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Articles taggés avec: Bretou Jean-Jacques

Absolution, Yrsa Sigurdardottir (par Jean-Jacques Bretou)

Ecrit par Jean-Jacques Bretou , le Lundi, 07 Septembre 2020. , dans La Une Livres, Critiques, Actes Noirs (Actes Sud), Les Livres, Polars, Pays nordiques, Roman

Absolution, Yrsa Sigurdardottir, juin 2020, trad. Catherine Mercy et Véronique Mercy, 384 pages, 23 € Edition: Actes Noirs (Actes Sud)

 

Peu de temps après qu’un crime a été commis, la police islandaise en visionne le film enregistré par les caméras de surveillance. On entre brutalement dans une histoire qui donne froid dans le dos. Stella, une jeune femme, travaille comme ouvreuse dans une salle de cinéma. À la fin de son travail, on la voit devant une grande silhouette en carton en train de manipuler son téléphone portable pour faire des selfies puis, elle disparaît des caméras sans doute pour se diriger vers les toilettes. Sur la vidéo, on peut apercevoir, la suivant discrètement et disparaissant en même temps, une personne déguisée en Dark Vador. L’individu déguisé réapparaît sur un autre plan pris dans le couloir menant à l’issue de secours. Dark Vador traîne Stella gisant sur le sol en la tirant par la cheville, il s’arrête, fixe du regard un extincteur, le décroche et l’abat de toute ses forces sur la tête de la jeune femme. On voit le corps se convulser puis le sang s’échapper du crâne de Stella.

Je te protégerai, Peter May (par Jean-Jacques Bretou)

Ecrit par Jean-Jacques Bretou , le Lundi, 31 Août 2020. , dans La Une Livres, Critiques, Actes Noirs (Actes Sud), Les Livres, Polars

Je te protégerai, Peter May, mai 2020, trad. Ariane Bataille, 432 pages, 9,80 € Edition: Actes Noirs (Actes Sud)

 

Un couple de fabricants de tissus, originaire des Hébrides extérieures, de l’île de Lewis plus précisément, en Écosse, se rend à Paris au Parc des Expositions, au Salon Première Vision, pour y présenter leur collection. C’est un endroit très fréquenté par le petit monde de la mode qui va décider des nouvelles tendances de l’année. Ruairidh Macfarlane et son épouse Niamh fabriquent sur leurs métiers à tisser le Ranish Tweed, un tissu très proche du fameux Harris Tweed. Ils sont descendus au Crowne Plaza, Place de la République. Alors que Ruairidh prétend avoir une signature chez YSL, Niamh reçoit un texto qui la met en colère : « Votre mari a une liaison avec Irina Vetrov. Demandez-lui ». Irina Vetrov est une styliste très en vue, d’origine russe. Alors qu’elle suit à pied la Mercedes dans laquelle sont montés son mari et Vetrov, qu’elle passe devant le Fluctuat Nec Mergitur sans quitter la voiture des yeux, qu’elle s’en approche, alors qu’elle est arrêtée au feu, puis qu’elle la perd tandis qu’elle tourne, Niamh se retrouve aveuglée par un puissant éclair, assourdie par une déflagration. Au moment où elle reprend ses esprits, elle constate que c’est la voiture de Ruairidh et Irina qui a explosé.

La nature de la bête, Louise Penny (par Jean-Jacques Bretou)

Ecrit par Jean-Jacques Bretou , le Jeudi, 27 Août 2020. , dans La Une Livres, Critiques, Actes Noirs (Actes Sud), Les Livres, Canada anglophone, Polars, Roman

La nature de la bête, Louise Penny, juillet 2020, trad. anglais, Lori Saint-Martin et Paul Gagné, 480 pages, 23,50 € Edition: Actes Noirs (Actes Sud)

 

