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Articles taggés avec: Chauché Philippe

Michel-Ange, Eugène Delacroix (par Philippe Chauché)

Ecrit par Philippe Chauché , le Mercredi, 26 Août 2026. , dans La Une Livres, Cette semaine, Les Livres, Critiques, Arts

Michel-Ange, Eugène Delacroix – L’œuvre et la vie d’Eugène Delacroix par Charles Baudelaire – Préface – Causerie murmurée à l’oreille des spectres – Gérald Duchemin – Editions Le Chat Rouge – 280 p. – 21 euros – 14 avril 2026.

 

« J’écris sur Michel-Ange : je sacrifie tout à Michel-Ange »

Eugène Delacroix – Journal 1822-1863 (1)

« Je ne connais pas de texte plus beau que le sien à propos de Michel-Ange, à part les pages irradiantes de sieur Henry Beyle, dit Stendhal, dans son Histoire de la peinture en Italie (1860). »

Causerie murmurée à l’oreille des spectres – Préface par Gérald Duchemin

« Eugène Delacroix était un curieux mélange de scepticisme, de politesse, de dandysme, de volonté ardente, de ruse, de despotisme, et enfin d’une espèce de bonté particulière et de tendresse modérée qui accompagne toujours le génie. »

L’œuvre et la vie d’Eugène Delacroix par Charles Baudelaire.

« Les ouvrages de Michel-Ange donnent incontestablement la sensation la plus épurée et la plus élevée qu’il soit possible d’éprouver par un art. »

« Ébloui de l’éclat d’un si grand génie, et regrettant d’en avoir donné une si faible idée, c’est bien à lui que nous devons appliquer ce qu’il disait lui-même de Dante dans ce vers :

« Quanto dirne si dee non si puo dire. »

« On ne dira jamais de lui tout ce qu’il faut en dire. »

Michel-Ange – Eugène Delacroix.

Alexandre Dumas en la Pléiade (par Philippe Chauché)

Ecrit par Philippe Chauché , le Mardi, 18 Août 2026. , dans La Une Livres, En Vitrine, La Pléiade Gallimard, Cette semaine, Les Livres, Critiques, Roman

Alexandre Dumas – La Reine Margot – La Dame de Monsoreau (I à III) (tome I) La Dame de Monsoreau (IV à V), Les Quarante-cinq – (tome II) - Editions de Sylvain Ledda – Bibliothèque de La Pléiade – Editions Gallimard – tome I : 1312 p. – 68 euros – tome 2 . Ecrivain(s): Alexandre Dumas Edition: La Pléiade Gallimard

 

« Mort à jamais ? Qui peut le dire ! » Il est difficile de se représenter comme un défunt celui dont la vitalité a stupéfié son siècle, celui dont Michelet écrivait qu’il était l’« une des forces de la Nature » et George Sand qu’il était « le génie de la vie ». Lui-même envisageait de pouvoir charmer la mort : « Elle me sera douce, disait-il, parce que je lui conterai une histoire. »

Album Alexandre DumasJulie Anselmini

Quelle belle manière inspirée d’entrer dans l’œuvre et la vie d’Alexandre Dumas ! Julie Anselmini nous offre une immersion de mots et d’images savantes et savoureuses, reprenant avec finesse ce qui fait le charme incomparable de Dumas, cet art de « conter des histoires », car sa vie et son œuvre sont une myriade d’histoires, que l’Histoire admire. La vie artistique, politique et amoureuse de Dumas est ici saisie avec la même allégresse qui irrigue les romans de l’écrivain que tout séduit et dont la réussite romanesque, est celle d’une légende, d’un monstre, au sens que l’on donnait au XVIe siècle à ce mot : un prodige, un miracle.

