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Articles taggés avec: Michel Host

Carnets d’un fou, LI - Avril 2017, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Mercredi, 28 Juin 2017. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

« Son biographe nous raconte que lorsqu’il demanda à Jack Kerouac quel effet ça lui faisait d’être célèbre, celui-ci répondit : C’est comme de vieux journaux que le vent pousse dans Bleecker Street… »

Denis Grozdanovitch, Petit traité de désinvolture

 

#. Deux pages consacrées à Mme Christine Angot dans l’un des tout derniers Monde. Elle a progressé en expression orale, parvenant aujourd’hui à terminer sa phrase, si elle n’est pas trop longue. Elle est la médiocrité littéraire par définition, elle est donc partout encensée, exposée, mise en valeur. Tout est donc selon les règles de cette société.

#. À demi somnolent, j’apprends cette nuit, par la radio, que les implantations d’entreprises étrangères en France connaîtraient un regain significatif. Les investisseurs chinois décerneraient à nos ouvriers, techniciens et ingénieurs la palme de l’ingéniosité, de l’inventivité. Réjouissons-nous.

A propos de Sang tabou, Essai intime, social et culturel sur les règles, Camille Emmanuelle, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Mercredi, 21 Juin 2017. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

Un long chemin

Le sujet des règles féminines, hors sans doute les traités médicaux et la presse dite « féminine », n’est guère abordé dans l’édition courante, dans la littérature, les essais… sinon aux États-Unis semble-t-il. Depuis quelque temps, il l’est dans la presse quotidienne et hebdomadaire, notamment dans le quotidien Le Monde. Un tabou, effectivement, est en train de tomber. Tabou si évident qu’il est presque inutile de le souligner : le « secret » était jusqu’ici plutôt bien gardé dans les familles, auprès des enfants et souvent même des fillettes et des jeunes filles elles-mêmes, engendrant chez certaines la peur et la honte. Ne parlons pas des jeunes garçons ! Camille Emmanuelle voit ici un très regrettable retard culturel, une arriération, une perpétuation de l’ignorance et donc le terrain préparé pour les à-peu-près, les fables sur la mayonnaise qui tourne et le vin qui se changera en vinaigre… mais aussi pour la moquerie, la plaisanterie humiliante, la dénomination injurieuse, dénigrante, infériorisante, et, somme toute pour des propos relevant de la haine à peine masquée, de la pensée à son plus bas niveau, voire de la non-pensée.

Carnets d’un fou, L Mars 2017, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Vendredi, 19 Mai 2017. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

« Cette scène me hante. L’homme agonise. Le prêtre s’approche : – Souhaitez-vous, monsieur, partir avec les consolations de la religion ? La voix mourante : – Me croyez-vous, monsieur de La Calembredaine, assez faible pour n’oser affronter le néant ? »

Michel Le Maniak, Écrivain polonais

 

#. Deux pages consacrées à Mme Christine Angot dans l’un des tout derniers Monde. Elle n’est toujours rien, sinon sur la scène médiatique. On la veut quelque chose, c’est inouï eu égard à sa médiocrité. Elle parle toujours et encore d’elle-même. Avec elle, « un amour est forcément impossible ». Y compris, bien entendu, celui qui aurait échoué avec sa mère. Extraordinaire, non ! Elle serait l’« auteure » d’une dizaine de pièces… Qui l’avait remarqué ?

Le 1er/III

Trois saisons à Venise, Matthias Zschokke

Ecrit par Michel Host , le Mardi, 02 Mai 2017. , dans La Une Livres, Les Livres, Voyages, Critiques, Livres décortiqués, Récits, Langue allemande, Editions Zoe

Trois saisons à Venise, novembre 2016, trad. allemand Isabelle Rüf, 380 p. 22,50 € . Ecrivain(s): Matthias Zschokke Edition: Editions Zoe

« Je veux devenir comme ça : m’opposer au monde jusqu’à ce qu’il m’ait complètement laminé », Matthias Zchokke

 

L’escale de l’écrivain

Un exemple de l’impossibilité d’aller contre envieux et jaloux nous est apporté par l’écrivain suisse allemand, Matthias Zschokke. Dès l’ouverture de son dernier livre, Trois saisons à Venise, ceci : « Il n’avait pas de famille. Des amis, il ne lui en restait pas beaucoup non plus depuis que le bruit s’était répandu que la chance le favorisait d’une manière inquiétante. Il craignait que cette invitation à Venise soit considérée comme une preuve supplémentaire de cette chance supposée, ce qui inciterait ses dernières connaissances à rompre tout contact avec lui – “à se détourner de lui avec horreur” ». On reconnaît, dans cette « chance supposée », l’impossibilité d’admettre qu’il y eût à son origine quelques efforts, un peu de travail, voire un soupçon de talent. Bien des écrivains jamais invités à Venise se verront quelques points de ressemblance avec l’auteur de l’exceptionnel roman Max (voir ci-après), et le propos doit être brièvement développé.

Carnets d’un fou - XLIX, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Mercredi, 19 Avril 2017. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

« Quand on parle à quelqu’un d’argent, son visage change, et qu’y lit-on ? L’inquiétude. Je l’ai remarqué cent fois. On dirait qu’on touche aux sources mêmes de la vie » (Julien Green, Journal, 10 nov. 1967)

 

#. Menus amuse-gueules ou l’apéritif. Ce février 17 démarre en coup de vent.

§. Le chant du rossignol. La loi anticonstitutionnelle portée par Mme Rossignol, s’opposant à ma liberté de penser et de parler sur une seule question, mais essentielle – principe de vie ou principe de mort ? –, et consistant à ne m’autoriser que la seule approbation de la mort, vient d’être votée par l’immense majorité de nos députés, gauche, centre et droite réunis. On peut, avec eux, être assuré de la lâcheté la plus abjecte, au nom de leur réélection sous le masque du progressisme et de la défense des droits des femmes. Le « texte » est maintenant devant le Sénat, où la même hypocrite démagogie produira les mêmes effets. Il sera entériné, puis adopté par les deux chambres. Pots de chambre ! Chante Rossignol, chante !…