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Festival du livre « D’une mer à l’autre », de Collioure

Ecrit par Marc Ossorguine , le Lundi, 01 Septembre 2014. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

Que l’on considère le festival du livre de Collioure comme la dernière manifestation littéraire de l’été ou la première de la rentrée, peu importe au fond, la vraie originalité de ce festival c’est qu’il est à la fois marin, catalan et littéraire.

Catalan, car nous sommes en terre catalane, et il y aura des invités venus de Barcelone. Marin et littéraire car ouvert sur la grande bleue et au-delà et attentif à l’avenir du livre et de l’édition. Cet enracinement et cette ouverture sont deux des fils conducteurs de ce festival qui fait peau neuve, avec une nouvelle équipe et un nouveau calendrier.

Au programme de ce nouveau cru, soigneusement élaboré, le centenaire d’un enfant d’adoption du pays, l’écrivain Patrick O’Brian qui adopta Collioure dès 1949 et qui y repose aujourd’hui avec son épouse. Si ses premiers romans et nouvelles publiés l’ont été dès les années 30, sous son « vrai » nom, Patrick Russ (romans maritimes, mais aussi de voyage ou d’espionnage), c’est sur les bords de la grande bleue avec un pseudonyme irlandais qu’il écrivit les aventures maritimes et napoléoniennes du Capitaine Jack Aubrey et de son médecin de bord, Stephen Maturin.

Rencontre avec Diane de Selliers, chevalier d’Art et de belles Lettres

Ecrit par Elisa Amaru , le Mardi, 26 Août 2014. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

Les Editions Diane de Selliers voient la vie en bleu. C’est désormais depuis leur nouvelle adresse, rue Bonaparte, dans le 6e arrondissement de Paris, que la maison de renommée mondiale pour la qualité de ses livres d’art poursuit son expansion et ses multiples projets. Femme d’esprit et de cœur, portée par une mission unique, garante d’élévation humaine, Diane de Selliers est l’âme et l’histoire du lieu. Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres, Chevalier de la Légion d’honneur, membre du Cercle de l’Union interalliée, elle incarne le dialogue de l’art et de la littérature aux quatre coins du globe. 22 ans après son premier ouvrage édité sous son nom, Diane de Selliers pourrait se reposer sur ses lauriers…

Ce serait la méconnaître. Non contente d’avoir intégré, en 2009, le prestigieux Comité Colbert, la maison d’édition caresse de son aile l’universalité de sa vocation, avec la fondation d’un « Institut Diane de Selliers pour la recherche en histoire de l’art ». Des idéaux humanistes qui forment l’aboutissement d’un cheminement singulier entrepris de longue date. Le Mot et la Chose est parti à la rencontre d’une femme et d’une éditrice hors-normes. Entretien exclusif.

Théâtre Le Poche à Genève, une saison qui scintille

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 30 Mai 2014. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

La saison 2014-2015 au Théâtre Le Poche à Genève promet un cocktail explosif ! Françoise Courvoisier vient de présenter à la presse la concoction de sa dernière année en tant que directrice et il y en aura pour tous les goûts ! Des acteurs, fraîchement sortis d’une école de théâtre, aux plus cotés du moment, ils seront là pour nous émouvoir, nous émoustiller, nous surprendre, nous interroger et nous divertir avec humour, sensibilité et intelligence.

 

Et la saison va démarrer avec Fever à la vie à la mort, une adaptation libre de La Fièvre du samedi soir, écrite et mise en scène par Attilio Sandro Palese.

« Sandro Palese donne la parole à ces jeunes un peu paumés, en quête de sens et de sensualité, dans un monde qui ne leur donne aucune réponse. Mais cette histoire dessine aussi la rencontre profonde et authentique de Tony et Stéphanie, deux individus solitaires pour lesquels l’amour sera peut-être un début de réponse ».

Du 13 septembre au 3 octobre 2014

Des souris et des hommes, au Théâtre du Jorat

Ecrit par Valérie Debieux , le Lundi, 26 Mai 2014. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

 

Des souris et des hommes, au Théâtre du Jorat et en tournée depuis 12 ans…

 

« The best laid schemes o’mice an’men gang aft a-gley »

Robert Burns (1759-1796)

 

Des souris et des hommes ne laisse personne indifférent. Rien d’étonnant à ce que Philippe Ivancic (Lennie) et Jean-Philippe Evariste (George) soient sur les routes, de théâtre en théâtre, tout comme les protagonistes allaient de ferme en ferme. Le génie de Steinbeck et le talent de ces comédiens réunis font de cette pièce un triomphe.

« Andromaque 10-43 » par Jean Racine

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 20 Mai 2014. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

« L’ordre ancien est jaloux : il maintient. C’est l’ordre de la Fidélité […] ; son immobilité est consacrée par un rite, le serment. Andromaque a juré fidélité à Hector, Pyrrhus s’est engagé solennellement envers Hermione. […] De la destruction de l’ancienne Loi […], Pyrrhus veut tirer non seulement un nouvel ordre d’action, mais aussi une nouvelle administration du temps, qui ne sera plus fondée sur le retour immuable des vengeances. […] Ce qui est cherché frénétiquement, c’est le bonheur, ce n’est pas la gloire, la réalité de la possession amoureuse, non sa sublimation » (Roland Barthes, Sur Racine, Paris, Le Seuil, 1963)

Audacieuse que cette nouvelle version d’Andromaque ! Elle en fait un spectacle plus que jubilatoire. Si Racine a longuement évolué dans les sphères proches du pouvoir en tant que membre de l’Académie française, les décors de cette mise en scène en montrent l’ambiance, ses coulisses et sa toute-puissance. Le lieu est particulier, semblable à un bunker et proche d’une salle de torture. Les rôles de Pylade et Phoenix ont été filmés ; ceux des confidents d’Andromaque et d’Hermione, alias Céphise et Cléone, ont été supprimés au profit de la nouvelle technologie et quelle réussite ! Avant même que le spectacle ne commence, une musique vibratoire ronronne de façon continue et annonce un climat à venir, lourd et chargé.