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Création poétique

Aube, par Sylvain Gau-Gervais

Ecrit par Sylvain Gau-Gervais , le Mardi, 31 Octobre 2017. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

La caresse de l’aube déjà-fanée,

jour de mai, encore un, un de plus, non de juin,

fait passer les années,

poudre au zef, à la Sein’, comme fume le foin ;

 

ces soirs-matins où le soleil se décorsète

et vient nous rire au nez,

j’oublierais presque combien la Fortune est bête

et s’offre à tout benêt.

La Thébaïde ou les Frères ennemis, Jean Racine, poème par Cyrille Godefroy

Ecrit par Cyrille Godefroy , le Lundi, 30 Octobre 2017. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

La Thébaïde ou les Frères ennemis, Jean Racine, Folio, 2010, 224 pages, 6,60 €

 

Thèbes où deux frères se disputent le pouvoir,

Jocaste leur mère pleure de désespoir,

Antigone leur sœur déplore leurs méfaits,

Sous un ciel assombri elles implorent la paix.

Film classé Z pour une inconnue nommée X, par Charles Orlac

Ecrit par Charles Orlac , le Lundi, 23 Octobre 2017. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

J’ai Zoomé sous la jupe

D’une belle amaZone.

Elle passait, lumière Zodiacale dans la Zone

Zeste de crépuscule dans la ZUP

Elle passait et sans scrupule

J’ai Zieuté dans sa cage de soie. Zieuté

L’ascenseur pour l’échafaud

Le Zinc des alcools verts. Zieuté

Les aliZées illusoires

Du haut des tours Zébrés

Comme un Zouave joueur de Zourna. Zieuté

La danse rouge de son ventre.

Fictions (anthologie) 16, par Matthieu Gosztola

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 20 Octobre 2017. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Les lucilies tournent

Autour de la lampe à pétrole

 

Avant de tomber

Dans le récipient en étain

 

L’appel de la lumière

Se fait appel du noir

 

*

Dites-lui, par Imène Bensitouah

Ecrit par Imene Bensitouah , le Jeudi, 19 Octobre 2017. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Dites à celui qui est parti

Que la vie continue péniblement

Son chemin épineux

Et que son départ ardu

Me brûle le cœur malheureux.

Dites-lui que

Depuis ce dur jour, le tilleul refuse sa verdure

Et que son banc en marbre

Est dévoré par la moisissure,

Que son départ fait succéder mes malheurs.