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The Sick Bag Song, Nick Cave (par Guy Donikian)

Ecrit par Guy Donikian , le Mercredi, 17 Juin 2026. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Arts, La Table Ronde

The Sick Bag Song, Nick Cave, Editions La Table Ronde, traduction de Serge Chauvin, parution 2 avril 2026, 188 pages, 20 euros. Edition: La Table Ronde


The sick bag song est tout d’abord un livre particulier, un objet littéraire devrait-on dire, puisqu’il s’articule en petits chapitres, chacun débutant par une photo de sac vomitoire, ce qui, à l’évidence ne peut que surprendre, mis à la disposition des voyageurs sur les lignes aériennes de l’Amérique du Nord. Ces sacs vomitoires ont servi au chanteur à écrire des textes durant les vols.

Nick Cave, avec les Bad Seeds qui l’accompagnent depuis toujours, est en tournée en Amérique du Nord. Nous sommes en 2014, la tournée durera plus de deux mois, conduisant le chanteur et le groupe de ville en ville. Et à chaque voyage, Nick Cave va griffonner sur ces fameux sacs des impressions, des textes de chansons, des notes parfois triviales comme d’autres seront plus lyriques, Ce sont aussi des visions qui seront écrites, dévastatrices, apocalyptiques, ou empreintes d’envolées extatiques.

Harmonica etc., Guillaume Decourt (par Guy Donikian)

Ecrit par Guy Donikian , le Jeudi, 14 Mai 2026. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Poésie, La Table Ronde

Harmonica etc., Guillaume Decourt, éditions la Table ronde, 159 pages parution mars 2026, 17 euros. Edition: La Table Ronde


Guillaume Decourt, poète, offre ici un recueil de textes poétiques d’une grande diversité. Si les textes sont courts, leur densité permet d’embrasser d’emblée les sujets, les lieux, les émotions que le poète suscite. Qu’il s’agisse de l’adultère, du film « L’armée des ombres » auquel il de réfère pour évoquer son père, ou d’une petite fille de Gitane, ou encore de Robert Mitchum, c’est pour chaque poème l’occasion de mêler une facture plutôt classique à des sujets très actuels, tout pouvant être traité avec une égale légèreté.

Parce que c’est ce qui s’exhale à la lecture des textes, une légèreté coupable d’une joie de vivre. Ainsi lit-on de Herbert von Karajan qu’il portait des baskets en raison de pieds douloureux :

« un glissando de flûte de hautbois de cor

S’entend comme il se doit avec des Adidas »

L’ivresse de la violence, Gabor Zoltan (par Guy Donikian)

Ecrit par Guy Donikian , le Lundi, 04 Mai 2026. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Pays de l'Est, Roman, Belfond

L’ivresse de la violence, Gabor Zoltan, Editions Belfond, parution 8 janvier 2026, 363 pages, 23 euros, traduit du hongrois par Thomas Sulmon Edition: Belfond


C’est là un premier roman qui nous plonge dans Budapest des années 40, plus précisément en 1944. Budapest est alors occupée par les nazis, et le chaos qui règne dans la capitale hongroise est exploité par les Croix-Fléchées et leurs miliciens qui vont faire régner la terreur dans la capitale.

Gabor Zoltan écrit ici son premier roman qui, et le titre est explicite, narre les exactions de ces miliciens qui semblent s’étourdir de violence gratuite et féroce ; une spirale qui voue celui qui s’y adonne à commettre le pire sans en prendre conscience. Et c’est la force des pages du roman que de nous donner à lire le pire commis par les Croix-Fléchées, une violence sans limite à l’égard des Juifs qui sont traqués dans la capitale, violences quotidiennes, évidemment gratuites, humiliantes, sans retenue aucune.

Les miliciens des Croix-Fléchées ont les coudées franches, les nazis leur ayant laissé le champ libre dans la capitale. Ces hommes, assoiffés de violence, de pouvoir, jurent de rendre la Hongrie aux Hongrois, et ils mettent leur cruauté au service de cette volonté qui n’est pas sans nous rappeler notre actualité.

Bâtards, JB Hanak (par Guy Donikian)

Ecrit par Guy Donikian , le Lundi, 06 Avril 2026. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Le Mot et le Reste

Bâtards, JB Hanak, Le mot et le reste, 250 pages, 21 euros, sortie 17 avril 2026 Edition: Le Mot et le Reste

 

« Enfin nous sommes au Japon. J’ai 26 ans, Fred 31. Ce pays nous obsède depuis toujours. Depuis qu’on fait de la scène, on a toujours crevé d’envie de venir jouer ici. »

Deux frères, partent en tournée au Japon. Ce sont des musiciens reconnus de la scène électro expérimentale. Le Japon qu’ils vont découvrir les étonne, les surprend, les effraie aussi. La musique, disparate, omniprésente les surprend d’emblée : « Quinze minutes de cacophonie, chaque rue hurle dans ses moindres recoins. Salle de jeux, restaurant, magasin, publicités, cinéma, bar… Chaque établissement diffuse sa propre musique, provoquant un zapping sonore constant. Des voix amplifiées fusent dans tous les sens. Les feux rouges et panneaux de signalisation diffusent tous leur propre mélodie. Des jingles et tocsins tournent en fond obsessionnel. » Ils découvrent un Japon où les signaux sonores agissent comme une empreinte mnémotechnique sur la population.

Sur la route de Janis Joplin, Jeanne-Martine Vacher (par Guy Donikian)

Ecrit par Guy Donikian , le Mercredi, 20 Août 2025. , dans La Une Livres, Les Livres, Arts, Recensions, Le Mot et le Reste

Sur la route de Janis Joplin, Jeanne-Martine Vacher, Editions Le mot et le reste, 418 pages, parution mai 2025, 29 euros. Edition: Le Mot et le Reste

 

« Ce que tu ressens trouvera sa forme », cette citation de Jack Kerouac est pour l’auteure Jeanne-Martine Vacher ce qui traduit bien sa passion pour Janis Joplin. Cet ouvrage est en effet consacré à la chanteuse originaire de Port Arthur dont la brève existence a marqué son époque, le féminisme et le rock !

Elle naît et grandit à Port Arthur, dans un Texas violent, raciste, et terriblement traditionnel. Janis Lyn Joplin voit le jour le 19 janvier 1943. Elle fut tout d’abord une élève tranquille, passionnée de dessin et de peinture. Sa famille l’entoure de toutes les attentions, sa mère Dorothy quitte son travail pour s’occuper d’elle. Elle lui enseigne les premiers rudiments de piano, lui apprend des chansons que la petite Janis chantera.