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La poétique de Jean-Charles Vegliante (par Valérie T. Bravaccio)

Ecrit par Valérie T. Bravaccio le 18.05.22 dans La Une CED, Les Chroniques

La poétique de Jean-Charles Vegliante (par Valérie T. Bravaccio)

La publication des poésies de Vegliante a commencé pendant les années 1990-2000 avec Sonnets du petit pays entraîné vers le nord (Obsidiane, 1991), Les Oublies (Obsidiane, 1995), Rien commun (Boettcher, 1998, puis Belin, 2000) et a continué quinze ans après avec Urbanités (Le Lavoir St Martin, 2015), Où nul ne veut se tenir (La Lettre Volée, 2016) (1), Trois cahiers avec une chanson suivi de Source de la Loue (L’Atelier du Grand Tétras, 2020). Bien qu’il y ait une longue période sans publication de nouveaux recueils entre 2000 et 2015 (mais l’anthologie Nel lutto della luce, bilingue, Einaudi 2004, contient d’importants inédits), il n’y a pas de rupture (ou de tournant, évolution) poétique. En effet, comme nous allons le voir, la poétique de Vegliante est constante car dès le début, il a toujours tissé des liens entre ses recueils. Par exemple, en note de Rien Commun, il déclare avoir ajusté certains textes pour mieux les articuler avec ses recueils antérieurs (Sonnets du petit pays… et Les Oubliés) (2). Puis, récemment, en 2019, les articulations sont davantage importantes : Vegliante a enrichi d’une dizaine de nouveaux poèmes ses Sonnets du petit pays entraîné vers le nord (1991), en leur donnant aussi un titre plus long Sonnets du petit pays entraîné vers le nord et autres jurassiques (2019) (3).

Enfin, son hypersonnet intitulé Source de la Loue qui figurait déjà dans son recueil Rien commun (1998, 2000) est republié avec une augmentation significative du nombre de vers dans son nouveau recueil Trois cahiers avec une chanson… (2020) (4).

Tisser des liens entre de nouvelles poésies et des poésies écrites auparavant annonce un projet, publié depuis chez l’éditeur Tarabuste, et dont le titre est Fragments de la chasse au trésor (février 2021) (5). Il contient de nouvelles poésies mais surtout, et cela peut surprendre les lecteurs de Vegliante, une majorité de textes en prose. Fragments de la chasse au trésor a, en effet, une importante dimension diégétique (le narrateur la définit « nouvelle élégie », page 24), qui incite à faire des liens entre les différents chapitres ou paragraphes, rappelant l’aspect ludique de « la chasse au trésor ». Voire, elle incite à tisser des liens entre tous ses recueils afin de former « […] comme une tapisserie composite dont on n’aurait tissé […] que des fragments [pour une] remontée vers la fondation […] » (6). En effet, lorsqu’on lit Fragments de la chasse au trésor, on retrouve les thèmes chers à Vegliante déjà présents dans sa production antérieure (liens entre la poésie & la prose, la traduction, l’émigration & l’immigration, les transferts culturels, l’autobiographisme). Mais ce n’est pas tout. Le fait de tisser des liens entre les recueils forme un tissu narratif supplémentaire, beaucoup plus subtil, enfoui, caché. La lecture en est donc très particulière (7). Dès Sonnets du petit pays entraînés vers le nord, Vegliante précise en note que la lecture est une courtoisie, un don : « […] la chose (la lecture) […] » (8). Pour interpréter la relation entre la lecture et la chose, il faut aller sonder l’étymologie latine du mot RES, qui désigne non seulement un nom commun féminin « chose », mais aussi un pronom indéfini, « rien ».

Nous allons voir que les interprétations formelles sont intimement liées au message poétique (9). Cela peut se manifester par le souvenir « d’une forme fixe » (entre Les Oublies et Sonnets du petit pays…) (10). Mais aussi, par exemple, par la répétition du titre d’un recueil et d’un poème. C’est le cas pour le recueil Rien commun qui contient une poésie intitulée « Rien commun ». Le fait qu’un texte soit éponyme d’un recueil n’a rien de très original. Toutefois, la répétition du titre interroge et incite à sa relecture (11) :

 

Rien commun

L’aube est comme une grande piscine vide

où les bruits sont profonds ; on dirait que l’air

ce matin s’est lavé des dépôts humains –

tout ce que nos vies journellement infligent –

et bondissent de clairs atomes, stridences

de cuivres purs, ballets d’insectes détruits

d’où revenus, plongeons dans le fond d’un puits,

que l’écho prolonge, infime attrition de songe.

