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Création poétique

Des phrases. Un melon, par Khalid El Morabethi

Ecrit par Khalid El Morabethi , le Lundi, 12 Mars 2018. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Les poissons boivent de l’eau salée.

Le microbe choisit toujours les belles robes.

Quand j’allume mon ordinateur, il me dit que je suis le bienvenu.

Depuis le début, c’était simple comme Van Gogh.

Mon Moby Dick pourrait se trouver dans un autre univers ou une autre partie de l’univers.

Il existe un homme sourd mais il peut écouter la pluie quand elle tombe.

Des ombres dans l’immeuble, ils attendent que les cafards deviennent vides pour qu’ils les hantent.

Je vois tout ce qui va sortir par la bouche.

La fourchette est une intelligence humaine.

Ophélie, par Hans Limon (hommage à A. R.)

Ecrit par Hans Limon , le Mercredi, 07 Mars 2018. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

tu flottes comme un nymphéa sur les eaux vertes

Ophélie sacrifiée, sœur aimée de Laërte

les rois du Danemark ont noyé tes versets

de leurs nappes de sang largement déversées

 

« m’aime-t-il ? est-il fou ? que cherche-t-il au fond

de mes vierges pensées ? dans mes plus noirs tréfonds

son nom béni pénètre et m’obsède et me guette

et mon corps alourdi soupire encore : Hamlet !

Trois poèmes, par Charles Orlac

Ecrit par Charles Orlac , le Lundi, 05 Mars 2018. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Capitale du gris

 

Il est des capitales de la couleur

Et puis Paris

Souterraine capitale du gris

Ombre pour ceux qui ne furent que l’ombre

Là-haut en surface l’hiver, le bruit

Et puis la bouche du métro

Accueillante à s’endormir

Glissante à en mourir

Faïence froide de l’oubli

……

Hommage à Krzysztof Kieślowski et à son Décalogue, par Matthieu Gosztola

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 09 Février 2018. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Les personnages des films de Kieślowski nous sont

Proches pour ce que dit Nathalie Sarraute dans Pour

Un oui ou pour un non : « Oui, comme maintenant, quand

Tu t’es arrêté là, devant la fenêtre… pour regarder…

Avec ce regard que tu peux avoir… il y a chez toi, par

Fois, comme un abandon, on dirait que tu te fonds avec

Ce que tu vois, que tu te perds dedans… rien que pour ça…

Oui, rien que pour ça… tout à coup tu m’es proche… »

Émile Zola, par Hans Limon

Ecrit par Hans Limon , le Vendredi, 02 Février 2018. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

c’est peut-être aujourd’hui que les soleils se lèvent

que chantent les désirs, que flambent les beaux rêves

mais à tout prendre hélas ! les voix des autocars

ressemblent aux enfants des vieux Rougon-Macquart

 

le génie de Zola fut de peindre son âge

en fresque détaillée, magnifique et sauvage

de tendre un gris miroir sur le Second Empire

de donner corps à l’âme et figure au soupir