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Les Moments forts : Radu Lupu à Lyon et à Paris (par Matthieu Gosztola)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mardi, 30 Octobre 2018. , dans La Une CED, Ecriture

 

Pour rendre compte de ces concerts, est nécessaire un préalable déshabillage : se débarrasser des phrases, et faire appel à l’humilité du poème.

 

À l’

Écoute : douceurs qui ne pèsent

 

(Pas plus qu’un

Radeau lent de plumes)

 

((Sont comme est

Ressenti l’air par grande chaleur d’Orient))

l’œuvre de Simone de Beauvoir en La Pléiade [2/2] (par Matthieu Gosztola)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 25 Octobre 2018. , dans La Une CED, Les Chroniques, Les Livres

 

Le langage et ses vertus :

Simone de Beauvoir, Mémoires, tomes I et II, édition publiée sous la direction de Jean-Louis Jeannelle et Éliane Lecarme-Tabone avec la collaboration d’Hélène Baty-Delalande, Alexis Chabot, Jean-François Louette, Delphine Nicolas-Pierre, Élisabeth Russo, et Valérie Stemmer, chronologie par Sylvie Le Bon de Beauvoir, Gallimard, collection Bibliothèque de la Pléiade, n°633 et 634, 2018.

 

Sylvie Le Bon de Beauvoir, Album Simone de Beauvoir, iconographie commentée, Albums de la Pléiade, n° 57, 2018,  256 pages, 198 ill.

 

Simone de Beauvoir écrit dans ses Mémoires d’une jeune fille rangée :

Parler de soi avec justesse, avec superbe : l’œuvre de Simone de Beauvoir en La Pléiade [1 sur 2] (par Matthieu Gosztola)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 19 Octobre 2018. , dans La Une CED, Les Chroniques, Les Livres

Simone de Beauvoir, Mémoires, tomes I et II, édition publiée sous la direction de Jean-Louis Jeannelle et Éliane Lecarme-Tabone avec la collaboration d’Hélène Baty-Delalande, Alexis Chabot, Jean-François Louette, Delphine Nicolas-Pierre, Élisabeth Russo, et Valérie Stemmer, chronologie par Sylvie Le Bon de Beauvoir, Gallimard, collection Bibliothèque de la Pléiade, n°633 et 634, 2018

 

Sylvie Le Bon de Beauvoir, Album Simone de Beauvoir, iconographie commentée, Albums de la Pléiade, n°57, 2018, 256 pages, 198 ill.

 

Beauvoir, suivant les pas de Sartre, aimait du même amour la philosophie et le roman. Ces deux sphères privilégiées de la création ont fait don à la vie de Beauvoir de la renommée que l’on sait. L’on se souvient du succès de scandale du Deuxième Sexe en 1949, devenu avec le temps le titre auquel le nom de Beauvoir est le plus souvent associé. L’on se souvient du prix Goncourt couronnant Les Mandarins en 1954.

Lionel Ray, Souvenirs de la maison du Temps (par Matthieu Gosztola)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mercredi, 10 Octobre 2018. , dans La Une CED, Les Chroniques, Les Livres

Lionel Ray, Souvenirs de la maison du Temps, Gallimard, collection Blanche, 2017

 

Aujourd’hui. Hier. Certaines œuvres ne cessent de cheminer en nous, empruntant le chemin de notre sang, venant faire corps, sans rudesse, avec chaque battement de notre cœur. Ainsi Ève de Charles Péguy (« FIDELI FIDELIS »)*. Par la grâce de la vieillesse, Lionel Ray, fin connaisseur de Péguy et amoureux du grand souffle que son œuvre contient (et qui semble emprunté, en une certaine manière – musicale – aux immensités de beauté que recèle la province de Terre de Feu), a su s’en remettre, tout entier, au murmure, grâce à quoi un ruisselet peut devenir une voix. Notre voix. Au point qu’il nous soit possible de vraiment parler.

Aujourd’hui ? « Un je-ne-sais-quoi d’azur et de cristal / C’est le diamant du regard sous des cheveux cendrés […] » Hier ? « On vivait à voix haute de fêtes furtives / Et d’innocence sous le regard radieux / Des saisons souveraines ».

Pour saluer la parution d’Au cœur des ténèbres dans la Pléiade, par Matthieu Gosztola

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 05 Octobre 2018. , dans La Une CED, Les Chroniques, Bonnes feuilles

 

Pour saluer la parution d’Au cœur des ténèbres, au sein d’un volume spécial de la Pléiade, en voici deux extraits choisis, dans la très belle traduction qui nous est (re)donnée, de Jean Deurbergue :

 

Le soleil disparut, l’ombre s’abattit sur le fleuve, des lumières commencèrent à apparaître le long du rivage. Le phare de Chapman, juché sur ses trois pattes au-dessus d’un banc de vase, brillait d’un éclat vif. Des feux de navires se déplaçaient dans la passe – tout un remue-ménage de fanaux qui montaient et descendaient. Et plus loin à l’ouest, très en amont, l’emplacement de la ville monstrueuse avait laissé sa marque sinistre sur le ciel ; la masse pesante et sombre de tout à l’heure, au soleil, était devenue sous les étoiles une énorme lueur blême.

« Ici aussi, dit soudain Marlow, ç’a été un des coins obscurs de la terre ».