizabeth et son jardin allemand (1898), prolongé un an après par L’été solitaire. La narratrice, qui se confond avec l’auteur, raconte quelques-unes de ses années passées en Poméranie à tenter d’apprivoiser le sol de son domaine mais aussi son propriétaire de mari. Celui-ci est surnommé l’Homme de Colère et leurs trois filles sont le Bébé d’avril, le Bébé de mai, le Bébé de juin.

Marcel Duchamp ou le Grand fictif : essai de mythanalyse du « Grand verre », Jean Clair

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mercredi, 10 Décembre 2014. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

 

Marcel Duchamp ou le Grand fictif : essai de mythanalyse du « Grand verre », Jean Clair, Éd. Apostasis, 160 pages, 20 €

(le commander : apostasis.com)*

 

Le Grand Verre, qui a pour nom originel : La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, est une œuvre éminemment complexe, cryptique, onirique, de Duchamp, composée de deux panneaux de verre assemblés, œuvre qui a occupé l’artiste plus de dix ans, dès 1912, et qu’il a laissée inachevée en 1923.

Rimbaud n’est pas l’auteur des Illuminations

Ecrit par Eddie Breuil , le Lundi, 27 Octobre 2014. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

L’histoire de la littérature est faite d’erreurs, de rectifications, qui mettent parfois du temps à être admises. Un cas simple : les Illuminations, ce recueil non autorisé constitué par des éditeurs rassemblant des textes épars qui arrivaient sous leur main, et dont le contenu a beaucoup varié. Les manuscrits ont été́ copiés par les poètes Germain Nouveau et Arthur Rimbaud. Ils portent l’écriture des deux poètes et ne sont pas signés. Les universitaires ont décrété́ que Rimbaud était l’auteur et Nouveau le copiste maladroit. Pourquoi ? Et pourquoi pas l’inverse ? Rimbaud, le génie, pouvait-il s’abaisser au simple rôle de copiste ? Depuis peu, on sait que Rimbaud avait déjà endossé le rôle du copiste à la même époque. Pourquoi cette hypothèse selon laquelle Nouveau serait l’auteur n’a pas été́ retenue ? D’autant plus que les manuscrits de la main de Rimbaud montrent des signes évidents de copiste. L’étude que nous présentons prochainement présente suffisamment de garanties pour nous permettre d’affirmer sereinement :

Non ! Rimbaud n’est pas l’auteur des Illuminations !

Illuminations : un recueil fantasmé et forcé

Ecrit par Eddie Breuil , le Mercredi, 22 Octobre 2014. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

La plupart des éditions des Illuminations reconnaissent qu’il s’agit d’un recueil dont l’histoire éditoriale est problématique. Il semble que la plupart des textes qui composeront le recueil ont été remis en 1875 à Stuttgart par Arthur Rimbaud à Paul Verlaine pour Germain Nouveau. Les documents passeront par plusieurs mains, avant d’être publiés dans un étonnant mélange de vers et de proses en 1886, onze ans après la transmission, par des éditeurs étrangers au projet initial.

Lorsqu’il est question de ce dossier de Stuttgart, une des erreurs les plus fréquentes est de désigner une partie de ces textes comme « le manuscrit des Illuminations ». Henry de Bouillane de Lacoste adopte déjà cette formulation dans son édition critique de 1949, bien qu’il remarque que « les autographes des Illuminations sont de plusieurs écritures différentes, qui vont de la fin de 1873 ou du début de 1874 à 1875 » (1) et qu’« il est clair que toutes ces proses étant sans lien entre elles, leur ordre importe peu, et qu’un classement en vaut un autre » (2).

Robert Longo : la beauté du désastre

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Samedi, 18 Octobre 2014. , dans Etudes, Les Dossiers, La Une CED

 

Vers quel horizon invisible flotte ce regard vide ; quel rêve ou quelle pensée hante ce front somnolent ? De quoi parlerait cette bouche ainsi cachetée ? De résurrection ou de néant ?, Théophile Gautier, Articles et chroniques (Salon de 1849)

 

Solitude urbaine

Nous avons choisi, à cause de notre période troublée et de l’acuité des artistes à se rendre maîtres de ces sujets, d’écrire une courte étude et d’aborder l’œuvre originale de Robert Longo. En effet, ce plasticien américain, né à Brooklyn le 7 janvier 1953, prélève des images de l’environnement d’un monde qui s’écroule, se délite, d’où l’individu est spolié, rendu maillon d’une chaîne d’objets de consommation courante.