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Articles taggés avec: Chauché Philippe

Suite et fin des aventures de Sancho Panza, Andrés Trapiello (par Philippe Chauché)

Ecrit par Philippe Chauché , le Vendredi, 13 Décembre 2019. , dans Quai Voltaire (La Table Ronde), La Une Livres, Critiques, Les Livres, Espagne, Roman

Suite et fin des aventures de Sancho Panza, septembre 2019, trad. espagnol Serge Mestre, 464 pages, 24 € . Ecrivain(s): Andrés Trapiello Edition: Quai Voltaire (La Table Ronde)

 

« Telle fut la fin de l’ingénieux hidalgo de la Manche, dans un village dont Sidi Ahmed n’a pas voulu préciser le nom, pour que tous les bourgs et villages de la Manche se le disputent et se l’approprient, comme les sept villes de Grèce s’étaient disputé l’honneur d’avoir vu naître Homère », L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche (1).

« On aurait dit que celui-ci était un personnage à propos duquel on pouvait écrire non pas un ni deux, mais deux cents ouvrages, car ces évènements racontés par Sidi Hamed et traduits par Cervantès, qui se déroulaient lors des différentes sorties de don Quichotte, pouvaient encore être agrémentés de détails et complétés et enrichis de mille nuances qui transformaient le livre en une narration sans fin », Suite et fin des aventures de Sancho Panza.

Eloge des fantômes, Portraits, Jean-Michel Olivier (par Philippe Chauché)

Ecrit par Philippe Chauché , le Vendredi, 06 Décembre 2019. , dans La Une Livres, L'Âge d'Homme, Critiques, Les Livres, Essais

Eloge des fantômes, Portraits, Jean-Michel Olivier, octobre 2019, 200 pages, 22 € Edition: L'Âge d'Homme

 

« Pour un écrivain, Paris est peuplé de fantômes. Des fantômes familiers, silencieux, bienveillants. Nous sommes dans l’ancien hôtel particulier de Beaumarchais, où l’écrivain, musicien, homme d’affaires, mais aussi marchand d’armes et espion, aimait se réfugier quand les fâcheux le harcelaient » (Simone Gallimard).

Eloge des fantômes est un merveilleux livre, habité de fantômes admirés, rendus à la vie par la plume miraculeuse de Jean-Michel Olivier. Des portraits d’écrivains, de penseurs, d’éditeurs, de graveurs que l’auteur a croisés, longuement ou furtivement, et admirés. Des artistes devenus des amis d’un temps passé, des complices en lettres, et en art éphémère, dont il a partagé des instants de complicité, de travail, qu’il décrit comme l’on décrit un miracle, une visite, un éblouissement, mais aussi une profonde tristesse lorsqu’il apprend leur disparition.

Œuvres, Georges Duby en La Pléiade (par Philippe Chauché)

Ecrit par Philippe Chauché , le Jeudi, 14 Novembre 2019. , dans La Pléiade Gallimard, La Une Livres, Critiques, Les Livres, Histoire

Œuvres, Georges Duby, septembre 2019, 2080 pages, 65 € jusqu’au 31 mars 2020 Edition: La Pléiade Gallimard

 

« Aucun historien contemporain n’a été pareillement habité d’une réflexion sur la mémoire historique, sur sa position d’observateur, sur les sources et les archives. Aucun n’a su établir, entre le foyer de son travail, les XI° et XII° siècles, et le temps présent, une dialectique qui l’amena à déclarer, à l’instar de Michelet : “Je suis tout prêt à dire que ce que j’écris, c’est mon histoire” », Pierre Nora

« L’importance que Georges Duby a accordée à la valeur esthétique du discours historique a ouvert une voie stimulante, que nul après lui n’a osé emprunter aussi passionnément », Filipe Brandi

« Dans une poussière de canicule qui se lève, obscurcit tout et fait qu’on peine à se reconnaître, le crâne bourdonnant sous le heaume surchauffé, les yeux aveuglés par la sueur, ces joueurs de première catégorie entendent n’affronter que leurs pairs », Le Dimanche de Bouvines, La Victoire, Georges Duby

L’imitation de Bartleby, Julien Battesti (par Philippe Chauché)

Ecrit par Philippe Chauché , le Jeudi, 24 Octobre 2019. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Roman, Gallimard

L’imitation de Bartleby, Julien Battesti, octobre 2019, 128 pages, 12 € Edition: Gallimard

 

« Comment ne pas voir que chaque ouvrage théologique était un exemplaire de ce grand “livre sur rien” que les écrivains les plus ambitieux convoitaient ? Je n’ai jamais jugé utile de dire à mes professeurs que j’envisageais la théologie comme un genre littéraire car de la littérature, encore aujourd’hui, je n’attends pas moins que la résurrection et la vie éternelle ».

L’Imitation de Bartleby possède le pouvoir romanesque de faire se lever les morts du néant où on les a abandonnés. De faire entendre des voix, celle de Bartleby, le scribe de Melville, I would prefer not to, qui irrigue toujours les admirateurs de l’éblouissant aventurier de Manhattan et des îles du Pacifique. I would prefer not to, qui peut vouloir dire Je préférerais ne pas, Jean-Yves Lacroix, ou encore Je préférerais n’en rien faire, mais aussi J’aimerais mieux pas, sous le regard cette fois de Michèle Causse, l’autre voix que fait entendre Julien Battesti, l’écrivain inspiré. Une voix et un visage accompagnent ce roman, gracieusement composé. L’imitation de Bartleby est un roman visité, habité par Melville et Michèle Causse.

C’est là que j’ai vécu, Lionel Bourg / Le temps est à l’orage, Jérôme Lafargue (par Philippe Chauché)

Ecrit par Philippe Chauché , le Mardi, 15 Octobre 2019. , dans La Une Livres, Les Livres, Roman, Quidam Editeur

Edition: Quidam Editeur

 

C’est là que j’ai vécu, Lionel Bourg, Quidam éditeur, octobre 2019, 128 pages, 14 €

Le temps est à l’orage, Jérôme Lafargue, Quidam éditeur, septembre 2019, 176 pages, 18 €

 

« La géographie ne ment pas.

Elle énumère, élague, codifie, répertorie mais son vocabulaire, la dépression stéphanoise ne déroge pas à la règle, définit avec rigueur les paramètres psychosomatiques des paysages auxquels il adjoint la poésie la plus expressive » (C’est là que j’ai vécu).

C’est là que j’ai vécu, est à sa manière follement talentueuse, le roman de la destruction d’une ville, Saint-Etienne, où s’entend entre les lignes celle de Paris (1). Un livre romanesque et politique, où le passé ne passe pas dans la mémoire du narrateur, et où le présent s’emploie pourtant à l’effacer.