Les amours de George – Stéphane Guégan (par Philippe Chauché)

Ecrit par Philippe Chauché , le Jeudi, 25 Juin 2026. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Roman, Gallimard

Les amours de George – Stéphane Guégan – Gallimard – 176 p. – 19 euros – 07/05/26. Edition: Gallimard


« L’enfance s’en était allée. Ne restait qu’un trésor de souvenirs, et une poignée de fantômes. Revenue à Nohant, aux grands arbres du parc, aux chiens, aux chevaux et à ses anciens compagnons de jeu, autorisée à brader l’uniforme du couvent contre de pimpantes petites robes à la mode de la Restauration. Aurore s’étonnait de jouir autant des choses et des êtres dont le couvent l’avait coupée. »

Il y a 150 ans, le 8 juin 1876, disparaissait George Sand, à l’âge de 71 ans après avoir traversé le XIX° siècle avec passion, force et style. La passion, la force et le style fondent Les amours de George. Le corps est une affaire de langue, celui de George Sand se livre à ses amours, comme elle livre sa langue à ses romans, cette langue qui porte en son sein toute l’aventure du classicisme littéraire, voir et écrire, ne croire qu’en la justesse, la musique intérieure de la phrase, tout autant qu’en la force de l’étreinte, et ne jamais oublier l’attraction des fleurs.

Entretien avec un dévoyé ou De la philosophie considérée comme un dialogue – Clément Rosset – L’Éternel Incognito par Santiago Espinosa (par Philippe Chauché)

Ecrit par Philippe Chauché , le Jeudi, 28 Mai 2026. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Essais, Fata Morgana

Entretien avec un dévoyé ou De la philosophie considérée comme un dialogue – Clément Rosset – L’Éternel Incognito par Santiago Espinosa - Fata Morgana – 128 p. - 24 euros – 06/02/26. Edition: Fata Morgana

« A la prétendue identité profonde, qui se révèle n’être qu’un mirage, un fantôme, une illusion (on sait le goût de Rosset pour les chasser), notre philosophe oppose une identité réelle, d’est-à-dire multiple, inconsistante, flottante – superficielle.

Santiago Espinosa

« Lui. En effet. Je me suis souvent demandé comment la philosophie pouvait être une matière d’enseignement. Pour moi, la philosophie, c’est vivre tranquille et aimer boire. Je ne vois pas comment de telles choses pourraient s’enseigner.

MOI. Vous avez raison : je veux dire que votre définition de la philosophie est la bonne. C’est, en tout cas, aussi la mienne.

LUI. Vous m’étonnez. Si telle est votre philosophie, vous ne seriez pas penché sur votre livre, du matin au soir.

MOI. Il faut bien passer le temps, d’une manière ou d’une autre. »

Quelques questions à Santiago Espinosa (par Philippe Chauché)

Ecrit par Philippe Chauché , le Jeudi, 28 Mai 2026. , dans La Une CED, Entretiens, Les Dossiers


Philippe Chauché – La Cause Littéraire – Santiago Espinosa vous êtes agrégé de philosophie et lauréat de la Bourse Cioran du Centre National du Livre, ce qui a dû à l’époque en 2015, ravir Clément Rosset avec qui vous avez collaboré de nombreuses années. Comment s’est faite votre rencontre avec Clément Rosset, et en plus de Cioran et Schopenhauer, vos intérêts communs se portaient sur quels auteurs et quels philosophes ?

Santiago Espinosa — J’ai d’abord rencontré l’auteur Clément Rosset dans ses livres, que j’ai commencé à traduire en espagnol il y a une vingtaine d’années, puis, en 2007, j’ai fait connaissance avec la personne, avec qui j’ai noué une forte amitié qui dura jusqu’à sa disparition, en 2018. Plus que Schopenhauer, c’est Nietzsche qui m’a conduit à lire et apprécier ses livres, et c’est grâce à lui que j’ai lu Lucrèce, Pascal, Montaigne, Hume, sans compter les écrivains (Balzac, Roussel, Novarina, Aristophane), mais les musiciens faisaient partie aussi de notre univers commun (Bach, Mozart, Ravel, Debussy, Stravinsky). Du reste, Rosset — contrairement à ce que certains ont voulu voir chez lui — n’était pas du tout un pessimiste comme Schopenhauer et Cioran, mais un philosophe tragique, comme Nietzsche, ce qui est tout le contraire.