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Dérive, par Françoise Chapron

Ecrit par Françoise Chapron , le Mardi, 17 Janvier 2017. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

Des mauves du soir

Le soleil enivré,

Tremble dans le miroir

Des eaux ballotées.

 

Une barque chétive

Tangue près de la rive

La brume étend sa toile grise

La nuit enfile sa chemise.

Délire, par Françoise Chapron

Ecrit par Françoise Chapron , le Mercredi, 30 Novembre 2016. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

Sur l’eau noire passe ton fantôme

Ecume blanche d’un lit amer

Une senteur marine embaume

La chevelure de ta chimère.

 

Un rideau de pluie fine chiffonne,

La robe opaque de la nuit

Les ifs se penchent et frissonnent

Ils pleurent le temps qui s’enfuit.

Chronos, par Françoise Chapron

Ecrit par Françoise Chapron , le Lundi, 17 Octobre 2016. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

Un soupir de géant a fait trembler la terre

Le temps s’est arrêté, l’instant frémit

Le vent crépit le ciel d’un mur d’incertitude

L’oiseau lyre poursuit une ligne imaginaire.

 

Chien et loup grognent, ils se repaissent des nuages

Leurs crocs dans les nues sculptent des déchirures

Métronome inlassable le temps marche à l’aveugle

Les heures s’affolent, notes échappées d’un accord

Le Cri - Hommage à Edvard Munch

Ecrit par Françoise Chapron , le Jeudi, 12 Mars 2015. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

 

 

 

Il titube, frôle le garde fou

affolé, il serre les tempes

il divague, il délire, total flou

il glisse sur la fatale pente.

 

Il va sur un pied, ne sait où poser l’autre

rien ne bouge, sa bouche n’est que poussière

que le vent lui balance, dans laquelle il se vautre

qu’il recrache et qui revient lui brûler les paupières

L’orage

Ecrit par Françoise Chapron , le Samedi, 15 Novembre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

Leurs cols empesés étranglent les nuages

Ils agitent en vain de grands chapeaux noirs

Un vent lourd soulève mollement les feuillages

Il esquisse des formes dans les ombres du soir

 

L’air enrobe la terre de collantes moiteurs

L’orage approche, il gronde, il roule son tambour

Puis d’un claquement sec il gifle et secoue la torpeur

De la nature qui baille et s’éveille au bruit sourd