Identification

Articles taggés avec: Eric Dubois

Le complexe de l’écrivain (7), par Eric Dubois

Ecrit par Eric Dubois , le Jeudi, 05 Avril 2018. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

 

J’ai écrit une lettre à Christine Angot. Dans ma lettre, je lui ai demandé comment elle vivait depuis quelques années sa célébrité surtout depuis qu’elle passe à la Télé dans l’émission de Laurent Ruquier On n’est pas couchétous les samedi soir ou presque et qu’elle fait souvent le buzz quand elle clash avec certains invités. Puis, je lui ai demandé si elle pouvait m’aider, me donner des conseils en matière d’écriture et de roman et enfin je lui ai demandé ce qu’elle pensait de la poésie et des poètes. Je ne sais pas si elle va me répondre.

Le complexe de l’écrivain (6), par Eric Dubois

Ecrit par Eric Dubois , le Lundi, 26 Février 2018. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

Je suis rentré chez moi. Laure m’attendait.

 

– Alors ?

– Rien.

– Comment rien ?

– Des considérations générales … Rien de plus !

– Des considérations générales ? Comment ? C’est tout ? Mais tu es nul !

– Non.

– Moi, je dis que si !

– Si tu le dis !

Le complexe de l’écrivain (5), par Eric Dubois

Ecrit par Eric Dubois , le Mardi, 16 Janvier 2018. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

J’ai posté la lettre. Et j’ai attendu. Frédéric Beigbeder m’a répondu. On a pris rendez-vous au Bonaparte.

Voici notre entretien. Autour d’un crème pour moi et pour Frédéric, un cocktail (j’ai oublié le nom) dont il raffole.

– Bonjour Frédéric !

– Bonjour.

– Comment allez-vous ?

– Je vais bien. Et vous ?

Un long silence.

Le complexe de l’écrivain (4), par Eric Dubois

Ecrit par Eric Dubois , le Lundi, 27 Novembre 2017. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

Un poète est un pigeon malade. Un poète qui voudrait écrire un roman et qui n’y arrive pas. Je suis ce poète, je me reconnais dans ce pauvre volatile dont les teintes imitent les gris nuancés de la ville. Plus tard, dans la soirée, avide d’une réalité mercantile que j’abhorre, je demande à Laure les coordonnées de l’attachée de presse de Machin Chose. J’ai conscience que, n’ayant pas écrit de roman, il va m’être difficile de lui envoyer un tapuscrit.

– Et si je lui envoie un florilège de mes poèmes ?

– La maison d’édition publie des poètes déjà connus.

– Ok. Alors je vais écrire un roman.

– Et va voir Frédéric Beigbeder, il te conseillera.

– Je vais le déranger !

– Non. Ecris-lui.

Le complexe de l’écrivain (3), par Eric Dubois

Ecrit par Eric Dubois , le Mercredi, 18 Octobre 2017. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

Je rencontre souvent Éric Dubois, dans certains quartiers de Paris, comme Montparnasse ou Saint-Germain, il préfère la Rive gauche à la Rive droite, dit-il souvent, même si les quartiers bobos des 19e et 20e sont à la mode depuis quelque temps. Il me dit que son dernier récit, L’homme qui entendait des voix, est autobiographique et qu’il était paralysé par l’emploi du Je dans la première version du texte, au moment de sa rédaction, préférant un Il presque impersonnel aux affres de l’autofiction. Comme je le comprends ! On ne quitte pas la poésie comme ça ! C’est ce que je m’évertue à dire à Laure. Comme dans la peinture, je veux n’être qu’un petit maître en poésie et non un génie incompris du roman ! Je le dis d’autant plus que je suis encore assez jeune pour avoir de l’ambition, une ambition juste et mesurée. Éric Dubois, la cinquantaine, sait que pour lui, c’est fini, il aurait dû écrire le roman de sa génération, dans les années 90, c’est trop tard. Je lui dis que non, il peut encore prouver des choses dans ce domaine. Je quitte Éric Dubois pour aller sur l’autre rive, aller sous la Canopée du Forum des Halles, faire quelques courses, puis plus loin, visiter l’exposition David Hockney au Centre Pompidou. J’en reviens, ragaillardi par tant de talent pictural, de maîtrise absolue. Ce peintre révolutionne la peinture figurative des temps contemporains. C’est monstrueux tant de génie ! J’aurais dû être peintre ! Au lieu de me fourvoyer dans les mots !