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Hommage à Edoardo Sanguineti (par Valérie T. Bravaccio)

Ecrit par Valérie T. Bravaccio , le Jeudi, 09 Avril 2026. , dans La Une CED, Les Chroniques


Comment rendre hommage à l’un des écrivains les plus connus en Italie quand il n’est pas autant connu en France (sauf pour se référer à l’anthologie I Novissimi) ? L’on pourrait écrire des lignes et des lignes interminables pour le présenter, présenter son œuvre littéraire (poésies, romans, pièces de théâtres) au risque de se perdre et de perdre le lectorat francophone.

Né le 9 décembre 1930 et décédé le 18 mai 2010, Edoardo Sanguineti fut un professeur des Universités, certes, mais ce fut avant tout un très grand intellectuel.

Pour lui rendre hommage, un instantané pourrait illustrer à merveille le contexte dans lequel est née son idée de création littéraire : il s’agit des derniers photogrammes du film néo-réaliste de Roberto Rossellini, Rome ville ouverte (1945), qui montrent un groupe d’adolescents de dos, marchant vers leur avenir où tout est à reconstruire[1].

Flamme et l’île au-dessus des nuages, Lina Scheffer (par Valérie T. Bravaccio)

Ecrit par Valérie T. Bravaccio , le Jeudi, 10 Juillet 2025. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Jeunesse

Flamme et l’île au-dessus des nuages, Lina Scheffer, Amazon, Brétigny-sur-Orge, 179 pages, 2024, 5,28 €

 

https://www.amazon.fr/Flamme-au-dessus-nuages-Lina-Scheffer/dp/B0DDWDKXX2

 

Le premier roman de Lina Scheffer, 15 ans, est captivant et intelligent. Lina a commencé à l’écrire à l’âge de 9 ans, dans sa chambre, pour elle.

Structuré avec un Prologue et un Épilogue, il s’articule en 19 chapitres très courts et qui tiennent le lecteur en haleine.

Pour la protagoniste, Flamme, la perte des parents et le vœu de revenir en arrière, de remonter le temps afin d’annuler, comme par magie, ce traumatisme, ouvre une réflexion sur la définition de ce roman.

Comme celui qui voit, Essai sur Dante, Jean-Charles Vegliante (par Valérie T. Bravaccio)

Ecrit par Valérie T. Bravaccio , le Jeudi, 21 Novembre 2024. , dans La Une CED, Les Chroniques, Les Livres, Essais

Comme celui qui voit, Essai sur Dante, Jean-Charles Vegliante, Editions Tarabuste, octobre 2024, 156 pages, 16 €

 

Dans le site Tarabuste, on peut lire que cette nouveauté éditoriale se réfère directement à Dante, « prénom célèbre dans le monde entier » (1), mais pas toujours lu. En effet, le sous-titre, Essai sur Dante, sert à diriger le lecteur vers l’œuvre de Dante Alighieri, et plus précisément au vers 58 du chant XXXIII du Paradis, troisième tome de La Commedia : « Qual è colüi che sognando vede », traduit par Vegliante en : « Comme est celui qui voit en rêvant […] » (2).

Puis l’éditeur précise que le long parcours de Dante, enfer-purgatoire-paradis, est particulier car il suit « la force du désir qui entraîne, persiste et pourrait être son ultime garant de vérité » (3). Il met en exergue la « force du désir », l’élan créatif du poète, la puissance de l’invention littéraire qui va l’aider à retrouver sa muse Beatrice, morte très jeune. Cette force du désir est d’ailleurs illustrée dès l’ouverture de l’Essai où l’on peut voir une illustration de Odilon Redon datant de 1914, représentant Dante et Béatrice réunis (une situation qui n’a jamais eu lieu dans la réalité) (4).

Retour à la source du Menteur de Corneille en passant par l’Italie (par Valérie T. Bravaccio)

Ecrit par Valérie T. Bravaccio , le Mercredi, 25 Septembre 2024. , dans La Une CED, Les Chroniques, Théâtre

 

Cette pièce de Corneille a été représentée de nombreuses fois depuis sa première mise en scène au théâtre du Marais à Paris en 1644 et, à « compter de 1680, la Comédie Française continue à faire représenter Le Menteur tout au long des XVIIIe et XIXe siècle avec un succès vraisemblablement jamais démenti » (1).

Elle a eu tellement de succès que le célèbre dramaturge italien Carlo Goldoni (1707-1793) (2), après l’avoir vue sur la scène parisienne, a écrit une pièce intitulée Il Bugiardo (3) (qui signifie en français « Le Menteur ») en 1750.

Lorsque l’on pense à la pièce de théâtre Le Menteur (1644), on ne peut s’empêcher de se souvenir de la déclaration de son auteur, Pierre Corneille (1606-1684) (4), à propos de l’origine de sa pièce : La Verdad sospechosa (La Vérité Suspecte) (5) écrite par l’espagnol Juan Ruiz de Alarcon (1581-1639) (6).

Dante Alighieri, Vie Nouvelle (information)

Ecrit par Valérie T. Bravaccio , le Mercredi, 08 Mai 2024. , dans La Une Livres, Les Livres

Dante Alighieri, Vie Nouvelle – bilingue italien / français - traduction de Jean-Charles Vegliante avec Marina Marietti & Cristiana Tullio Altan, puis le séminaire CIRCE, Editions Garnier, Classiques Jaunes, 159 pages, 14/02/2024, 10 €

https://classiques-garnier.com/vie-nouvelle-1.html

Au mois de février 2024 est sortie la deuxième édition d’un travail collectif extraordinaire. Si sa première édition chez Garnier remonte au mois de mars 2011, le début du travail collectif de traduction, toutefois, remonte bien plus en amont, en 2003 : nous étions en Italie, en Toscane, à Bellosguardo, un très beau quartier de Florence. Le groupe de recherche CIRCE du Professeur des Universités Jean-Charles Vegliante s’était retrouvé avec la spécialiste Marina Marietti, Professeure des Universités, également ensuite au Centre Censier à la Sorbonne-Nouvelle – Paris III, dans la petite salle 001 du CIRCE pendant plusieurs mois. Marina Marietti nous a malheureusement quittés ces jours-ci. Nous gardons en mémoire sa très grande rigueur scientifique et surtout son sourire des yeux quand nous parlions de Dante Alighieri et de son œuvre.

Valérie Bravaccio