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Création poétique

Rohmer en poèmes (18) L’Amour, l’après-midi

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 09 Juillet 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

Il dit. Non, il ne dit pas.

Il se pense. Oui. Il vient

 

Dans sa pensée et il :

 

Mon trajet, matin et soir,

correspond à peu près


à la dose de lecture que

j’aime absorber sans

Le vide, Tenir, par Gabrielle Burel

Ecrit par Gabrielle Burel , le Samedi, 04 Juillet 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

Le vide

Sans toi le vide

Abrupt

Sans tes mains

Ton regard

Ton rire

 

Le vide sans toi

Vertigineux

Tomber

Te rejoindre

Là-bas

Si bas

Nu, devant le miroir, par Khalid El Morabethi

Ecrit par Khalid El Morabethi , le Samedi, 04 Juillet 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

 

 

Un corps, un visage, un regard.

Le silence et le battement du cœur, veulent dire quelque chose,

Mais une pensée incomprise follement crie, je ne sais la cause.

De l’autre côté du miroir,

Il contemple mon visage ignorant,

Il voudrait sortir me parler, me faire savoir,

Me faire croire.

Rohmer en poèmes (17) Le Genou de Claire

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 03 Juillet 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED, Côté écrans

 

Nous en sommes restés à mon retour au château : je reprends mon récit.

Je n’eus que le temps de faire une courte toilette, & je me rendis au


salon, où ma belle faisait de la tapisserie, tandis que le curé du lieu

lisait la gazette à ma vieille tante. J’allai m’asseoir auprès du métier.


Des regards, plus doux encore que de coutume, & presque caressants,

me firent bientôt deviner que le domestique avait déjà rendu compte


de sa mission. En effet, mon aimable curieuse ne put garder plus long

temps le secret qu’elle m’avait dérobé ; &, sans crainte d’interrompre un

Quatre poèmes du Montreur d’ombres par Clément G. Second

Ecrit par Clément G. Second , le Lundi, 29 Juin 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

 

Les loups ne chassent plus entre les cils du jour

Secrètement passés où naissent les regards

y flairant des larmes charrieuses de cendre

ils traversent nos mains égarées sur eux

pour tenailler l’aube au risque du ciel

Leurs empreintes sans fond traquent des lointains

après qu’ils ont fini de suspendre à nos cous

leurs crocs de chaux passés au râpeux des peines