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Articles taggés avec: Zone Critique

Roland Barthes, Thiphaine Samoyault

Ecrit par Zone Critique , le Vendredi, 12 Juin 2015. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Biographie, Seuil

Roland Barthes, janvier 2015, 720 pages, 28 € . Ecrivain(s): Tiphaine Samoyault Edition: Seuil

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Si j’étais écrivain, et mort, comme j’aimerais que ma vie se réduisît, par les soins d’un biographe amical et désinvolte, à quelques détails, à quelques goûts, à quelques inflexions, disons des « biographèmes », écrit Barthes dans la préface de son Sade, Fourier, Loyola. Est-ce le cas de la biographie de Tiphaine Samoyault que les éditions du Seuil viennent de faire paraître ?

Roland Barthes est à présent « écrivain et mort ». Pour autant, la biographie de Tiphaine Samoyault n’est pas la biographie rêvée que l’écrivain appelle de ses vœux. Mais est-ce un tort ? Ce souhait que formule Roland Barthes suppose une présence quasi voyeuriste de la part d’un « ami » qui relèverait, tel un étrange mémorialiste, les petits détails de la vie de Roland Barthes. Et c’est à ce titre que l’on peut supposer que la biographie rêvée ne peut en fait peut-être se réaliser que dans l’écriture autobiographique. En effet, n’y a-t-il pas de biographe plus « amicale et désinvolte » que soi-même ?

La femme champagne

Ecrit par Zone Critique , le Vendredi, 24 Avril 2015. , dans La Une CED, Les Chroniques

 

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Premier article de notre série « Que vaut vraiment ? » consacré aujourd’hui à Amélie Nothomb : Zone Critique se propose de revenir sur quelques écrivains controversés, adulés par certains et haïs par d’autres, afin de retracer la généalogie de leurs œuvres et d’en déterminer les fils directeurs. Amélie Nothomb inaugure cette série et nous donne ainsi l’occasion de revenir sur son dernier roman, Pétronille.

Avec une régularité à faire pâlir d’envie plus d’un éditeur, Amélie Nothomb publie un roman chaque année. La fin du mois d’août voit ainsi paraître le nouveau cru de cette auteure belge depuis 1992. Il va sans dire qu’un rythme aussi soutenu de publications ne lui vaut pas que des louanges et que cette manie en agace plus d’un. Ce modus operandi amuse surtout la plupart de ses lecteurs qui s’interrogent sur la saveur du dernier Amélie Nothomb, comme on pourrait se poser la question à propos du beaujolais nouveau.

Que vaut vraiment Michel Houellebecq ?

Ecrit par Zone Critique , le Jeudi, 26 Février 2015. , dans La Une CED, Les Chroniques

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Et si on se demandait plutôt : Que veut vraiment Michel Houellebecq ? Provoquer, déranger, dégoûter ? Ce que guette Michel Houellebecq c’est notre réaction, chers lecteurs.

Alors, si on s’éloignait des termes « islamophobe, raciste, misogyne » et qu’on reprenait tout à zéro ?

Michel Houellebecq dépeint la société telle que nous la connaissons sans une once de vernis. Ou plutôt, la société que nous ne voulons pas connaître, celle de l’infâme et du désenchantement. Michel Houellebecq maîtrise l’art de la dualité en décrivant des situations quotidiennes, parfaitement identifiables par le lecteur, qui commence à éprouver une forme d’empathie. Puis, l’auteur se joue de cette identification en plaçant le lecteur assoupi dans une situation glauque, défiant tous les tabous de la société occidentale. L’engouement pour l’œuvre de Houellebecq s’explique ainsi par sa dimension cathartique. L’écrivain recherche une réaction violente chez le lecteur qui se voit purgé de toutes ses passions malsaines et destructrices.

Rendre à Sagan ce qui appartient à Sagan

Ecrit par Zone Critique , le Mercredi, 11 Février 2015. , dans La Une CED, Les Chroniques

 

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« Un drame amusant, c’est ça la vie non ? » Si Françoise Sagan s’est éteinte il y a dix ans jour pour jour, son mythe n’a jamais cessé de flamboyer. Plusieurs biographies, un biopic, une pièce de théâtre, des rééditions de ses œuvres et des articles continuent de faire vivre ce charmant petit monstre. Mais aujourd’hui que reste-t-il de Sagan ? Surtout des scandales et quelques anecdotes éclatantes qui nous font oublier que Sagan reste un des écrivains phares du XXème siècle.

Françoise Sagan est une icône. Mais malheureusement pour l’écrivain qu’elle est, ce ne sont pas ses livres, plus que savoureux pourtant, qui ont marqué le grand public mais plutôt son image de femme libérée. Je ne perdrai pas mon temps à raconter ses soirées enflammées à Saint-Tropez, ses coups d’amour, ses addictions, ses déboires avec la justice, sa passion pour les belles voitures et de son amitié avec François Mitterrand. Tout a déjà été dit. Profitons de cette page pour défendre l’écrivain.

La musique des illusions, Jean-Marc Moura

Ecrit par Zone Critique , le Vendredi, 23 Janvier 2015. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Roman, Albin Michel

La musique des illusions, mai 2014, 384 pages, 20,90 € . Ecrivain(s): Jean-Marc Moura Edition: Albin Michel

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Zone Critique revient sur le dernier roman de l’auteur d’Une légende de Bangkok, Jean-Marc Moura. A travers le récit de Franceska, jeune fille capable de chanter tous les sons du monde, La musique des illusions interroge la tension entre progrès et conservatisme.

La musique des illusions nous offre le récit de la vie de Franceska, jeune fille dotée d’une oreille absolue, et d’une capacité de reproduction sans limites, sauf peut-être celle du dernier souffle avant la mort. Elle chante tous les sons du monde : « Lentement, avec des soins infinis, elle fit résonner la vibration de l’espoir en une vie merveilleuse, le désir premier, immémorial, de se noyer dans la lumière éternelle. Sa voix gagnait en légèreté, s’envola par-dessus la foule, tournoyant sous la voûte. Personne ne s’y trompait, celle qui pouvait chanter ainsi s’adressait aux anges ». Elle, pleine d’envie de progrès et de compréhension face au monde et aux sciences, est confrontée dans sa campagne de la fin du dix-neuvième siècle à un conservatisme religieux incarné par le prêtre Alexis Cavelle.