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Création poétique

Orthograve, Manuscrypte & Libricité & Considérations Médiévales & Domincales (par Eric Poindron)

Ecrit par Eric Poindron , le Mardi, 05 Mars 2019. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Les « marginalia » de notre passé

Annotation dans les marges

Ou réflexions écrites dans les marges

Souvenirs enfouis

Secrets d’autrefois

Ne sont peut-être pas

de simples mémoires

des souvenirs ordonnés

classés

Apostille & Excursus… à la girafe, par Eric Poindron

Ecrit par Eric Poindron , le Vendredi, 22 Février 2019. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

N’oublie Jamais, lecteur, que si la girafe laisse des traces, l’ombre de la girafe ne laisse pas de taches.

 

Lorsque j’écris une histoire, il m’arrive, sans que je ne le dise à personne, d’enfouir des secrets derrière les mots, devenant ainsi le passager clandestin de ma propre histoire.

Qui suis-je quand j’écris ? Suis-je moi, ou ce que les autres disent que je suis ?

BRIGAND GANDIN

Ou celui qui se glisse derrière celui que je « suis » ?

BRIGANTIN comme un navire qui vogue sur les sous-entendus de l’aventure ?

Ai-je écrit mes livres ?

Je ne sais pas ; ou à peine. Je les ai vus avant, peut-être ; je les ai lus peut-être.

L’ombre étant l’ombre, par Eric Dubois

Ecrit par Eric Dubois , le Lundi, 11 Février 2019. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED



L’ombre étant l’ombre – séquence indirecte de l’absolution – l’ombre étant carrée – l’ombre pavée – séquence des mots – syllabiques absences – on oublie le tronc commun – dieu – dieu/cosmos – l’ombre étant l’ombre – mouvements des mots – cheville ouvrière – silence !

Le christ messager vous dit assez – aux marchands du temple – mot dieu –

L’ombre étant l’ombre – dans les angles vifs –

Paris est d’eau, par Raphaël Rouxeville

Ecrit par Raphaël Rouxeville , le Jeudi, 31 Janvier 2019. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Eponge sous la pluie fine, je suis marcheur, l’abbé Hénocque.

Je traverse Italie en soupe, prends les Gobelins ruisselants jusqu’à la Contrescarpe. La place est aux terrasses vides. Plic-ploc. Et aux rires chinois. Sous des parapluies.

La ville est là. Elle mouille le jour. Le jour. Qu’un à deux fantômes absentent.

La ville pourtant se montre, se voit, dégorge.

Mais toujours hier. Liquide. Toujours à venir.

Le métro s’en va lagune. Mes pieds font tragiquement pfouit-pfouit.

Alors, allons, houba-houba, chercher l’ailleurs.

A Port-Royal, je décide que la pluie fera une vitre infime pour quatre paumes glissantes, d’un côté et de l’autre (à moins que ce ne soit pour six, car je suis le poème).

Poèmes, par Charles Bruno Orlac

Ecrit par Charles Orlac , le Mardi, 29 Janvier 2019. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

Partout du feu

 

C’est partout du feu

Folie

Un jeu

Qui a pour nom

Barbarie

 

Il pleut

Sur l’enfant mort

Il pleut

Des pluies

Corbeaux