 

D’emblée, on imagine un espace (ici, une grande piscine vidée de son eau) d’où l’on peut entendre des « bruits profonds » apportés par « l’air » circulant dans cet espace vide, symbole de l’absence de personnes. L’intensité auditive est très contrastée, entre des « stridences de cuivres purs » (intensité élevée), et des « ballets d’insectes » (intensité quasi imperceptible). Puis, les mots « journellement » et « attrition » sont surprenants, ils attirent l’attention, ne passent pas inaperçus. En effet, l’adverbe de temps « journellement » est moins courant que son synonyme « quotidiennement ». Quant au substantif « attrition », il a, de nos jours, de nombreuses acceptions dans divers domaines (physique, économique, médical, linguistique, etc.). Comme il est difficile de trancher, il est préférable de s’en remettre à son étymon, du latin ‘attritio’, qui signifie « frottement ». Et alors ? me direz-vous. Vegliante choisit le mot « journellement » pour une raison métrique  (« journellement » a 4 syllabes tandis que « quotidiennement » en a 5). Il participe à la construction d’un hendécasyllabe paroxytonique pour évoquer la tradition métrique italienne (endecasillabo piano) (12). Il y a donc un « frottement » entre deux traditions culturelles. Puis, l’on remarque plus subtilement que l’architecture du texte reproduit les contours externes d’un espace (le vers 1 et le dernier vers sont également des hendécasyllabes paroxytoniques « vide », « songe ») et que cet espace a un creux, situé au cœur de la composition (les vers 4 et 5 sont également des hendécasyllabes paroxytoniques « infligent », « stridences »). On pourrait même en proposer la visualisation en colorant les vers indiqués (en bleu foncé, les contours de l’espace, et en bleu clair, le creux) :

 

L’aube est comme une grande piscine vide

où les bruits sont profonds ; on dirait que l’air

ce matin s’est lavé des dépôts humains –

tout ce que nos vies journellement infligent –

et bondissent de clairs atomes, stridences

de cuivres purs, ballets d’insectes détruits

d’où revenus, plongeons dans le fond d’un puits,

que l’écho prolonge, infime attrition de songe.

 

On le voit clairement, la poésie fait ce qu’elle dit, la forme est intimement liée au message poétique. Il suffit que « la chose » soit observée aux différents niveaux de l’analyse. Ainsi, on peut envisager qu’au vers 7, le mot « plongeons » est endolinguistique car il désigne à la fois un substantif pluriel (des plongeons) et un impératif à la première personne du pluriel (plongeons), lequel invite le lecteur à se plonger dans l’analyse la plus profonde de la composition et qui va au delà de la simple observation de l’alternance des rimes « masculines » et « féminines » à la française, ou bien de correspondances rimiques aux vers 6-7 (les mots « détruits » et « puits » forment des rimes suivies) et des constructions de figures de rhétorique (l’épanadiplose phonique située au vers 3 « matin » – « humains ») (13).

Selon moi, la poésie « Rien commun » est un ‘exemplum’ qui ouvre la voie à la lecture de toutes les autres compositions qui peuvent avoir EN COMMUN le même type de méthodologie d’analyse. Lisons par exemple le quatrain tiré du recueil antérieur intitulé Les Oublies (p.39) :

 

Plonge, plonge et descends, tire

sur tes réserves, tu te souviens

sûrement, c’est ça l’apnée,

le cœur un peu embarde, un peu tarde.

