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Pisser dans un violon, Collectif, Revue Squeeze

Ecrit par Ahmed Slama , le Mardi, 24 Janvier 2017. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Revues

Pisser dans un violon, Collectif, Revue Squeeze, 2016, 47 pages, gratuit

 

Pisser dans un violonCollectif, Revue Squeeze, 2016, 47 pages, gratuit, à trouver ici

 

Tous on pisse dans un violon

Une revue, pas n’importe laquelle de revue, Squeeze, qui compte aujourd’hui une bonne demi-douzaine d’années d’existence, la Revue Squeeze ; des nouvelles publiées par thème, un appel à texte lancé quelques mois avant la parution, vous pouvez toujours y tenter la chance de vos textes, le prochain thème, c’est Dylan, ce bon vieux Bob dont la nobelisation en a fait hurler plus d’un, et ça se pâme ensuite à la lecture de Villon, le troubadour vagabond, bref, Squeeze, c’est un bon nombre de nouvelles, toujours originales, toujours riches, exigeantes, à s’y pencher ! L’ensemble des numéros est ici, à télécharger gratuitement, choisissez le format qui vous sied : Pdf, Epub, Mobi.

Cours ton calibre, Nolwenn Euzen

Ecrit par Ahmed Slama , le Lundi, 16 Janvier 2017. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Poésie

Cours ton calibre, Nolwenn Euzen, éditions QazaQ, janvier 2016, 63 pages, 2,49 € . Ecrivain(s): Nolwenn Euzen

 

L’éclair d’Euzen

Cours ton calibre, recueil poétique de Nolwenn Euzen, c’est avec une écriture fine et riche, une syntaxe singulière que la poète nous mène dans le dédale d’une pensée toujours en mouvement. Publié en 2016 dans la jeune maison QazaQ, fondée par Jan Doets, maison qui vient de fêter sa première année…

Tout est dans le titre, Cours ton calibre, ces deux parties ; il y déjà dans le titre l’essentiel du recueil, d’abord le rythme binaire (Cours/Calibre), une syllabe d’un côté (cours), au-delà du tu, deux syllabes, calibre, avec ce ca ample qui déjà ralentit le rythme.

Cours ton Calibre, c’est une histoire de vitesses et de lenteurs, celles d’une écriture qui tantôt se fait vive, tantôt atténuée. Cours ton calibre est à ma manière mon « Connais-toi toi-même ». Dire tiré en avant, imprégné des écarts et des bosses », et c’est sur cette seconde phrase que nous tisserons notre propos, ces deux temps qui constituent l’essentiel du recueil.

Maison littéraire ; témoin d’une nouvelle ère

Ecrit par Ahmed Slama , le Mercredi, 27 Avril 2016. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

Un site cette fois-ci dans LittéWeb, un site gratuit, expérience littéraire inédite, toute empreinte de mystère, un mystère que l’on a voulu partager… entrez donc avec nous dans la maison témoin…

La maison[s]témoin, pages en constante évolution, gratuit

L’entrée du site :

Entrez, oui, entrez dans La maison[s]témoin, par ici, je vous en prie, c’est gratuit, visitez les limbes de cette maison inquiétante à l’agencement singulier, par où fait-on son entrée ? qu’importe, les sens de la visite sont multiples, expérience inédite comme seule le Web la permet. Il ne s’agit plus là de lire de manière linéaire, l’agencement global du texte est aléatoire…

L’adresse de la maison ? www.maisonstemoin.fr Page d’accueil, façade La maison[s]témoin, on est intrigué, ces couleurs sobres, vert, noir et blanc, notre regard reste collé, en haut trois onglets s’y dessinent, « nos/vos questions ? », « sens de la visite » et « Notre Agence »… on clique sur le premier, histoire de piocher quelques informations, des questions s’affichent avec le rituel « Qui sommes-nous ? » ; réponse : « La maison[s]témoin n’est pas un exercice de style ». Des réponses toutes négatives, la maison témoin se définit essentiellement par ce qu’elle n’est pas. Et déjà cette maison paradoxale de nous contredire car apparemment La maison[s]témoin n’est pas « gratuite », mais elle n’est pas « payante » non plus…

Cartographie réseau littéraire numérique 1, par Ahmed Slama

Ecrit par Ahmed Slama , le Mardi, 29 Mars 2016. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

Voyage dans la mémoire sensible…

Qu’est-ce que les mots ? simples supports de communications ? simples porteurs de significations ? outrepasser le sens premier des mots, parvenir aux sens qu’ils recèlent. Voyage sensible, concis, précis, déployé dans le style intime d’Anne Serre.

Anne Serre, Qu’est-ce qu’une femme, Emoticourt, 15 p. 2,49 €

 

Mémoire sensible :

Un texte d’une quinzaine de pages, à peine, Qu’est-ce qu’une femme ? un texte dont l’ambition reflète celle d’un Proust « …l’image étant le seul élément essentiel » nous dit Marcel, le narrateur de la Recherche, « la simplification qui consisterait à supprimer purement et simplement les personnages réels serait un perfectionnement décisif ». Et cet objectif, Anne Serre, autrice du magistral Petite table, sois mise !, y parvient, avec toujours cette écriture déployée par laquelle affleurent les sentiments et les sensations.

Numéro 35 de la Revue Rue Saint-Ambroise

Ecrit par Ahmed Slama , le Mardi, 18 Août 2015. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Revues

 

Il n’est pas facile, pour moi, d’écrire ces lignes, écrire au sujet du numéro d’une revue dans laquelle figure l’une de mes nouvelles. Je dirais, pour anticiper toute objection, que j’aurais écrit ces mêmes lignes si ma nouvelle n’y était pas, mais vous, vous ne me croiriez sûrement pas, mais bon, passons au sujet qui nous occupe : le numéro spécial concours de nouvelles 2015 de la revue Rue Saint Ambroise. Une revue déjà évoquée dans le site par Léon-Marc Lévy (http://www.lacauselitteraire.fr/revue-rue-saint-ambroise-n-28) et si je vous parle ici de ce numéro 35 – disponible depuis le 11 juin – c’est pour évoquer la palette très large de textes regroupés, leur qualité surtout. Une hétérogénéité avec pour mot d’ordre rigueur et concision dans l’écriture.

Ce numéro spécial s’ouvre sur la nouvelle de Nicolas Cariven, Visage des Grandes Plaines, une ode à l’instant présent, à toutes histoires que peut charrier la moindre de nos rencontres quotidiennes. Une nouvelle qui n’est pas sans nous rappeler la mémoire involontaire proustienne, ainsi le narrateur, seul dans sa voiture, y attend sa compagne et nous fait percevoir le monde par le filtre de ses sentiments, de sa mémoire.