Dans la superbe région des Cantons-de-l’Est à une centaine de kilomètres au sud-est de Montréal au Canada, se trouve Three Pines où l’ex-inspecteur-chef de la Sécurité, Armand Gamache, s’est retiré, après avoir frôlé la mort, pour prendre sa retraite. Au cœur de la nature canadienne, parmi les odeurs de pommes, il semble couler des jours heureux avec Reine-Marie, son épouse. Ils ont des amis, des voisins, la Troupe de l’Estrie, qui leur proposent de monter une pièce avec eux. Le choix du texte semble s’être arrêté sur le titre suivant : Elle était assise et elle pleurait, d’un certain John Fleming. Cependant l’auteur dont certains se souviennent ne paraît pas avoir laissé que de bons souvenirs dans la région.

Un jour, Laurent Lepage, un gamin de la bourgade à l’imagination fertile, qui a l’habitude de rapporter des histoires aussi abracadabrantes les unes que les autres comme celles d’invasions d’extra-terrestres, de dinosaures nageant dans le lac ou d’arbres qui marchent, franchit la porte du bistrot avec son bâton à la main, tire la manche de Gamache pour lui dire qu’il a découvert un canon géant avec une bête dessus ! L’assemblée ne prête pas attention aux dires de l’enfant.

L’usurpateur, Jørn Lier Horst (par Jean-Jacques Bretou)

Ecrit par Jean-Jacques Bretou , le Vendredi, 10 Juillet 2020. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Folio (Gallimard), Polars, Pays nordiques, Roman

L’usurpateur, Jørn Lier Horst, février 2020, trad. norvégien, Céline Roman-Monnier, 346 pages, 8,49 € Edition: Folio (Gallimard)

 

À l’approche de noël, William Wisting, le commissaire de police de Larvik, et son équipe (Espen Mortensen (police scientifique), Nils Hammer, Torunn Borg, Benjamin Fjeld, Christine Thiis (substitut du procureur), se retrouvent à enquêter sur deux morts découverts dans la petite ville de Stavern au sud-est de la Norvège. Ces deux personnes sont décédées depuis quatre mois. L’une, Viggo Hansen, qui habitait à deux pas de la maison de Wisting est retrouvée momifiée, la peau desséchée, chez elle devant sa télévision allumée. L’autre en cours de décomposition, à moitié dévorée, gisait près du Lac Farris dans une sapinière où elle a été trouvée par des personnes venant couper un sapin pour noël.

Line, la fille de Wisting, journaliste, est très émue par le sort de la première personne, morte dans la solitude oubliée du voisinage, à quelques maisons de chez elle, et décide de faire une enquête à connotation sociologique sur les personnes seules, pour le quotidien VG (Verdens Gang).

Bambi, Mons Kallentoft & Markus Lutteman (par Jean-Jacques Bretou)

Ecrit par Jean-Jacques Bretou , le Lundi, 29 Juin 2020. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Folio (Gallimard), Polars

Bambi, Mons Kallentoft & Markus Lutteman, 2019, trad. Hélène Hervieu, 528 pages, 9 € Edition: Folio (Gallimard)

 

Midsommar c’est la saint Jean d’été en Suède. Pour célébrer le solstice on danse, on boit, on mange des harengs marinés, des pommes de terre nouvelles en salade et des fraises à la crème. On fait la fête ensemble et avec la nature. C’est un rituel païen. Cette année-là, le 25 juin, Linus Jonsson, qui n’a dormi que trois heures, fend les flots de la coque en aluminium de son bateau. Il croit apercevoir sur une petite île, non loin de Stockholm, des phoques qui se reposent. Isa Nehf, Theo Stranddahl, Hugo Löfwencrantz, Axel Hultqvist, sont découverts morts, Madelene Dahlén, très mal en point, survit, et Ebba Langer a disparu. Tous étaient lycéens au Hersby Gymnasium à Lidingö et étaient là pour s’amuser. Et l’on constate que l’un s’est enfoncé plusieurs couteaux en plastique dans la gorge, qu’un autre s’est mutilé la cuisse pour la manger. C’est un carnage dont les mouettes ont commencé à se repaître.