 

La répétition de l’impératif à la première personne du singulier (« Plonge, plonge ») rappelle l’impératif à la première personne du pluriel (« plongeons ») lu dans la poésie « Rien commun ». Le quatrain mime la descente, la verticalité, qui symbolise l’analyse approfondie des mots et de la composition métrique. Ici aussi, on retrouve l’architecture des contours d’un espace (le premier et le dernier vers sont paroxytoniques « tire », « tarde ») qui est rassurant. La répétition « un peu » qui clôt la poésie ralentit et conforte le lecteur dans son interprétation de la répétition verticale « sûrement » et « sur tes » (lequel est phoniquement proche du mot sûreté – une ‘traduction de surface’), instaurant une relation de confiance entre le poète et le lecteur.

Les vers de la poésie intitulée « Expérience du rien » (Où nul ne veut se tenir, La lettre volée, 2016, p.29), sont, eux aussi, reliés par de puissants rejets, mimant la verticalité, et dont le message arrive au bout d’un processus :

 

Il y a ce silence, il y a tout ce

qu’on écrit comme un évitement distrait

de ce qui une fois a poussé à dire,

à choisir cette parenthèse où subsiste

ce qui est tu, qui vibre en voix essaimé.

 

Le message de cette poésie est centré sur le silence, voire l’indicible (« ce qui est tu »). La verticalité, montrée par la forme de la poésie « montre » aussi une plongée autre, rappelant le domaine de la psychanalyse où le patient cherche à interpréter son inconscient le plus enfoui. On pourrait relier ce message à un extrait tiré de Fragments de la chasse au trésor, lorsque le narrateur écrit qu’il a « Moins de souvenirs que s’il avait trois ans » (p.15). Certes, on reconnaît le célèbre titre d’une poésie de Charles Baudelaire J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans. Mais Vegliante va au delà de la dimension parodique de la citation. En effet, « ce qui est tu » pourrait être lié à l’absence évoquée dans « Rien Commun », mais comme elle est indéfinie, on pourrait se demander de quelle absence fondatrice il s’agit.

Dans Fragments de la chasse au trésor, le narrateur plonge souvent dans les souvenirs de son enfance. Toutefois, on dirait que ses souvenirs les plus enfouis ne commencent qu’à la période de sa scolarité en France jusqu’à l’adolescence. Par exemple, le lien avec la découverte de la lecture de Charles Baudelaire est situé dans le chapitre intitulé L’ÉCHAPPÉE BELLE (p.123). Le narrateur raconte que son instituteur lui avait demandé de recopier (en guise de punition) la poésie intitulée Correspondances :

« […] en plus des devoirs habituels qu’il fallait rattraper bien évidemment, ‘La nature est un temple où de vivants piliers…’ et qui décida peut-être alors d’une partie au moins de ses choix futurs ».

Ce souvenir d’enfance marque probablement le début de son intérêt pour la poésie, car il est décisif pour « une partie au moins de ses choix futurs ». Peut-être est-ce à ce moment-là qu’est née sa vocation de poète ?

Ou bien, ses souvenirs d’adolescent autour d’un dictionnaire précis, au chapitre n°4 intitulé ironiquement THE LAROUSSE puis évoqué à nouveau au chapitre n°6 intitulé LES MOTS. Vegliante a une affection particulière pour ce dictionnaire qu’il a toujours conservé près de lui, comme en témoigne le texte aux pages 59 et 62 :

« Il m’avait été offert par mon père, seul cadeau de lui non strictement utilitaire, dont je me souvienne, pour mon entrée en hypokhâgne à Lyon (ce devait être vers 1964) ». […] « Le dictionnaire est toujours là, sur ma table, enveloppé d’une feuille translucide en morceaux (feuilles de la Sibylle en effet). Je le photographie. C’est le Nouveau Larousse classique, ‘dictionnaire encyclopédique’. Il m’a fidèlement, et beaucoup servi. Ma langue (française) parfois un peu désuète – me dit-on – lui doit énormément et j’en suis fier. […] ».

