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Création poétique

Balles qui claquent

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Jeudi, 30 Octobre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

Balles qui claquent

dans les foulées de l’automne

La Peur soudain traverse l’échine /

les crinières / fouaillent

jusqu’aux œillères de l’impatience

la visière des odeurs

Indices à prendre / appui à temps /

volatiles jusqu’aux fanes du levant

Ciel sans nom (2/2)

Ecrit par Jean-Claude de Miras , le Mardi, 28 Octobre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

-II-

je détruis par la pensée ces animaux qui me transmettaient leur obsession de la laideur

en chantonnant la bassesse de leurs actes et leurs pensées

mes paroles sont les invectives décisives contre le mal

 

mon corps s’arrime à des songes clairs et des futurs limpides

et témoin du volume renversant de l’hypocrisie des chiens bavards

je recherche en moi-même la capacité de dissoudre la vision

 

j’ai conquis le souvenir de l’avenir et leur analogie

qui induit à chaque instant cette idée poignante de crime

mes paroles sont les invectives décisives contre le mal

Journal des lisières tanka-suite # 18

Ecrit par Alhama Garcia , le Lundi, 27 Octobre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

Fantômes du Lièvre (II)

 

cinéma de nuit

à la lumière du jour

le film s’évapore

poussière sans ombre ou trace

huit heures vie perdue

 

la peau que j’occupe

les os qui me soutiennent

sont insuffisants

pour donner des arguments

sur la beauté des choses

Oui (Molly)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 25 Octobre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

[Ce poème est constitué entièrement de parties du monologue de Molly dans Ulysse de Joyce, traduction d’Auguste Morel, revue par Valery Larbaud, Stuart Gilbert et l’auteur, Paris, Gallimard, collection Du Monde entier, 1980]

 

oui il devait avoir 11 ans

mais à quoi ça rimait-il

de me mettre en deuil

pour quelqu’un qui ne nous était rien

naturellement il y avait tenu

il se mettrait en deuil

pour le chat je pense

qu’il est un homme

à l’heure qu’il est

Je voudrais ...

Ecrit par Jean-Claude Goiri , le Samedi, 25 Octobre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Je voudrais que tu viennes avec toutes tes mains

Me montrer comment ça marche les caresses

Car je suis seul dans mon antre de reptile

Et je ne sais que faire de cette peau qui s’effrite

Je devine tes doigts qui tricotent mes pelures

Annonçant quelque chose qui résonne comme des mots

Je tirerai sur le fil pour t’aider un peu

Tu rhabilleras mes rêves abrupts comme la pluie

Grâce à ta langue habile nous ne serons pas mouillés

Car tu fabriques un toit pour me laisser aller

Vers quelque chose comme la chair que ta glotte fait naître