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Les Dossiers

Marcel Duchamp ou le Grand fictif : essai de mythanalyse du « Grand verre », Jean Clair

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mercredi, 10 Décembre 2014. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

 

Marcel Duchamp ou le Grand fictif : essai de mythanalyse du « Grand verre », Jean Clair, Éd. Apostasis, 160 pages, 20 €

(le commander : apostasis.com)*

 

Le Grand Verre, qui a pour nom originel : La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, est une œuvre éminemment complexe, cryptique, onirique, de Duchamp, composée de deux panneaux de verre assemblés, œuvre qui a occupé l’artiste plus de dix ans, dès 1912, et qu’il a laissée inachevée en 1923.

Wanted dead or alive : Achdé le dessinateur pas solitaire de l’Ouest

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 08 Décembre 2014. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

Entretien avec Achdé, samedi 15 novembre 2014, festival Bédéciné d’Illzach.

Morris avait donné naissance, il y a déjà 68 ans de cela, à un célèbre cow-boy se dirigeant vers le soleil couchant sur son fidèle destrier, le bien nommé Jolly Jumper. À sa disparition, Lucky Luke avait troqué sa cigarette contre un brin d’herbe et, avec ses compagnons dessinés, se retrouvait orphelin. Par chance pour ses fans et lecteurs, les éditions Dargaud n’abandonnèrent pas le tireur plus rapide que son ombre et lui proposèrent un père de substitution, un parrain au grand cœur prêt à poursuivre ses aventures, dans le respect de l’univers, des valeurs et des images créés par Morris.

Achdé était arrivé, sans se presser ; et il œuvre depuis douze ans à faire vivre ce petit et grand monde de l’Ouest, empli de références, d’humour, où la tragédie du western qui plane, tels les vautours sarcastiques de la série, n’empêche jamais un gag ou un bon mot, et où l’homme de justice triomphe toujours du crime et des criminels, même des plus comiques. En collaboration avec Laurent Gerra ou Daniel Pennac et Tonino Benacquista, il a publié 5 tomes des Nouvelles Aventures de Lucky Luke. En solo, il a créé la série des Kid Lucky qui compte 2 tomes à l’heure actuelle ; série où les plus jeunes lecteurs découvrent un Luke qui leur ressemble et qui les initie à l’univers de Morris. Créativité et respect de la tradition d’un côté, créativité et sens profond de l’esprit d’enfance de l’autre.

Bilingue - Do not go gentle into that good night (1951), Dylan Thomas (1914-1953)

Ecrit par Line Audin , le Samedi, 06 Décembre 2014. , dans Les Dossiers, La Une CED, Documents

 

Do not go gentle into that good night,

Old age should burn and rave at close of day ;

Rage, rage against the dying of the light.

 

Though wise men at their end know dark is right,

Because their words had forked no lightning they

Do not go gentle into that good night.

 

Good men, the last wave by, crying how bright

Their frail deeds might have danced in a green bay,

Rage, rage against the dying of the light.

L’avant-scène théâtre : la trace écrite du théâtre vivant

Ecrit par Marc Michiels (Le Mot et la Chose) , le Jeudi, 04 Décembre 2014. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

Après une longue période de direction de Robert Chandeau et Jacques Charrière, Christian Dupeyron leur succède, rejoint ensuite par Bernard Loiseau puis Élie Schulmann. Danielle Dumas prend alors les rênes de L’avant-scène théâtre en 1986, jusqu’en 2001, mais reste Rédactrice en chef jusqu’en 2004, date à laquelle le critique dramatique et directeur de journaux Philippe Tesson reprend la revue. Il imagine alors une nouvelle formule en poursuivant plus que jamais sa vocation d’accompagner le théâtre de son temps.

 

Marc Michiels pour Le Mot et la Chose a donné la parole à Olivier Celik, Directeur délégué, Rédacteur en chef, et Violaine Bouchard, Secrétaire de rédaction.

Lever de rideau !

 

Le Mot et la Chose : Olivier, qu’est-ce qui vous a mené dans votre parcours à occuper les fonctions de Directeur délégué et Rédacteur en chef et comment voyez-vous l’évolution du métier, notamment dans l’univers théâtral ?

Les Degrés de l’incompréhension, Max de Carvalho

Ecrit par Didier Ayres , le Vendredi, 07 Novembre 2014. , dans Les Dossiers, La Une CED, Documents

 

Les Degrés de l’incompréhension, Max de Carvalho, éd. Arfuyen, octobre 2014, 158 pages, 14€

 

« alors l’heure en elle-même s’efface »

Comment aborder l’étude de ce beau livre des Cahiers d’Arfuyen, qui sort de la plume de Max de Carvalho, le traducteur de Herberto Hélder, le grand poète portugais ? Oui, comment en venir à l’essentiel, à ce qui reste de l’écume du temps et du poème ? Comment décrire le précipité – au sens des sciences physiques – des sentiments que j’ai éprouvé à la lecture de ce recueil de vers ? Et bien d’abord en regardant la scansion, comment l’ouvrage est élaboré en parties, titres, sous-parties, sous-titres qui, pour finir, dresse un tableau d’aspect proustien, qui m’a beaucoup touché.