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Création poétique

Dom Juan, par Hans Limon

Ecrit par Hans Limon , le Vendredi, 18 Août 2017. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

multiplier les jets pour engrosser la terre

mettre à bas la morale et souiller Dieu la Père

puis la Création dégouttera de moi

de ma sève rebelle aux minables émois

 

alors mon Sganarelle en nourrice attendrie

torchera le croupion de mes sottes perdrix

les plus vieux fumeront le tabac-caramel

tandis qu’aux plus petits s’offriront les mamelles

Hommage à Baudelaire XIX - Inter Stella, par Hans Limon

Ecrit par Hans Limon , le Vendredi, 07 Juillet 2017. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Sous ta ceinture d’Orient s’enchevêtraient

de pâles galaxies désidéralisées.

Du vin et du haschisch, à corps dévalisés,

s’empêtraient sans mot dire au loin des morts castrées.

 

Semant l’écot du spleen en fusées-météores,

l’archange noir des paradis artificiels

renflait son galbe atroce au gré d’un quatuor

tendu de vagues nerfs sourdement démentiels.

Le Saule Pleureur, Gil Yan

Ecrit par Gil Yan , le Vendredi, 07 Juillet 2017. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Dans une vallée d’une divine beauté,

Inaccessible à toute l’Humanité,

Vivait un saule d’une vingtaine d’années,

Fier et vaillant, le tronc en évidence,

Feuillage touffu, ramilles pleines d’élégance.

Un jeune matin d’été,

Têtu et décidé à explorer le monde entier,

Une dernière fois, ses parents il alla saluer.

Sauvage, rude danse du souffle, par Matthieu Gosztola

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 01 Juillet 2017. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Sauvage, rude danse du souffle

Sur la page, qui se confond pour

 

Artaud avec l’acte de (sur)vivre,

« L’écriture », pour lui, « a toujours

 

Été un acte, théâtral et vital », note

Évelyne Grossman dans la préface

 

Du premier volume de l’édition

Des Cahiers d’Ivry (de février 1947

Alain Bashung, par Hans Limon

Ecrit par Hans Limon , le Vendredi, 30 Juin 2017. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

la nuit je mens, c’est mal, mais c’est plus fort que moi

je nargue la ténèbre et la triche aux abois

à force de jouer à la roulette russe

j’ai fini par souiller le cuir des autobus

 

la nuit je fends, c’est mal, mais c’est pour fuir le vide

je quitte la parade et je croise aux Hébrides

je joue les beaux gangsters sous les pneus des berlines

et j’ose l’impudence au bras de Joséphine