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Les Dossiers

Trois gouttes de sang et un nuage de coke - Entretien avec Quentin Mouron

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 23 Octobre 2015. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

« Le ton est vif, le style léché. A mi-chemin entre le roman social et le thriller, Trois gouttes de sang et un nuage de coke laisse le lecteur sans voix » (quatrième de couverture).

 

Valérie Debieux : Quentin Mouron, dans « Trois gouttes de sang et un nuage de coke », l’un de vos personnages, un romancier, dit : « Vous ne vous figurez pas le nombre de faces de gland qui s’apportent à mes séances de signature pour m’expliquer comment j’aurais dû écrire mon livre, comment je dois écrire les prochains et comment je suis censé être, moi, humainement ». Pareille situation vous est-elle déjà arrivée ?

Quentin Mouron : Absolument ! J’ai d’abord pensé que c’était à cause de mon jeune âge… Mais tous les écrivains que j’ai interrogés ont vécu cela au moins une fois. Et cela ne concerne pas que les écrivains ! Chez l’homme, la volonté est forte de poser en professeur, peu importe la matière, peu importe les compétences réelles !

La Forêt d’Apollinaire, Christian Libens / Les Forêts de Ravel, Michel Bernard

Ecrit par Michel Host , le Jeudi, 15 Octobre 2015. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

Une lecture est une aventure personnelle, sinon « à quoi bon ? »

Michel Host

 

Dans Les Hautes Fagnes

en 1899

« Marche le gars ! Marche en gaîté,

Ce calme jour d’un calme été,

Où, sauf la source, tout se tait ».

Guillaume Apollinaire

Bordeaux, la mémoire des pierres, entretien avec Jean-Michel Devésa

Ecrit par Valérie Debieux , le Mercredi, 14 Octobre 2015. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

Un homme de soixante-treize ans, François Lister, arpente Bordeaux à la recherche de sa jeunesse et de son premier amour, cinquante et un ans après l’avoir quitté. Il n’y croise que des spectres, réactivant ses souvenirs dans un quartier, Saint-Michel, qui n’est plus aux couleurs de l’Espagne républicaine de ses vingt ans. Rencontrée par hasard dans un café, Rosario Paradis s’attache immédiatement à lui. Elle s’escrime à rédiger une thèse d’histoire de l’art qu’elle finance par-delà le bien et le mal, entre peep-show et prostitution occasionnelle. Immergé dans sa mémoire, Lister comprend que, depuis Goya et sa Laitière de Bordeaux, c’est la même chimère qui parcourt la ville. Quand il saisit que pour lui l’heure a sonné d’embrasser la novia de la muerte, il rompt définitivement les amarres.

Quatrième de couverture

 

Valérie Debieux : Dans votre roman remarquablement construit, « Bordeaux la mémoire des pierres », le personnage principal, François Lister, revient en cette ville en 2012 après l’avoir quittée en 1962. Ce récit revêt un caractère autobiographique. Qu’est-ce qui vous a incité à en entreprendre l’écriture ?

A propos de "Langage, histoire une même théorie", Henri Meschonnic

Ecrit par Arnaud Le Vac , le Samedi, 10 Octobre 2015. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

Langage, histoire une même théorie

 

« La question du sens et de l’histoire sont inextricablement liées ».

 

La poétique pour l’historicité, et pour le politique, et pour le langage, et pour l’éthique, et pour aujourd’hui, composé sur près de trente ans par son auteur, Henri Meschonnic, et préfacé par Gérard Dessons, a été publié en 2012 aux éditions Verdier, sous le titre Langage, histoire une même théorie. L’ouvrage, véritable ensemble de l’activité théorique de Meschonnic, demeure par sa radicalité de pensée (semblable en cela à Etre et temps et à l’Etre et le néant), un livre majeur de la pensée du XXe siècle, appelé à devenir aujourd’hui un classique de la pensée du XXIe siècle.

La part des flammes, entretien avec Gaëlle Nohant

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 09 Octobre 2015. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

« Gaëlle Nohant se consacre à l’écriture depuis une dizaine d’années. Inspirée notamment par Dickens et par les écrivains victoriens, cette jeune femme qui construit le canevas de sa narration à partir d’une base documentaire importante, défend une littérature à la fois exigeante et populaire » (www.gaellenohant.com).

 

Valérie Debieux : Gaëlle Nohant, au travers de l’un de vos entretiens, j’ai appris que lorsque vous écriviez, vous aimiez vous documenter, et ce, pour mieux laisser votre part d’imagination s’envoler et prendre le dessus. On vous sent très perfectionniste – je dirais même plus, stakhanoviste –  dans votre façon de travailler. A vous lire, on ressent que le souci du détail est très important. Vous avez consacré quatre années de votre existence pour écrire « La Part des flammes », votre dernier ouvrage, unanimement apprécié par la critique et vos lecteurs. Dans un projet d’une telle envergure et à force de côtoyer longuement ses personnages, est-ce que l’on ne finit pas par s’ennuyer d’eux lorsqu’on les quitte ?