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Articles taggés avec: Didier Ayres

J’étais à deux pas de la Ville Impériale (4/10)

Ecrit par Didier Ayres , le Jeudi, 25 Septembre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

 

 

Dans un jardin d’hiver, l’hiver


Que faire ? Oui, que faire ?

Regarde son allure.

C’est un bel objet.

Cela veut dire ?

Juste une heure.

Regarde-le à l’envers.

Un verre ?

Non ?

J’étais à deux pas de la Ville Impériale (3/10)

Ecrit par Didier Ayres , le Mercredi, 17 Septembre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

La symphonie fantastique


Le photographe de Vanity-Fair, comme s’il avait bu, comme s’il avait bu.

Embrassons-nous.

Une nuit.

C’est toujours dans le même sens.

Passe.

Donne.

Redonne.

C’est prohibé.

J’étais à deux pas de la Ville Impériale (2/10)

Ecrit par Didier Ayres , le Mardi, 09 Septembre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

Deux amis qui se ressemblent


Je sais.

On souffre.

Pour mourir ?

Non, de ne pas dormir.

Tu peux mourir à la suite d’un mauvais dosage.

Moi ?

C’est à cause du surdosage.

Un abus.

Non.

J’étais à deux pas de la Ville Impériale (1/10)

Ecrit par Didier Ayres , le Jeudi, 04 Septembre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

Texte pour le théâtre créé durant les manifestations à la mémoire de Bernard-Marie Koltès au printemps 2009 à Metz, résidence d’écriture rendue possible par la DRAC livre Lorraine et la ville de Metz.

 

-I-

La notoriété ?

Tu veux dire ?

Cette actrice ne mangeait pas et elle trinquait au gin une partie de la nuit.

Tu veux dire ?

Tu sais quelque chose ?

Alors, un baiser.

Non ?

Grand chœur vide des miroirs, Jacques Pautard, éd. Arfuyen

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 30 Août 2014. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

Narrer

Quelques propos sur Grand chœur vide des miroirs, de Jacques Pautard.

J’ai pris le temps pour écrire cette page, car la formule du poète du Grand chœur vide des miroirs est d’un principe complexe, que je voulais bien posséder pour rédiger ces lignes. Ainsi, comme il existe en peinture une conduite artistique plus propre à la ligne, au contour ou à la tâche, à la macule, il me semble que l’activité de la poésie est elle aussi bornée par l’art de la musique d’un côté, et celui de raconter de l’autre. Et les choses s’arrangent merveilleusement avec le Virgile de l’épopée, ou le Dante Alighieri des voyages en Enfer. Le texte de Jacques Pautard se trouve justement sur cette crête, cette interrogation. Et je dis cela à dessein, car je suis très touché par cette discussion : que doit narrer le poème, et faut-il que le poème raconte, relate ? C’est-à-dire, comment faire fonctionner le mode lyrique et le récit.