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Articles taggés avec: Donikian Guy

Rock West Coast, Steven Jezo-Vannier (par Guy Donikian)

Ecrit par Guy Donikian , le Mardi, 22 Septembre 2026. , dans La Une Livres, Cette semaine, Les Livres, Arts, Recensions, Le Mot et le Reste

Rock West Coast, Steven Jezo-Vannier, éditions le Mot et le Reste, 568 pages, parution 21 aout 2026, 32 euros. Edition: Le Mot et le Reste


L’ouvrage a été publié en 2014 et Le Mot et le Reste le réédite en 2026. Son objet, le rock sur la côte ouest des USA.

La Californie est pour l’auteur, Steven Jezo-Vannier le lieu où tant de révolutions, de fusions, d’innovations musicales virent le jour. Il nous rappelle donc en quelques lignes ce qui fit la richesse économiques de la région ; l’or tout d’abord , l’agriculture en raison d’un climat exceptionnel, puis évidemment le pétrole. Sans oublier que ce jeune état, créé en 1850, abolit l’esclavage, ce qui en fait une terre de tolérance. Hollywood va participer à la vision idyllique de la Californie et les musiciens vont trouver dans la région un terrain idéal pour la création musicale. Et ceci explique le succès de « California Dreamin » des Mamas et Papas qui exposent l’idée d’une Californie de rêve, avec surf, belles voitures, jolies filles et rock’n roll.

Mémoires d’outre-rock, Gilles Riberolles (par Guy Donikian)

Ecrit par Guy Donikian , le Mercredi, 26 Août 2026. , dans La Une Livres, Cette semaine, Les Livres, Recensions, Essais

Mémoires d’outre-rock, Gilles Riberolles, Éditions Frémeaux & Associés, 240 pages, parution février 2026, 19,50 euros.

 

Écrire sur la musique rock, malgré ce qu’en disait Frank Zappa, ce n’est pas seulement pour Gilles Riberolles relater des rencontres avec les musiciens, c’est donner à lire ce que cette musique contenait de révolte, d’appel à la liberté, à la vie en somme pour une génération qui se sera ingéniée à abattre les normes d’une société trop rigide, campée sur des principes à dépasser. De Iggy Pop à James Brown, en passant par Bowie ou les Stones, Gilles Riberolles nous montre « combien l’esthétique peut être puissance de vie et d’émancipation », parce qu’il s’agit bien d’esthétique, née d’une volonté farouche de vivre plus près de soi et des autres, d’être en communion avec le vivant pour le sublimer

Ainsi l’auteur narre-t-il sa rencontre avec Frank Zappa, et chez ce musicien atypique, la volonté d’une esthétique est franchement affirmée, tant sa musique était pensée, élaborée, tout en laissant le champ livre à l’improvisation, et la recherche pour ce musicien n’était pas un vain mot. « Zappa n’était pas un juke-box, il était un laboratoire. » Gilles Riberolles rappelle que Zappa n’était pas seulement musicien, (il aura sorti plus de soixante albums) puisqu’il « a réalisé plusieurs films dont le célèbre 200 motels. Il aura moqué l’Amérique réactionnaire et fait tomber des barrières. A sa manière unique il aura émancipé les esprits et enrichi la musique ». Il faut compter parmi ses fans un certain Vaclav Havel qui a invité le musicien à Prague en 1990.

The Sick Bag Song, Nick Cave (par Guy Donikian)

Ecrit par Guy Donikian , le Mercredi, 17 Juin 2026. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Arts, La Table Ronde

The Sick Bag Song, Nick Cave, Editions La Table Ronde, traduction de Serge Chauvin, parution 2 avril 2026, 188 pages, 20 euros. Edition: La Table Ronde


The sick bag song est tout d’abord un livre particulier, un objet littéraire devrait-on dire, puisqu’il s’articule en petits chapitres, chacun débutant par une photo de sac vomitoire, ce qui, à l’évidence ne peut que surprendre, mis à la disposition des voyageurs sur les lignes aériennes de l’Amérique du Nord. Ces sacs vomitoires ont servi au chanteur à écrire des textes durant les vols.

Nick Cave, avec les Bad Seeds qui l’accompagnent depuis toujours, est en tournée en Amérique du Nord. Nous sommes en 2014, la tournée durera plus de deux mois, conduisant le chanteur et le groupe de ville en ville. Et à chaque voyage, Nick Cave va griffonner sur ces fameux sacs des impressions, des textes de chansons, des notes parfois triviales comme d’autres seront plus lyriques, Ce sont aussi des visions qui seront écrites, dévastatrices, apocalyptiques, ou empreintes d’envolées extatiques.

Harmonica etc., Guillaume Decourt (par Guy Donikian)

Ecrit par Guy Donikian , le Jeudi, 14 Mai 2026. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Poésie, La Table Ronde

Harmonica etc., Guillaume Decourt, éditions la Table ronde, 159 pages parution mars 2026, 17 euros. Edition: La Table Ronde


Guillaume Decourt, poète, offre ici un recueil de textes poétiques d’une grande diversité. Si les textes sont courts, leur densité permet d’embrasser d’emblée les sujets, les lieux, les émotions que le poète suscite. Qu’il s’agisse de l’adultère, du film « L’armée des ombres » auquel il de réfère pour évoquer son père, ou d’une petite fille de Gitane, ou encore de Robert Mitchum, c’est pour chaque poème l’occasion de mêler une facture plutôt classique à des sujets très actuels, tout pouvant être traité avec une égale légèreté.

Parce que c’est ce qui s’exhale à la lecture des textes, une légèreté coupable d’une joie de vivre. Ainsi lit-on de Herbert von Karajan qu’il portait des baskets en raison de pieds douloureux :

« un glissando de flûte de hautbois de cor

S’entend comme il se doit avec des Adidas »

L’ivresse de la violence, Gabor Zoltan (par Guy Donikian)

Ecrit par Guy Donikian , le Lundi, 04 Mai 2026. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Pays de l'Est, Roman, Belfond

L’ivresse de la violence, Gabor Zoltan, Editions Belfond, parution 8 janvier 2026, 363 pages, 23 euros, traduit du hongrois par Thomas Sulmon Edition: Belfond


C’est là un premier roman qui nous plonge dans Budapest des années 40, plus précisément en 1944. Budapest est alors occupée par les nazis, et le chaos qui règne dans la capitale hongroise est exploité par les Croix-Fléchées et leurs miliciens qui vont faire régner la terreur dans la capitale.

Gabor Zoltan écrit ici son premier roman qui, et le titre est explicite, narre les exactions de ces miliciens qui semblent s’étourdir de violence gratuite et féroce ; une spirale qui voue celui qui s’y adonne à commettre le pire sans en prendre conscience. Et c’est la force des pages du roman que de nous donner à lire le pire commis par les Croix-Fléchées, une violence sans limite à l’égard des Juifs qui sont traqués dans la capitale, violences quotidiennes, évidemment gratuites, humiliantes, sans retenue aucune.

Les miliciens des Croix-Fléchées ont les coudées franches, les nazis leur ayant laissé le champ libre dans la capitale. Ces hommes, assoiffés de violence, de pouvoir, jurent de rendre la Hongrie aux Hongrois, et ils mettent leur cruauté au service de cette volonté qui n’est pas sans nous rappeler notre actualité.