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Un Batman dans ta tête de David Léon

Ecrit par Marie du Crest , le Vendredi, 11 Avril 2014. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

La baignoire de Matthieu

Onzième

 

A Hélène Soulié

 

Il est entré, côté jardin, je l’ai vu passer près de moi, inconnu encore. Il est jeune homme en short, en tee-shirt et il marche pieds-nus comme s’il allait vers une plage du nord. Tout est noir comme chaque fois au théâtre mais une flaque sur le plateau s’anime des reflets rouges et jaunes d’un soleil, d’une lumière de projecteur. Hélène Soulié a fermé la porte de la salle.

Tourisme, littérature, culture : les Paris numériques et interactifs

Ecrit par Elisa Amaru , le Mardi, 04 Mars 2014. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

En 2014, beaucoup se cherchent parmi les professionnels de secteurs culturels détachés du tourisme, de la littérature, ou de l’information. Certains se trouvent. Ce sont des hommes, des femmes venus d’horizons lointains, de formations diverses, mais qui ont tous en commun la certitude d’être à un carrefour. Et quel meilleur carrefour dans une vie que Paris ? Inspirés par la modernité, pensés dans un but de diffusion au plus grand nombre, leurs initiatives et leurs choix les ont poussés sur l’échiquier interactif du numérique. Deuil du papier ? Adieux aux outils « physiques » voués à l’obsolescence rapide ? Le Mot et la Chose est parti à la rencontre de trois nouveaux acteurs qui incarnent, chacun à leur manière, la révolution digitale en pratique. Plus une pépite de lecture interactive et un papetier de référence, preuves que le papier a encore de beaux jours d’échange et de partage devant lui !

 

Blue Lion Guides : promenades parisiennes à la demande

Henry Miller et Anaïs Nin : « A comme Anaïs » au Théâtre Le Poche à Genève

Ecrit par Valérie Debieux , le Mercredi, 05 Février 2014. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

« Je viens seulement de prendre conscience que tu représentais le monde entier pour moi. Lorsque j’ai parlé avec désinvolture de mon autonomie, je fanfaronnais. Je suis complètement désorienté. Je t’aime ».

Henry Miller

« […] Tout ce que je fais sans sentiment n’a pas de valeur ».

Anaïs Nin

Françoise Courvoisier, auteur, metteur en scène, comédienne et directrice du Théâtre Le Poche à Genève, signe une délicieuse adaptation de cette correspondance entre Anaïs Nin et Henry Miller. Un théâtre intimiste pour une écrivaine intimiste. Difficile de piocher dans cet échange passionné et pourtant, un challenge plus que réussi. Une mise en scène rythmée, tonique et brillamment interprétée par Frédéric Landenberg qui campe un génial « écrivain-gangster » et par Olivia Csiky-Trnka, qui redonne, sur scène, une âme à Anaïs Nin, à travers laquelle se dégagent toute la sensualité, fragilité et force de cette sublime écrivaine d’avant-garde.

Lega Société secrète au Congo - Musée du Quai Branly

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Mardi, 28 Janvier 2014. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

 

Secrets d’ivoire (13/11/13-26/01/14)

 

« Hélas, il suffit d’une petite fourmi rouge dans la trompe de l’éléphant pour incommoder à en mourir le plus gros gibier de la terre ».

« Les filles peules, blanches comme des mulâtresses, les filles mossis et bambaras, noires comme de l’ébène sahélienne, étaient si élancées et d’une telle grâce qu’en les voyant au marché on se serait cru à une foire organisée pour un concours de beauté » (Hampaté Bâ, L’étrange destin de Wangrin).

Oswald de nuit, Samuel Gallet

Ecrit par Marie du Crest , le Mercredi, 11 Décembre 2013. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

Oswald de nuit, Samuel Gallet, 7 novembre 2013, dans la grande salle du théâtre de la Renaissance à Oullins (une heure vingt)

 

Oswald chante, Oswald danse


Concert de rock. La salle s’impatiente. Le public trépigne, siffle, se rapproche de la scène ; ils attendent le groupe qui aime à se faire désirer. Les roadies ont installé les drums, les claviers, les supports des guitares et des basses. On règle le micro central, fantôme du chanteur. Dans la grande salle du théâtre de la Renaissance, les deux musiciens : le guitariste Baptiste Tanné et la percussionniste Mélissa Acchiardi sont tapis dans l’ombre ainsi qu’au centre du plateau, tout au fond sur une chaise, Samuel Gallet qui lui aussi attend. Ils observent l’entrée du public comme dans une mise en scène de théâtre, contemporaine sous la lumière des petites lampes à abat-jour d’Adèle Grépinet, modestes étoiles pour la nuit d’Oswald. Théâtre ou concert ? Musique ou silence ? Chant ou dit ? Danse ou immobilité ? Ce qui importe, c’est justement de ne pas choisir mais de donner corps à la Voix d’Oswald de toutes les manières possibles. Poème rock en trois volets comme un souvenir d’opéra rock.