Identification

Bilingue - Do not go gentle into that good night (1951), Dylan Thomas (1914-1953)

Ecrit par Line Audin 06.12.14 dans La Une CED, Les Dossiers, Documents

Bilingue - Do not go gentle into that good night (1951), Dylan Thomas (1914-1953)

 

Do not go gentle into that good night,

Old age should burn and rave at close of day ;

Rage, rage against the dying of the light.

 

Though wise men at their end know dark is right,

Because their words had forked no lightning they

Do not go gentle into that good night.

 

Good men, the last wave by, crying how bright

Their frail deeds might have danced in a green bay,

Rage, rage against the dying of the light.

Wild men who caught and sang the sun in flight,

And learn, too late, they grieve it on its way,

Do not go gentle into that good night.

 

Grave men, near death, who see with blinding sight

Blind eyes could blaze like meteors and be gay

Rage, rage against the dying of the light.

 

And you, my father, there on the sad height,

Curse, bless, me now with your fierce tears, I pray.

Do not go gentle into that good night.

Rage, rage against the dying of the light.

 

------------

 

Traduction de Line Audin :

 

N’entre pas apaisé dans cette bonne nuit

 

N’entre pas apaisé dans cette bonne nuit,

La vieillesse devrait s’embraser, se déchaîner face au jour qui s’achève ;

Rage, enrage contre la lumière qui se meurt.

 

Même si sur sa fin l’homme sage sait que l’obscurité est méritée,

Parce que ses mots n’ont fendu nul éclair il

N’entre pas apaisé dans cette bonne nuit.

 

L’homme bon, près de la vague ultime, pleurant

Sur ses frêles exploits dont l’éclat aurait dansé sur une verte baie,

Rage, enrage contre la lumière qui se meurt.

 

L’homme insoumis qui s’empare du soleil en plein vol et le chante,

Apprenant, trop tard, qu’il l’a peiné dans sa course,

N’entre pas apaisé dans cette bonne nuit.

 

L’homme grave, qui, agonisant, voit, vision aveuglante

Que l’œil aveugle pourrait flamboyer tel un météore et se réjouir,

Rage, enrage contre la lumière qui se meurt.

 

Et toi, mon père, là-bas sur ce triste promontoire,

Maudis-moi, bénis-moi maintenant de tes larmes de colère, je t’en supplie.

N’entre pas apaisé dans cette bonne nuit.

Rage, enrage contre la lumière qui se meurt.

 

Line Audin


  • Vu : 12543

Réseaux Sociaux

A propos du rédacteur

Line Audin

 

professeur agrégé d'anglais, chargée de recherche en didactique des langues à l'institut national de recherche pédagogique entre 1989 et 2010 adresse de son site de réflexion sur la langue :

http://eurouault.lautre.net/spip/