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Côté Arts

Les Moments forts (4) : Egon Schiele à Vienne, par Matthieu Gosztola

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mercredi, 28 Février 2018. , dans Côté Arts, Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Passant, à l’Albertina, dans un cérémonieux regard, d’une œuvre à l’autre, nous prend un frisson. Nous sommes devenus mousse, forêt. Et une rigole d’eau – ce frisson – caresse (un peu plume) la mousse de notre corps intérieur (ouvert aux vents enchanteurs qui, légèrement, rudoient : vents de nos Mille Nuits, de nos Mille et Une Nuits). Marchant d’une œuvre à l’autre, nous permettons à notre œil d’être : ce qui écoute. Regardons, écoutons : exquise, déroutante, dérangeante fragilité de ce qui se dit sans affectation. Sans pose. Dans la nudité du premier jour et de la première nuit : dans la nudité nue, de l’enfance éblouie et de la mort (Duras est en étreinte, sans le savoir peut-être, avec Schiele). Sans pose aucune ? Sans même user du langage (d’un quelconque langage). Fragilité accomplie de ce qui se montre sans parer cette monstration, sans la recouvrir, geste social, au moyen d’un voile aux couleurs délavées mais se voulant intenses quoique moirées (les atours du convenu). Beauté certaine de ce qui se montre jusque dans la mort, laquelle perce dans la vie organique : les os, les tendons, le sexe comme une blessure.

Les Moments forts (3) : Vermeer au Louvre (expo à ne pas rater !), par Matthieu Gosztola

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mardi, 28 Mars 2017. , dans Côté Arts, Les Chroniques, La Une CED

 

Vermeer et les maîtres de la peinture de genre

Paris, musée du Louvre, 22 février / 22 mai 2017

 

Même si les conditions de visite de cette exposition sont quelque peu déplorables, et même si le choix des œuvres donne envie de retourner au Mauritshuis, pour y admirer notamment La Jeune fille à la perle et la Vue de Delft, qui à ma connaissance ne voyagent jamais*, cette exposition est un événement. Pensez : douze Vermeer sont présents ! Pensez à réserver, ici (la réservation par créneau horaire est obligatoire).

Un peu de beauté (4ème et dernière partie)

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Vendredi, 26 Juin 2015. , dans Côté Arts, Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

Réalisme symbolique (19ème siècle)

Portrait de la sœur de l’artiste (1887, 96x74,5 cm) (1) de Fernand Khnopff (1858-1921)

Quand l’artiste Fernand Khnopff peint sa sœur Marguerite, son double, une jeune fille énigmatique apparaît, en pied, dans une robe immaculée. 400 ans plus tard, telle La Dame à la Licorne de Raphaël, elle ne nous livre qu’une part d’elle, une bouche fermée, un regard fuyant et un visage tourné sur le côté. Elle tient son bras ganté, ne dénude aucune partie de sa chair. La couture du milieu de la robe suture le buste, la poitrine haute. Tous les blancs – de l’ivoirin des longs gants au laiteux de l’étoffe – sont traités de manière liliale. La sœur inspiratrice du Beau s’élève comme une colonne lactescente, dans un environnement clair où, à la hauteur du cœur, un objet rond, en or, est accroché au mur.

Un peu de beauté (1ère partie)

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Vendredi, 05 Juin 2015. , dans Côté Arts, Les Dossiers, La Une CED

 

 

« Est beau ce qui est connu sans concept comme objet d’une satisfaction nécessaire »

(Critique de la faculté de juger, Emmanuel Kant)

 

« Sans doute des jeunes gens avaient surgi qui aimaient aussi la peinture mais une autre peinture, et qui n’avaient pas comme Swann, comme M. Verdurin, reçu des leçons de goût de Whistler, des leçons de vérité de Monet, leur permettant de juger Elstir avec justice. Aussi celui-ci se sentait-il plus seul à la mort de M. Verdurin avec lequel il était pourtant brouillé depuis tant d’années, et ce fut pour lui comme un peu de la beauté de son œuvre qui s’éclipsait avec un peu de ce qui existait, dans l’univers, de conscience de cette beauté »

(Le Temps retrouvé, Marcel Proust)

Backstage Cirque du Soleil

Ecrit par Elisa Amaru , le Lundi, 20 Avril 2015. , dans Côté Arts, Les Dossiers, La Une CED

 

Backstage Cirque du Soleil, éd. Assouline, mars 2015, photographies Véronique Vial, préface Guy Laliberté, éd. bilingue français-anglais, 200 ill., 232 pages, 65 €

 

Les éditions Assouline célèbrent le 30e anniversaire du Cirque du Soleil avec un beau livre en forme d’hommage. L’occasion d’un retour en images solaire qui lève le rideau sur les artisans du rêve avec plus de 200 clichés rares ou inédits de la photographe Véronique Vial, qui signe ici son 6e livre photo sur la plus mythique des troupes circassiennes !

Complice des aventures backstage du Cirque du Soleil depuis 25 ans lors du spectacle Nouvelle Expérience, la française Véronique Vial s’installe à cette période à Los Angeles, en 1989, une ville qu’elle dit avoir choisi « pour sa lumière ». Elle poursuit : « à l’époque, un magazine m’avait envoyé faire un reportage au cirque et je suis tombée amoureuse de la troupe et de tout le chapiteau ! »