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Côté Arts

Max Rouquette ou la liberté de l’imaginaire Exposition de la Médiathèque centrale Émile Zola, Montpellier

Ecrit par Martine L. Petauton , le Lundi, 23 Février 2015. , dans Côté Arts, Les Chroniques, La Une CED

 

Très belle expo de Zola cet hiver, donnant, comme toujours ici, l’envie de lire, de découvrir plus loin, et, surtout, fournissant cette pépite si rare : un moment de pur bonheur, au milieu de documents précieux, de photos émouvantes, bercés par – voix off – cette langue, cette musique ! occitane qui est l’autre nom de Max Rouquette. 10 ans après sa mort, l’hommage est réussi ; beau, émouvant, porteur de la liberté de la poésie, magique, universel ; on peut sans craindre penser qu’il aurait aimé !

L’homme des vieilles pierres de Montpellier, mais aussi des garrigues et de leurs animaux : « Ara es vengut lo tems de la becassa / », traduisant Joseph d’Arbaud ; du Larzac mystérieux ; « il était une fois… / Là passe le grand vent de Dieu/ »… l’enfant écoutant les contes d’ici dans leur étrange langue, pour tellement plus tard – enfin, pas tant que ça – nous les redonner en poèmes ; le jeune médecin arpentant son pays d’Oc des ruelles de la ville, aux murailles de son Argelliers perché au-dessus des vignes…

La visibilité de l’image, Histoire et perspectives de l’esthétique formelle, Lambert Wiesing

Ecrit par Marc Michiels (Le Mot et la Chose) , le Mardi, 17 Février 2015. , dans Côté Arts, Les Chroniques, La Une CED

 

La visibilité de l’image, Histoire et perspectives de l’esthétique formelle, Lambert Wiesing, éd. Vrin, décembre 2014, traduit de l’allemand par Carole Maigné, 320 pages, 30 €

Qu’est-ce que la Beauté ?, René Villemure, Ebook, 2011

http://www.chasseursdetendances.net/ http://www.ethique.net/index.php/fr/

Photos ebook reproduites, Marc Michiels

 

Qu’est-ce que la Beauté ? / La visibilité de l’image, Editions Vrin

 

« La chair du monde décrit la visibilité et le devenir visible des choses même ».

B. Waldenfels

Introduire un peu d’art dans nos sentiments, Jean-Paul Michel

Ecrit par Didier Ayres , le Jeudi, 12 Février 2015. , dans Côté Arts, Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

« Le prix qu’il faut payer pour la réalité »

Je me retrouve rarement devant un livre sans un sentiment particulier pour l’auteur, car j’aime voir l’homme formulé derrière le livre. Ici, encore, avec ce livre de Jean-Paul Michel, qui investit le discours en philosophe et en poète, je ressens une personne investie par Hegel et Marx, jusqu’en ces temps d’aujourd’hui.

Enfants intrépides des Lumières, Hegel, Marx, Comte avaient nourri des optimismes conquérants. Les procès de Moscou d’un côté, Auschwitz d’un autre, Hiroshima enfin opposèrent une dure contrepartie à ces rêveries.

C’est là le cœur du livre. Et quelle mesure violente pour un poète que d’avoir sa pensée payée au tribut politique du siècle finissant, avec son euphorie dialectique et ses cauchemars guerriers. Mais rien de manichéen dans la conception de ce vêtement de discours. Plutôt des nuances, des oppositions de bloc et de détails, avec cette impression de la chimère du Baudelaire des Petits poèmes en prose, et des lumières contrastées sur les oppositions dialectiques de la pensée.

Japonismes, Collectif sous la direction d’Olivier Gabert

Ecrit par Marc Michiels (Le Mot et la Chose) , le Vendredi, 23 Janvier 2015. , dans Côté Arts, Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

Japonismes, Collectif sous la direction d’Olivier Gabert, Flammarion, Décembre 2014, 240 pages, 55 €

« Le japonisme est en train de révolutionner l’optique des peuples occidentaux »,

Edmond et Jules de Goncourt. Journal. Mémoires de la vie littéraire, tome II (1866-1886), Paris, Robert Laffont, 1989

 

C’est au cœur de trois collections muséales françaises (le musée d’Orsay, le musée Guimet et le musée des Arts décoratifs) que l’ouvrage Japonismes et les éditions Flammarion ont puisé aux sources des différents courants d’art du Japon. Ainsi, le livre se déroule selon un fil chronologique. Non pas pour établir des classements thématiques, mais pour mettre en évidence le long continuum des expressions diverses, par des instants fragmentés, donnant une « photographie » d’ensemble de ce qu’a été l’assimilation par les différentes pratiques artistiques occidentales, pour en révéler les intentions majeures d’aspiration à la beauté, à la nouveauté, à la liberté : un éventail de tous les sens du japonisme qui se déploie sous nos yeux, comme un paravent de nos fantasmes, une soierie de nos désirs, flottant sur les corps de nos contradictions !

Notes de chevet, Sei Shōnagon

Ecrit par Marc Michiels (Le Mot et la Chose) , le Samedi, 17 Janvier 2015. , dans Côté Arts, Les Chroniques, La Une CED

Notes de chevet, Sei Shōnagon, illustrées par Hokusai, éd. Citadelles & Mazenod, coll. Littérature illustrée, 300 ill. couleur, reliure japonaise, sous coffret, octobre 2014, 352 pages, 179 €

« Un bateau dont la voile est hissée.

L’âge des gens.

Le printemps, l’été, l’automne et l’hiver ».

Note 132 : Choses qui ne font que passer, in. Notes de chevet, de Sei Shōnagon

Nées en 1936, les éditions Mazenod ont développé pendant une vingtaine d’années une exceptionnelle collection monographique, « La Galerie des hommes célèbres », dirigée par des hommes comme Raymond Queneau, Maurice Merleau-Ponty. En 1984, François de Waresquiel fait suite à Lucien Mazenod à la tête des éditions, rebaptisées quelques années plus tard Citadelles & Mazenod. La maison compte aujourd’hui une douzaine de collections, parmi lesquelles Les Phares, Livres exceptionnels, L’art et les grandes civilisations, Art et Nature… Il faut rendre hommage à la vision du monde et des arts des éditions Citadelles & Mazenod, qui témoigne d’un souci continu de qualité et d’exigence. A ce titre, voici encore un magnifique titre, paru dans la collection « Littérature illustrée », les Notes de chevet, relié à la japonaise, appelé aussi Ito Kagari Toji au Japon.