Le narrateur précise qu’il s’agit de l’unique cadeau de son père. Puis, il écrit aussi ce qu’il fait (« je le photographie ») car la photographie de son dictionnaire est effectivement située à la page 82, juste avant l’ouverture du chapitre n°6. Dans celui-ci, il fait un rapprochement entre l’écriture poétique et la lecture du dictionnaire (page 85) :

« Dans l’énigme même, le sens caché, l’obscurité (poétique) parfois… comme dans ce Petit Larousse Classique, autrefois bleu, que m’avait offert mon père maçon – mais non inculte, loin de là – et que je rêvai aussitôt de lire entièrement, à la suite, page après page (défi absurde), sans rien sauter […] car les mots nus ne sont pas faits pour l’usage utile ».

L’écrivain Vegliante (poète et/ou narrateur) compare la lecture du « sens caché » d’une composition « (poétique) » avec la lecture de son dictionnaire « page après page », voire mot après mot, sans liens explicites apparents.

Ainsi, « ce qui est tu […] » est le sens caché, enfoui dans l’ensemble de ses compositions, en attente d’interprétation pour accéder au message poétique profond « […] qui vibre en voix essaimé ». Voire avant sa mise en langue (dernier recueil publié : Rauco in noi un linguaggio, 2021).

On peut penser que les souvenirs de la plus tendre enfance sont tellement enfouis dans l’inconscient qu’il est impossible de les sonder. C’est probablement la raison pour laquelle le narrateur écrit dans Fragments de la chasse au trésor qu’il a « Moins de souvenirs que s’il avait trois ans ». Mais ce qui est étonnant, c’est qu’il n’évoque, apparemment, aucun souvenir partagé avec sa mère. Incarnerait-elle l’absence comme l’indique le titre d’une poésie du recueil Rien commun, « Mère qui n’est » (p.85) ? On retrouve dans cette poésie de nombreux éléments poétiques analysés plus haut, comme s’il s’agissait d’un texte manifeste, métapoétique :

 

Mère qui n’est

 

Et voici, je comprends comme une pierre

en plein front (la surprise offusque l’en

dehors froid) : c’était le goût pour les pentes,

les mots de l’origine, du malheur

des dévalements, la dégradation

poursuivie dans les faciles manières

de dire, la question muette et l’art

oblique pour déchiffrer où remonte

l’étincelle enfouie sous le poème,

la pépite entrevue dont il s’enchante,

l’étymologie d’une autre naissance…

c’était ça, que dans le nom nul ne met,

en croyant que jamais le nom ne tend

vers l’infini de son effacement.

 

Qu’es-tu devenue, Erika muée,

dans le miroir gothique où tu te noies –

sous Loue était le cours de tous ces ans ?

 

Les nombreux enjambements ou rejets miment le message poétique : « le goût pour les pentes » s’oppose aux « faciles manières de dire ». Ils dévoilent son sens caché : « l’art oblique pour déchiffrer où remonte l’étincelle enfouie sous le poème, la pépite entrevue dont il s’enchante, l’étymologie d’une autre naissance… », en effet.

L’écriture (et par conséquent la lecture) compense l’absence, voire elle réconforte tout en donnant du plaisir à créer (ou à rechercher) « l’étincelle enfouie sous le poème », « la pépite entrevue », comme dans le jeu de la chasse au trésor.

 

Valérie T. Bravaccio

 

(1) Prix Hérédia en 2018 https://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2017/05/jean-charles-vegliante-o%C3%B9-nul-ne-veut-se-tenir-par-jo%C3%ABlle-gardes.html

(2) « Certains textes de ce recueil [Rien Commun], idéalement rattachés à ceux de Sonnets du petit pays (1991), […] n’ont guère été modifiés ici, sinon pour (et par) leur articulation avec Les Oublies, […] ». La note de Rien commun indique que certains textes ont paru d’abord en revue : « Lettre Internationale », « écritures » de Liège, « Le Mâche-Laurier », et dans un numéro spécial des « Langues Néo-Latines » à la mémoire de son rédacteur Patrice Bonhomme.

