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Théâtre Le Poche à Genève, une saison qui scintille

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 30 Mai 2014. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

La saison 2014-2015 au Théâtre Le Poche à Genève promet un cocktail explosif ! Françoise Courvoisier vient de présenter à la presse la concoction de sa dernière année en tant que directrice et il y en aura pour tous les goûts ! Des acteurs, fraîchement sortis d’une école de théâtre, aux plus cotés du moment, ils seront là pour nous émouvoir, nous émoustiller, nous surprendre, nous interroger et nous divertir avec humour, sensibilité et intelligence.

 

Et la saison va démarrer avec Fever à la vie à la mort, une adaptation libre de La Fièvre du samedi soir, écrite et mise en scène par Attilio Sandro Palese.

« Sandro Palese donne la parole à ces jeunes un peu paumés, en quête de sens et de sensualité, dans un monde qui ne leur donne aucune réponse. Mais cette histoire dessine aussi la rencontre profonde et authentique de Tony et Stéphanie, deux individus solitaires pour lesquels l’amour sera peut-être un début de réponse ».

Du 13 septembre au 3 octobre 2014

Des souris et des hommes, au Théâtre du Jorat

Ecrit par Valérie Debieux , le Lundi, 26 Mai 2014. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

 

Des souris et des hommes, au Théâtre du Jorat et en tournée depuis 12 ans…

 

« The best laid schemes o’mice an’men gang aft a-gley »

Robert Burns (1759-1796)

 

Des souris et des hommes ne laisse personne indifférent. Rien d’étonnant à ce que Philippe Ivancic (Lennie) et Jean-Philippe Evariste (George) soient sur les routes, de théâtre en théâtre, tout comme les protagonistes allaient de ferme en ferme. Le génie de Steinbeck et le talent de ces comédiens réunis font de cette pièce un triomphe.

« Andromaque 10-43 » par Jean Racine

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 20 Mai 2014. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

« L’ordre ancien est jaloux : il maintient. C’est l’ordre de la Fidélité […] ; son immobilité est consacrée par un rite, le serment. Andromaque a juré fidélité à Hector, Pyrrhus s’est engagé solennellement envers Hermione. […] De la destruction de l’ancienne Loi […], Pyrrhus veut tirer non seulement un nouvel ordre d’action, mais aussi une nouvelle administration du temps, qui ne sera plus fondée sur le retour immuable des vengeances. […] Ce qui est cherché frénétiquement, c’est le bonheur, ce n’est pas la gloire, la réalité de la possession amoureuse, non sa sublimation » (Roland Barthes, Sur Racine, Paris, Le Seuil, 1963)

Audacieuse que cette nouvelle version d’Andromaque ! Elle en fait un spectacle plus que jubilatoire. Si Racine a longuement évolué dans les sphères proches du pouvoir en tant que membre de l’Académie française, les décors de cette mise en scène en montrent l’ambiance, ses coulisses et sa toute-puissance. Le lieu est particulier, semblable à un bunker et proche d’une salle de torture. Les rôles de Pylade et Phoenix ont été filmés ; ceux des confidents d’Andromaque et d’Hermione, alias Céphise et Cléone, ont été supprimés au profit de la nouvelle technologie et quelle réussite ! Avant même que le spectacle ne commence, une musique vibratoire ronronne de façon continue et annonce un climat à venir, lourd et chargé.

Les Fleurs du Mal de Baudelaire, Brigitte Fontaine & Areski Belkacem au Théâtre Le Poche à Genève

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 10 Mai 2014. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

« […] j’estime qu’il n’y a rien de plus extraordinaire, pour un acteur, que la versification baudelairienne, à cause de la constance des liens entre le sens avec la résonnance. Avec lui, on ne peut jamais être uniquement dans la forme, elle est toujours liée à la signification. […] Certains textes résonnent encore à notre époque de façon troublante, qu’il parle de charogne, de prostituée, ou même de sensualité ».

Françoise Courvoisier

Conception et mise en scène du spectacle

 

Les Fleurs du Mal, spectacle musical, permet de redécouvrir le plus grand recueil poétique de Baudelaire, passé maître dans l’image choc. Françoise Courvoisier a glissé avec intelligence et finesse des textes de Brigitte Fontaine qui se fondent parfaitement dans la prose du « poète maudit ». Robert Bouvier est par ailleurs profondément bouleversant dans l’interprétation de Prohibition et ne laisse d’aucun indifférent.

Quatre livres des Éditions Rougerie, 2014

Ecrit par Didier Ayres , le Mercredi, 07 Mai 2014. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

La Vie atteinte, Jean-François Mathé

Limons (variations), Laurence Breysse-Chanet

Au seuil de la nuit, Olivier Deschizeaux

La vie lointaine, Jean Maison

 

Lorsque je suis entré en possession des quatre derniers livres que publient les éditions Rougerie à Mortemart, je me suis dit que j’allais écrire quelque chose de cardinal. C’est donc avec cette pensée que j’ai organisé ma lecture et que je me suis penché sur les quatre recueils de poésie, appartenant en propre à la poésie contemporaine, domaine qui reste difficile d’accès, mais aisé si peu que l’on prenne l’habitude de se pencher sur cette dimension de la littérature d’aujourd’hui.