Identification

Création poétique

En écho du poète

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Samedi, 22 Novembre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Vous prenez un texte, vous le recréez à votre façon en le lisant / & vous en arrêtez le cours / d’un coup d’arrêt de lecture / net. Un coup dans les jarrets d’un mot. Pour en imaginer la suite au long cours / des images… Quand vous le reprenez,

--- vous êtes, vous êtes

enfoui / enfui dans la cage de transport / du chien. Vous serrez les poings, vous écoutez. Vous lèchent les abords de la nuit, pour y voir de plus près / au plus loin. Vous êtes---

recroquevillé parce que vous n’êtes pas un chien. Aux aguets de la tête aux pieds, cœur-tendresse / cœur d’Orage ; parce que vous n’êtes pas un chien mais, le croyez-vous vraiment ?---

Parce que vous êtes---

vous êtes LE chien, puisque vous vous inquiétez pour le chat. LE chat, parce que vous aimez le poisson rouge. LE poisson rouge, parce que vous regardez nager dans le ciel / un oiseau rouge, au cri cœur-d’Orage.

Journal des lisières tanka-suite # 21

Ecrit par Alhama Garcia , le Lundi, 17 Novembre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

Sur une carte postale du château de Beauvoir (fin XIXème), Loiret

 

que n’as-tu soigné

tes fondations capitaine

d’industrie jeune

loti ! ton parc si bien clos

pour des pavillons moisis

 

la chapelle en briques

à l’angle du jardin chue

les os de famille

en déshérence rejoignent

leurs frères en pauvreté

Le souvenir

Ecrit par Thomas Chaline , le Samedi, 15 Novembre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Te souviendras-tu mon enfant

Lorsqu’à ton plus jeune âge

Je te contais les pages

D’un Baudelaire enivrant

Te souviendras-tu mon enfant

 

Te souviendras-tu, oh ma chair

Lorsque nous courions à l’automne

Parcourant la rivière fantôme

Ponctuée de nos rires

Dans la froideur de l’air

L’orage

Ecrit par Françoise Chapron , le Samedi, 15 Novembre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Leurs cols empesés étranglent les nuages

Ils agitent en vain de grands chapeaux noirs

Un vent lourd soulève mollement les feuillages

Il esquisse des formes dans les ombres du soir

 

L’air enrobe la terre de collantes moiteurs

L’orage approche, il gronde, il roule son tambour

Puis d’un claquement sec il gifle et secoue la torpeur

De la nature qui baille et s’éveille au bruit sourd

Journal des Lisières tanka-suite # 20

Ecrit par Alhama Garcia , le Lundi, 10 Novembre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

Voyage voyage


du dernier sommeil

les rêves de lui perdus

seule au bord du quai

en marche arrière rapide

elle garde les yeux fermés

 

« maritime » seul mot

surnageant dans la mémoire

urbaine – lointaine

dans la trame des jours vides

la sirène brise-glaces