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Ecriture

Marie Larrey : un poème

Ecrit par Larrey Marie , le Lundi, 10 Septembre 2018. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

L’horizon

Où partaient les oiseaux

S’est abattu d’un coup

Sur les champs nus

Et noirs

Où nous avons joué jadis

Dans nos palais imaginaires

Et les grottes précieuses

Où nous nous endormions

Bercés par nos souffles d’enfants

Le Pacte, par Henri Cachau

Ecrit par Henri Cachau , le Lundi, 03 Septembre 2018. , dans Ecriture, Nouvelles, La Une CED

 

 

… « Mais mon cher ami, il me semble reconnaître cette œuvre, n’est-ce pas, son, son “train d’artillerie” ? Une pièce de canon tirée par quatre boulonnais ou percherons, actuellement accrochée à la Neue Pinatkothek de Munich ? Ça t’en bouche un coin, non ? Tu étais loin de te douter qu’un esprit dit mauvais, puisse prétendre sur le champ culturel en remontrer à quiconque se prétend artiste ? D’autre part, permets-moi de m’interroger, comment puisses-tu demeurer fidèle à cette vocation derrière laquelle tu te retranches, restant à savoir si réellement tu maîtrises ce destin que tu t’appropries, car ça sent le faussaire, pour ne pas dire le plagiaire et cela me désole, moi qui te croyais un insigne, digne créateur ! »…

Le dactylographe, le courrier et les Voyages, par Thomas Besch-Kramer

Ecrit par Thomas Besch-Kramer , le Jeudi, 30 Août 2018. , dans Ecriture, Nouvelles, La Une CED

 

« Pourquoi gémir, ô mon âme ? », extrait du Psaume 42… Pourquoi écrire mes plaintes, mes ressentiments, mes regrets ? Alors, aujourd’hui, cela semble se calmer… Le voyage vers La Réunion et ma chère sœur – mon âme sœur –, accompagné par maman, m’attend et m’apaise.

Ecrire est un dérivatif aux voyages, aux rencontres humaines. Et le grand voyage, celui annoncé par le facteur par « Nos condoléances », est inscrit dans mon stylet, dans cette page.

J’ai posé une goutte de café sur une feuille blanche : elle imprime sur les deux faces de la feuille son auréole brun-marron. L’écriture à lire dans les deux faces : recto et verso ?

Le droit et l’avers, pas sur la tranche. L’écriture est « imminemment » plane et physique. Longtemps, j’ai cherché et trouvé dans la polysémie du droit des raisons d’exister.

Ce jour, je réalise, je rends compte qu’il y a l’avers des choses… la face cachée de la Lune, le côté obscur de la force, la dépression et le Grand Mal. Ce n’est pas trop tôt ! A quarante-huit ans !

Les enfants des égouts Chapitre III, par Ahmed Yahia Messaoud

Ecrit par Ahmed Yahia Messaoud , le Mardi, 21 Août 2018. , dans Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

Partie 03

La plupart des gens croient que leurs problèmes commencent quand ils prennent conscience de ces dits problèmes. Comme par exemple ma mère qui tombe pour la première fois sur une publicité des moyens de contraception. Elle a dû prendre conscience que j’étais un putain de problème. Mais ce jour-là j’avais déjà vingt ans, je ne commençais pas, je continuais.

Pousser des cadavres dans une brouette fait surgir le passé. C’est probablement dans la même logique de prendre conscience d’un problème !! Comme si mon cerveau essayait de me faire comprendre que tout cela n’est pas le commencement du problème mais plutôt la conséquence. Le problème se construit d’abord avant de se poser.

Péplums, par Henri Cachau

Ecrit par Henri Cachau , le Mercredi, 15 Août 2018. , dans Ecriture, Nouvelles, La Une CED

L’évasion passe par le cinoche ! Aussi permettez-moi de plaindre les non cinéphiles, qui avides de liberté s’offrent des week-ends prolongés, se coltinent des bouchons, alors que par le biais d’innombrables films proposés par une florissante industrie cinématographique, ils s’éviteraient crises de nerf et prises de tête, plus au calme vivraient des émotions rarement au rendez-vous lors de leurs hebdomadaires déplacements… L’offre est abondante et diversifiée : nanars, péplums, films cultes, la palette des sensations est illimitée, et bien qu’il faille se méfier d’une possible addiction, ce dit septième art pouvant s’approprier les ramollies méninges des spectateurs, ces ressourcements qu’il nous propose valent bien les heures de désagrément passées dans les embouteillages… Dans les années cinquante, en nos recoins de province nous ne connaissions pas ce genre de problème, nous bénéficions d’air pur et d’espace où nous ébattre, de no man’s land composés d’anciennes friches agricoles sur lesquelles, libres de nos mouvements, nous en partagions leurs territoires, y élevions des cabanes afin d’y abriter nos respectives tribus ; érigées elles nous autorisaient, équipés d’un armement léger, sarbacane, frondes, arcs, etc., à nous lancer dans des aventures évidemment copiées sur les films à succès du moment, après avoir bénéficié d’une avant-première par l’intermédiaire de notre hebdomadaire passage par le patronage des curés, où ils nous y projetaient les inévitables burlesques, pas les moins dangereux pour nos infantiles entendements, quoique vous en pensiez !…