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Cubaniya, Jaoudet Gassouma, par Nasser

Ecrit par Nasser , le Jeudi, 20 Septembre 2018. , dans La Une CED, Les Chroniques, Les Livres

Cubaniya, Jaoudet Gassouma, Chihab Éditions (Alger), avril 2017, 150 pages, 12 €

 

 

« Mais (1), bon sang de bon soir, comment font pour survivre tous ces millions de familles, soumis, d’abord à un interminable embargo américain et, depuis de nombreuses années, à toute sorte de pénuries, avec pour seul et unique chef d’accusation : coupables d’être cubains ? Du manque de produits de première nécessité, comme le lait, aux coupures fréquentes de l’électricité, en passant par les restrictions sur l’essence, ils vivent, certes aux cadences enivrantes de la samba et de la rumba, au soleil des tropiques, mais aussi au rythme, très particulier, celui-là, le rythme saccadé des innombrables privations. Si la Libretta (2) garantit un minimum de dignité, manger reste la préoccupation essentielle de la population. Sans carte de rationnement sur l’huile, le riz, le café… impossible de vivre »Cubaniya (3), titre fantaisiste du livre-reportage de Jaoudet Gassouma, journaliste algérien, aux multiples origines méditerranéennes (4), tente d’y apporter une réponse à la fois politique, poétique et allégorique.

L’homme de la rue, par Nasser

Ecrit par Nasser , le Lundi, 30 Avril 2018. , dans Nouvelles, La Une CED, Ecriture

 

– Le premier passant : Bonjour Monsieur, c’est pour une enquête sur l’homme de la rue.

– Le deuxième passant : Ah bon ?

– Le journaliste (ex-premier passant) : Comme elle doit paraître vraisemblable, on a choisi le micro-trottoir pour cerner les aspects les plus caractéristiques de sa personnalité, sa vraie nature, quoi.

– Un homme dans la rue (ex-deuxième passant) : Ah, la nature humaine et ses secrets… Philosophes, écrivains, scientifiques, libres penseurs, ils ont tous cru en découvrir les contours et rêvé d’en percer les mystères… recherches, de nuits blanches, que de boulot…

– C’est le mien aussi. Je suis reporter à Radio Trottoir, vous devez connaître, non ?

– Pas du tout, j’avoue mon ignorance.

– On le sait, c’est un secret pour personne. Vous n’y êtes pour rien, Monsieur. L’homme de la rue se sent peu et mal informé.

– Ça, je ne vous le fais pas dire (Le journaliste avait compris lire).