(3) https://www.lacauselitteraire.fr/sonnets-du-petit-pays-entraine-vers-le-nord-et-autres-jurassiques-jean-charles-vegliante-par-valerie-t-bravaccio

(4) https://poezibao.typepad.com/poezibao/2021/03/note-de-lecture-jean-charles-vegliante-trois-cahiers-avec-une-chanson-suivi-de-sources-de-la-loue-pa.html

(5) https://www.laboutiquedetarabuste.com/breves-rencontres-recits-poetiques.j/s412601p/Jean-Charles-VEGLIANTE-Fragments-de-la-chasse-au-tresor

(6) Extrait du rabat de la couverture de Vers l’Amont Dante, Poésies 1977-1983, L’Alphée, 1986. Ce tout premier recueil de Vegliante est une sorte d’entraînement à sa future traduction de l’œuvre entière de Dante Alighieri, La Commedia.

(7) Lorsque Vegliante précise en note dans sa première publication en 1998 de Rien Commun qu’il s’agit « d’un rare, provisoire et incomplet incunable que quelques amis connaissent », il n’invite pas les lecteurs à pointer les modifications lexicales avec sa deuxième publication en 2000, même si l’étude des comparaisons est toujours très intéressante car elle aide à nourrir la réflexion sur l’évolution poétique d’un auteur. Ici, on retient que c’est simplement le signe d’un échange permanent avec « quelques amis ».

(8) « […] la chose (la lecture) est assez rare pour que je veuille les remercier in fine. Un nouveau ‘pas de plus’ ». Ici, « chose » est anaphorique. Le ‘pas de plus’ entre en résonnance avec le sonnet intitulé « (POUR UN PAS DE PLUS) » qui clôt ce recueil. Et l’indication du « nord », qui apparaît dès le titre, est fréquemment utilisée dans ses poésies. Un regroupement des compositions contenant ce mot pourrait peut-être mener à son interprétation symbolique.

(9) Ainsi, à la fin de la première édition de Sonnets du petit pays entraîné vers le nord (Obsidiane, 1991), Vegliante déclare : « La rédaction définitive de Mouvements, mousses doit beaucoup à une observation critique de Patrice Bonhomme sur cette première publication. Quelques autres lecteurs m’ont aidé à laisser ma poésie filer vers le nord : […] ». On ne sait pas explicitement ce que Patrice Bonhomme et ce que les autres lecteurs ont dit à Vegliante. Toutefois, il est clair que la relation stimulante (observation critique) est importante et surtout qu’elle est nourrie d’échanges. La note renvoie à la revue de Michel Deguy « Po&sies », du printemps 1990, dans laquelle six sonnets ont été publiés.

(10) « Venu bien involontairement, par-dessus de nouveaux sonnets, après les Sonnets du petit pays entraîné vers le nord, ce recueil [Les Oublies] est aussi un livre de souvenirs – d’abord, celui d’une forme fixe […] ». La note indique que quelques extraits ont paru auparavant dans les revues « Po&sie », « Recueil », « Europe ». En effet, Les Oublies est structuré en 4 parties (dont chacune comporte 25 quatrains), suivies d’une partie intitulée Achéron, un ensemble de textes (100 vers) rappelant la forme fixe du sonnet. Ainsi, comme le sonnet, composé de deux quatrains et deux tercets – et le quatrain, est en soi aussi une forme fixe. Le titre de ce recueil se réfère à une friandise, une sorte de gaufrette. Elle évoque un souvenir d’enfance de type proustien.

(11) « Rien Commun » est une poésie de huit hendécasyllabes qui n’a guère été modifiée entre l’édition Boettcher 1998 (p.34) & l’édition Belin 2000 (p.49).

(12) L’accent tonique est placé sur l’avant-dernière syllabe du dernier mot du vers.

(13) Par exemple, l’épanadiplose phonique existe déjà dans Les Oublies, p.47 « plus fort que le bonheur sur vous plu » et elle est même déclinée grammaticalement « la grise terre humide qui la grise ».

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A propos du rédacteur

Valérie T. Bravaccio

 

Valérie T. Bravaccio est enseignante certifiée d’italien à l’académie de Versailles.

Elle est l’auteure d’une Thèse de doctorat sur le lyrisme de Edoardo Sanguineti (2007) et d’une Maîtrise sur la traduction en français des poésies de Giorgio Caproni (2001).

Elle a contribué à De la prose au cœur de la poésie (2007) entre autres sur Charles Baudelaire.