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Stéphane Sangral - Le Je d’un poète… (par Claire-Neige Jaunet)

Ecrit par Claire-Neige Jaunet , le Lundi, 21 Janvier 2019. , dans La Une CED, Les Chroniques

 

C’est un Je interrogateur qui se met à l’œuvre dans chaque recueil de Stéphane Sangral. Un Jequi questionne et le monde et le moi, tout ce qui fait la dimension de l’univers où nous nous trouvons : nos émotions, notre pensée, ce que nous rêvons, ce que nous voyons et ce que nous entendons, ce que nous ne comprenons pas et que nous essayons d’ordonner pour échapper au non-sens. Le Je suis rencontre alors le Néant, le Rien, le Tout, le Temps, la Mort. La métaphore de la nuit, ou du labyrinthe, et parfois des nuages ou de la brume, disent la difficulté à démêler le chaos confus de la vie, tissé d’oppositions et de concomitances secrètes. La conscience s’aventure dans des itinéraires qui tracent des chemins en boucles ; seules les déclinaisons du cercle peuvent rendre compte du vertige qui saisit l’esprit explorant les filiations cachées et les impasses de la réflexion, des impasses en forme de béances sur l’infini des possibles.

Là où la nuit / tombe, Stéphane Sangral (par Claire-Neige Jaunet)

Ecrit par Claire-Neige Jaunet , le Lundi, 17 Décembre 2018. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Poésie, Editions Galilée

Là où la nuit / tombe, avril 2018, 109 pages, 12 € . Ecrivain(s): Stéphane Sangral Edition: Editions Galilée

 

Chaque soir la nuit tombe, où que l’on se trouve – où l’on se trouve : quoi de plus banal, naturel, anodin… que ce phénomène cosmique quotidien qui rythme notre vie et notre temps terrestre.

Anodin ? Pas lorsque Stéphane Sangral entre dans les heures nocturnes et s’aventure dans un enchaînement de séquences qui, ayant mis « la vie en panne », proposent une matière à déchirer : la nuit.

La nuit : un espace pour les mots qui portent en eux « le fond », l’avers du jour qui, lui, est « la forme » de notre existence. Des mots qui donnent une nouvelle couleur à la ville, à la vie, aux rêves, et cherchent le chemin à travers l’informe, en quête de certitudes entre vérité et mensonges, en quête de « vrais soi » – au prix de doutes et au risque de noyade : le Néant qui accapare tout guette le moi.