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Création poétique

Rohmer en poèmes (4) Le Signe du Lion

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 28 Février 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED, Côté écrans

 

Une envolée d’oiseaux

Donne sa visibilité

 

Au mouvement

Des cloches de la cathédrale

Dans la beauté

 

Paris

Et la Seine

Sont des personnages

Étranges et beaux

Tout geste est précaire

Ecrit par Eric Dubois , le Mardi, 24 Février 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Tout geste est précaire

dans l’impossibilité de comprendre

 

Toute issue est corde sensible

 

L’eau de la mémoire

se souvient

 

Quand la mort regarde droit

dans les yeux

Rohmer en poèmes (3) Véronique et son cancre

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 21 Février 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

Jean-Christophe, tu entends ce que dit ton professeur ? Mais ne prends pas cet air niais ! Ah, on dirait que plus il grandit, plus il devient bête. Je vous laisse.

Après le cours

Être enfant

 

Aller chercher un petit ballon

Et s’allonger sur le carrelage

 

Mettre le ballon

Sous son menton

Rohmer en poèmes (2) - Bérénice

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 14 Février 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

J’ai à raconter une histoire dont l’essence est pleine d’horreur. Je la supprimerais volontiers, si elle n’était pas une chronique de sensations plutôt que de faits. Mon nom de baptême est Egæus ; mon nom de famille, je le tairai. Il n’y a pas de château dans le pays plus chargé de gloire et d’années que mon mélancolique et vieux manoir héréditaire. Dès longtemps, on appelait notre famille une race de visionnaires ; et le fait est que, dans plusieurs détails frappants, – dans le caractère de notre maison seigneuriale, – dans les fresques du grand salon, – dans les tapisseries des chambres à coucher, – dans les ciselures des piliers de la salle d’armes, – mais plus spécialement dans la galerie des vieux tableaux, – dans la physionomie de la bibliothèque, – et enfin dans la nature toute particulière du contenu de cette bibliothèque, – il y a surabondamment de quoi justifier cette croyance. Le souvenir de mes premières années est lié intimement à cette salle et à ses volumes, – dont je ne dirai plus rien. C’est là que mourut ma mère. C’est là que je suis né. Mais il serait bien oiseux de dire que je n’ai pas vécu auparavant, – que l’âme n’a pas une existence antérieure. Vous le niez ? – ne disputons pas sur cette matière. Je suis convaincu et ne cherche point à convaincre. Il y a, d’ailleurs, une ressouvenance de formes aériennes, – d’yeux intellectuels et parlants, – de sons mélodieux mais mélancoliques ; – une ressouvenance qui ne veut pas s’en aller ; une sorte de mémoire semblable à une ombre, – vague, variable, indéfinie, vacillante ; et de cette ombre essentielle il me sera impossible de me défaire, tant que luira le soleil de ma raison.

Les Fleurs du Bien

Ecrit par Tawfiq Belfadel , le Samedi, 14 Février 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

 

 

Dans les rayons de tes champs

Dans tes dunes sans aventuriers

Dans ton bateau sans matelots

Dans tes feuilles allongées

Dans tes montagnes sans rivières

Dans les couloirs de tes poèmes

Dans ta ruche sorcière