Identification

Articles taggés avec: du Crest Marie

Un Batman dans ta tête de David Léon

Ecrit par Marie du Crest , le Vendredi, 11 Avril 2014. , dans La Une CED, Documents, Les Dossiers

 

La baignoire de Matthieu

Onzième

 

A Hélène Soulié

 

Il est entré, côté jardin, je l’ai vu passer près de moi, inconnu encore. Il est jeune homme en short, en tee-shirt et il marche pieds-nus comme s’il allait vers une plage du nord. Tout est noir comme chaque fois au théâtre mais une flaque sur le plateau s’anime des reflets rouges et jaunes d’un soleil, d’une lumière de projecteur. Hélène Soulié a fermé la porte de la salle.

Trois ruptures, Rémi de Vos

Ecrit par Marie du Crest , le Mardi, 01 Avril 2014. , dans La Une Livres, Actes Sud/Papiers, Critiques, Les Livres, Théâtre

Trois ruptures, Actes Sud-Papiers, mars 2014, 80 pages, 12 € . Ecrivain(s): Rémi de Vos Edition: Actes Sud/Papiers

 

Concerto pour couple


La pièce de Rémi de Vos pourrait être le texte de trois pièces autonomes comme le laisse entendre d’une certaine façon la liste des personnages proposant une distribution avec trois comédiens féminins et masculins, avec son titre distinctif chaque fois : Sa chienne ; Pompier ; et Un enfant. A chaque titre correspond une fable.

Dans Sa chienne, il est question d’un repas succulent préparé par la femme, qui tourne mal puisque la femme annonce qu’elle veut quitter l’homme, lui expliquant qu’elle ne supportait plus sa chienne, Diva.

Dans la deuxième pièce, l’homme avoue à sa compagne qu’il est tombé amoureux du pompier Steve et que leur couple doit surmonter cette nouvelle situation.

Koltès dramaturge, Anne-Françoise Benhamou

Ecrit par Marie du Crest , le Mardi, 25 Mars 2014. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Essais, Théâtre, Les solitaires intempestifs

Koltès dramaturge, février 2014, 240 pages, 15 € . Ecrivain(s): Anne-Françoise Benhamou Edition: Les solitaires intempestifs

 

Retour à Koltès

Anne-Françoise Benhamou écrit, dans l’une de ses contributions réunies dans le volume Koltès dramaturge, que l’œuvre de ce dernier a connu une sorte de purgatoire après sa mort. Jean-Luc Lagarce, son cadet de dix ans, et la scène contemporaine d’une autre manière ont pour un temps oblitéré celui qui à partir de la fin des années soixante-dix et pendant les années quatre-vingt fut sans doute le plus important des dramaturges français, mis en scène par Patrice Chéreau, Peter Stein.

Il était donc temps de revenir à lui. La pièce Dans la solitude des champs de coton est-elle ainsi inscrite au programme d’admission du concours d’entrée à l’ENS, cette année. Diverses parutions viennent nourrir cette année éditoriale faste (Christophe Bident : Koltès, le sens du monde, ou François Bon : Pour Koltès, publiés aux Solitaires intempestifs). La disparition il y a quelques mois de Patrice Chéreau ajoute à la nécessité de comprendre le parcours de Koltès et de « son » metteur en scène, convoqué de manière émouvante dans le recueil d’Anne-Françoise Benhamou : elle reprend en effet un entretien qu’elle avait eu avec Chéreau et son assistant (de 1981 à 1988) Claude Stratz, mort en 2007, pendant les répétitions de Dans la solitude des champs de coton en 1995.

Entretien avec Manuel Ulloa-Colonia

Ecrit par Marie du Crest , le Dimanche, 16 Mars 2014. , dans La Une CED, Entretiens, Les Dossiers

 

 

Un Mexicain à Paris

 

Marie Du Crest : L’édition théâtrale en France a changé : les éditeurs de littérature générale ont délaissé la publication d’écritures théâtrales. Dans le même temps, la plupart des auteurs ne sont plus « écrivains » à quelques rares exceptions. Les comédiens, metteurs en scène, scénographes écrivent des pièces souvent pour les monter ou les jouer. Est-ce que votre maison fondée en 2004 avec le soutien du Centre culturel mexicain à Paris s’inscrit dans cette logique de spécialisation ?

Triptyque Escalante ou Les autres grecques

Ecrit par Marie du Crest , le Vendredi, 14 Mars 2014. , dans La Une Livres, Critiques, Amérique Latine, Les Livres, Théâtre

 

 

Les 3 pièces « grecques » de Ximena Escalante sont éditées en France aux éditions le Miroir qui fume

 

La Grèce est pour nous un berceau, celui de la tragédie. Ximena Escalante vient de bien plus loin, du Mexique, poursuivre la parole millénaire d’Euripide, de Sophocle ou d’Eschyle. Selon son propre aveu, elle aime la « matière » mythologique et tous ses possibles. Transformer, entremêler, ouvrir ce que tous les textes anciens, antiques ont dit d’essentiel : « la desolación amorosa, el amor, la pasión y la sexualidad y los conflictos entre allas ». Ses trois pièces (Fedra y otras griegas ; Andrómaca real et Electra despierta) à sujet grec et universel tissent un cycle des voix féminines : fille, sœur, mère, amante. Chaque conflit tragique pour X.