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Les Dossiers

« Black Whidah », entretien avec Jack Küpfer

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 13 Janvier 2015. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

« Les esprits de Whidah envahissent le fort, prennent possession de chaque parcelle de silence, les Esprits de Whidah dansent comme des lueurs se flairant dans la nuit…

Il m’est impossible d’évoquer mon arrivée à Whidah sans éprouver une violente émotion. Cette aventure a ébranlé mes nerfs pendant des mois entiers, projetant autour de moi une ombre d’inexplicable terreur.

Whidah… c’est dans ce fort isolé, et pourtant bien trop accessible, que j’eus le malheur de côtoyer les milieux les plus brutaux et les plus pervers qu’il m’eût été donné de fréquenter.

Whidah… c’est ce lieu solitaire, étranglé par les racines de la forêt de Kpassé, où les esclaves sont embarqués pour les Amériques, et plus précisément vers le Brésil, pour travailler dans les plantations et dans les mines » (Quatrième de couverture).

Black Whidah est déjà sorti en Suisse romande et sera disponible en France à partir du 6 janvier 2015

Yvain ou le Chevalier au Lion et Lancelot ou le Chevalier de la Charrette, Chrétien de Troyes

Ecrit par Elisa Amaru , le Lundi, 12 Janvier 2015. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

 

Yvain ou le Chevalier au Lion et Lancelot ou le Chevalier de la Charrette, Chrétien de Troyes, illustrés par la peinture préraphaélite, Diane de Selliers Editeur, La grande collection, traduit du français ancien par Philippe Walter et Daniel Poirion, sous coffret illustré, octobre 2014, 448 pages, 195 € jusqu’au 31 janvier 2015 (230 € ensuite)

 

Oyez, oyez gentes dames et gents damoiseaux ! Après avoir jeté l’an dernier un éclairage nouveau sur le classique d’Erasme, Eloge de la folie, illustré par les peintres de la Renaissance du Nord, les éditions Diane de Selliers s’attellent désormais à illustrer le patrimoine chevaleresque français de la fin du 12e siècle, et quel patrimoine !

Journées de Lyon des auteurs de théâtre 2014 - Rencontre avec David Léon

Ecrit par Marie du Crest , le Lundi, 15 Décembre 2014. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

Les journées de Lyon des auteurs de théâtre constituent désormais un moment phare de la vie et de l’édition du théâtre contemporain. En effet, elles organisent le plus important concours d’écriture dramatique d’expression francophone. Cette année, le jury a retenu six textes dont celui de David Léon, Un jour nous serons humains, publié aux éditions Espaces 34. Le 28 novembre, la médiathèque de Vaise à Lyon accueille David Léon pour une mise en espace de son texte Un jour nous serons humains. A cette occasion, je m’entretiens avec lui de son parcours et de son travail d’auteur dramatique.

 

Marie du Crest : Tout d’abord, quel sens donnez-vous à votre participation aux journées de Lyon ?

 

David Léon : C’est la première fois que je participe aux Journées de Lyon. Par le passé, je leur ai envoyé plusieurs de mes textes. L’année dernière, Sauver la peau a été repéré. C’est en tout cas une manifestation importante de la vie théâtrale d’aujourd’hui qui met en lumière mon texte. Cet éclairage permet à la fois une reconnaissance auprès des professionnels mais aussi d’un public élargi. Et cette reconnaissance est relayée au niveau national.

Marcel Duchamp ou le Grand fictif : essai de mythanalyse du « Grand verre », Jean Clair

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mercredi, 10 Décembre 2014. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

 

Marcel Duchamp ou le Grand fictif : essai de mythanalyse du « Grand verre », Jean Clair, Éd. Apostasis, 160 pages, 20 €

(le commander : apostasis.com)*

 

Le Grand Verre, qui a pour nom originel : La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, est une œuvre éminemment complexe, cryptique, onirique, de Duchamp, composée de deux panneaux de verre assemblés, œuvre qui a occupé l’artiste plus de dix ans, dès 1912, et qu’il a laissée inachevée en 1923.

Wanted dead or alive : Achdé le dessinateur pas solitaire de l’Ouest

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 08 Décembre 2014. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

Entretien avec Achdé, samedi 15 novembre 2014, festival Bédéciné d’Illzach.

Morris avait donné naissance, il y a déjà 68 ans de cela, à un célèbre cow-boy se dirigeant vers le soleil couchant sur son fidèle destrier, le bien nommé Jolly Jumper. À sa disparition, Lucky Luke avait troqué sa cigarette contre un brin d’herbe et, avec ses compagnons dessinés, se retrouvait orphelin. Par chance pour ses fans et lecteurs, les éditions Dargaud n’abandonnèrent pas le tireur plus rapide que son ombre et lui proposèrent un père de substitution, un parrain au grand cœur prêt à poursuivre ses aventures, dans le respect de l’univers, des valeurs et des images créés par Morris.

Achdé était arrivé, sans se presser ; et il œuvre depuis douze ans à faire vivre ce petit et grand monde de l’Ouest, empli de références, d’humour, où la tragédie du western qui plane, tels les vautours sarcastiques de la série, n’empêche jamais un gag ou un bon mot, et où l’homme de justice triomphe toujours du crime et des criminels, même des plus comiques. En collaboration avec Laurent Gerra ou Daniel Pennac et Tonino Benacquista, il a publié 5 tomes des Nouvelles Aventures de Lucky Luke. En solo, il a créé la série des Kid Lucky qui compte 2 tomes à l’heure actuelle ; série où les plus jeunes lecteurs découvrent un Luke qui leur ressemble et qui les initie à l’univers de Morris. Créativité et respect de la tradition d’un côté, créativité et sens profond de l’esprit d’enfance de l’autre.