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Création poétique

Cinq poèmes, par Clément G. Second

Ecrit par Clément G. Second , le Lundi, 20 Mars 2017. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

À main levée

Paysage assemblé, comme s’il tenait

entre pouce et index,

 

entre le gris du jour et l’ordre de la nuit,

l’avance et le sur-place – équivalentes pertes –,

 

entre dire et taire, avérés synonymes

à l’effraction d’épaisseurs qu’au passage

un aperçu commet

Hommage à Baudelaire IX - En toi, par Hans Limon

Ecrit par Hans Limon , le Jeudi, 16 Mars 2017. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

En Toi

dans tes flancs ébahis, cachot dévergondé,

s’enlise mon forçat, des tonneaux débondés

sourd la férocité, trempée sous les aisselles

par les rues, Dieu soit loué, glissent mes hirondelles

déchausser nos désirs, envers et contre moi

si l’on pouvait gésir, une ou deux fois par mois

ta pluie saurait suffire à souffler mes effrois

si l’on pouvait gémir à dévoyer nos voix

sur mes flots élargis, nappes d’huile essentielle,

miroitent par tombeaux des petits bouts de ciel

Fictions (anthologie) 14, par Matthieu Gosztola

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Lundi, 13 Mars 2017. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Un homme à la guitare

Et les fantômes du soir

 

L’aube court

Vers le feu qui crépite

 

Tout se remet en place

 

*

2 poèmes de Maria Augustina Hâncu

Ecrit par Maria Augustina Hâncu , le Mercredi, 08 Mars 2017. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Lectures impossibles


Lorsque l’alphabet a été successivement changé

Le latin en cyrillique et inversement, deux siècles durant,

Les lettres se sont passées le sang par la sonde –

Rebelles, certaines d’entre elles ont refusé  le transit ;

Ainsi, entre deux rivières se sont accumulés

Des mots coagulés en lettres non-ouvertes jusqu’à présent.

Hommage à Baudelaire VIII - Fleurs fanées

, le Mardi, 07 Mars 2017. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Sur un champ de pensées de souvenirs passés,

Où s’abattent des pluies torrentielles glacées,

La nuit m’a jetée dans les liqueurs de l’abyme

Prenant en riant ce que le vin abîme.

 

Dans le déclin d’un courant de néant,

J’ai ainsi effleuré la détresse des vents

Qui froidement emportaient sur les mers,

L’écume d’innombrables misères.